Kantari: "Pas de limites"

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Kantari: "Pas de limites"
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Leader surprise de Ligue 1, le Stade Brestois reste sur une série impressionnante de huit matches sans encaisser le moindre but. Pilier de la défense finistérienne, Ahmed Kantari est revenu pour nous sur les raisons de ce succès avant le déplacement de dimanche à Lille, pour lequel il sera toutefois suspendu. A 25 ans, le joueur formé au PSG semble complètement épanoui en Bretagne.

Leader surprise de Ligue 1, le Stade Brestois reste sur une série impressionnante de huit matches sans encaisser le moindre but. Pilier de la défense finistérienne, Ahmed Kantari est revenu pour nous sur les raisons de ce succès avant le déplacement de dimanche à Lille, pour lequel il sera toutefois suspendu. A 25 ans, le joueur formé au PSG semble complètement épanoui en Bretagne. Est-ce que vous vous attendiez à un tel début de saison ? Non, on ne s'attendait pas à être aussi bien classés et être leaders après onze journées. Ce qu'on voulait, c'était prendre quelques points et ne pas être à la traîne en championnat. L'une de votre grande force depuis le début de la saison, c'est la défense qui n'a plus encaissé le moindre but depuis 791 minutes. J'imagine que c'est une grosse satisfaction pour vous ? Oui, bien sûr. On n'est plus que satisfait. Ce qu'on fait défensivement, c'est quelque chose d'énorme. Huit matches sans prendre de buts ! C'est ce qui nous permet d'être dans la bonne partie du classement et puis, après, le talent offensif nous permet d'être leader aujourd'hui. L'effectif a finalement peu bougé depuis la montée en Ligue 2. Cela explique-t-il votre réussite ? Oui, énormément. La continuité, les automatismes que l'on a acquis, la connaissance que l'on a les un des autres explique la réussite que l'on a aujourd'hui. "Le coach a su instaurer une discipline, un cadre de jeu..." C'est notamment le cas en défense, où l'ossature est restée la même... Oui, avec Brou Apanga (forfait dimanche en raison d'une douleur au menisque) ça fait quelques années que l'on joue ensemble. Il y a aussi Steeve Elana derrière nous, Omar Daf nous avait rejoint la saison dernière, Brahim Ferradj aussi qui est là depuis un moment. Paul Baysse est arrivé cette saison, mais on s'entend très bien aussi. Il n'y a que Paul comme nouveau, sinon on se connaissait tous déjà très bien. Vous donnez en fait l'impression de bien vous entendre, ce qui explique peut-être en partie vos très bons résultats ? Oui, on s'entend tous très bien sur et en dehors du terrain et cette solidarité nous permet de faire bloc dans les moments difficiles. Quelle est la part de responsabilité de votre entraîneur Alex Dupont dans cette réussite ? Il semble en fait avoir réussi à fédérer le groupe autour de son projet. Le coach a bien sûr apporté sa pierre à l'édifice. Il a su instaurer une discipline, mettre en place un cadre de jeu, créer une ambiance, qui nous permettent d'être performants. "J'ai gagné en confiance et en maturité" Après Bordeaux et Saint-Etienne, c'est un nouveau gros match qui vous attend dimanche à Lille. Comment l'abordez-vous ? Ça va être très, très difficile, car ils ont une puissance offensive impressionnante. Maintenant, on sait qu'ils sont dans une période un peu délicate (trois matches sans victoire) et qu'ils auront à coeur de se racheter à domicile et de prendre les trois points. Comme depuis le début de saison, on va essayer de ne pas trop se focaliser sur l'adversaire mais plutôt se concentrer sur nous et essayer de faire les choses que l'ont fait bien. Vous êtes vous fixé de nouveaux objectifs après ce départ canon ? Non, nos ambitions restent les mêmes. C'est d'abord le maintien. Après, on verra où on se situe et à quelle période on arrive à obtenir le maintien. Mais le but premier est de rester en Ligue 1. Aujourd'hui, on a fait la moitié du chemin. Le jour où notre maintien sera assuré, on n'arrêtera pas de jouer pour autant. On pourra alors redéfinir d'autres objectifs. Mais c'est vrai que l'on ne se fixe pas de limites. Sur un plan personnel, vous semblez vous être épanoui en Bretagne ? Effectivement, l'air breton me fait du bien...(rires) C'est vrai que depuis que je suis arrivé ici (en janvier 2008) j'ai beaucoup progressé, gagné en confiance et en maturité. Tout ça grâce à une seule chose, c'est que j'ai du temps de jeu par rapport aux clubs précédents où j'étais (le PSG puis Strasbourg). Ça me permet d'être en confiance et de pouvoir m'exprimer sans retenue.