Jouanno ne veut plus des mutins

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Jouanno ne veut plus des mutins
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"Indépendamment de leurs qualités, qu'ils reviennent serait inadmissible !" Chantal Jouanno, la ministre des Sports, est catégorique. Alors que Fernand Duchaussoy, le président de la Fédération française de football, évoquait vendredi le retour éventuel de Patrice Evra en équipe de France, l'intéressée monte au créneau dans les colonnes de L'Equipe, ce samedi, pour clamer sa désapprobation.

"Indépendamment de leurs qualités, qu'ils reviennent serait inadmissible !" Chantal Jouanno, la ministre des Sports, est catégorique. Alors que Fernand Duchaussoy, le président de la Fédération française de football, évoquait vendredi le retour éventuel de Patrice Evra en équipe de France, l'intéressée monte au créneau dans les colonnes de L'Equipe, ce samedi, pour clamer sa désapprobation. Ils ont purgé leur sanction pour la plupart, mais au regard de la ministre des Sports, Nicolas Anelka, Patrice Evra, Franck Ribéry, voire Jérémy Toulalan demeurent indésirables en équipe de France. "Je ne comprends pas qu'on laisse entendre que les meneurs de la fronde en Afrique du Sud puissent être réintégrés", s'indigne-t-elle ce samedi dans les pages du quotidien sportif L'Equipe, faisant référence à la fameuse mutinerie de Knysna et ce fameux épisode du bus qui avait jeté l'opprobre sur les Bleus, l'été dernier, lors de la Coupe du monde 2010. Vendredi, le président de la Fédération française de football (FFF), Fernand Duchaussoy, avait rappelé que la porte de l'équipe de France était de nouveau ouverte pour Patrice Evra, capitaine des Tricolores en Afrique du Sud sanctionné de cinq matches de suspension - tous égrainés à ce jour. "Il a purgé sa peine, avait-il expliqué. Si l'entraîneur juge qu'il en a besoin, il le reprend. Il n'y a pas de double peine. Cela n'existe pas dans le football." Et le patron de la FFF de souligner: "Je pense que si Franck (Ribéry, ndlr) n'avait pas été blessé, il aurait probablement été sélectionné aussi après ses trois matches de suspension." Jouanno: "Qu'ils reviennent serait inadmissible" Cet angélisme, Chantal Jouanno ne le partage pas, alors que Patrice Evra et Jérémy Toulalan auraient reçu une pré-convocation pour le match amical qui opposera le 9 février prochain la France et le Brésil. "Indépendamment de leurs qualités, qu'ils reviennent serait inadmissible. On ne peut pas faire honte à la France et prétendre ensuite rejouer en équipe de France", martèle-t-elle. "Je n'ai rien contre Evra, mais en tant que joueur de l'équipe de France, et surtout capitaine, il n'a pas défendu les valeurs du sport qui sont aussi celles de la République. Ce serait une énorme erreur d'oublier ce qui s'est passé." Avançant du reste pour argument la baisse de 8% du nombre des licenciés recensés à la FFF depuis le 30 juin dernier - une perte d'environ 1,9 million de personnes confirmée la veille par le président Duchaussoy - la ministre des Sports déplore enfin la limite de ses moyens en la matière. "A part dénoncer, je ne peux rien faire", concède-t-elle. Cet été, Joseph Blatter, le président de la Fédération internationale de football (Fifa), avait menacé la France de sanction, recadrant alors une Roselyne Bachelot coupable d'"ingérence politique" à ses yeux. "Le foot doit rester entre les mains de la Fédération française", avait-il claironné. Le dernier mot reviendra donc à Laurent Blanc, dès jeudi prochain...