Jordan, nouveau propriétaire

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Jordan, nouveau propriétaire
@ Reuters
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NBA - Le plus grand joueur de tous les temps est propriétaire des Bobcats.

NBA - Le plus grand joueur de tous les temps est propriétaire des Bobcats. "J'ai été critiqué tout au long de ma carrière. Et à chaque fois, cela a été une source de motivation". Du Michael Jordan dans le texte. Désormais officiellement propriétaire des Charlotte Bobcats, "His Airness" a donné sa première conférence de presse officielle, jeudi, et a prouvé qu'il n'avait rien perdu de son instinct carnassier et de son ambition sans limite. Pour sa passation de pouvoir avec Bob Johnson, premier propriétaire noir de l'histoire des sports américains, l'ancien Bulls devient de son côté le premier joueur à devenir propriétaire. Un titre honorifique, "c'est secondaire", qui lui aura tout de même coûté la somme de 275 millions de dollars, ajoutés à une dette de 150 millions de dollars à éponger, auxquels devraient s'ajouter 30 millions de plus en fin de saison. Une mission donc bien délicate pour le plus grand joueur de tous les temps, qui promet de désormais "se retrousser les manches" pour assurer la réussite d'une franchise située dans une région qui lui tien à coeur: la Caroline du Nord, terre de sa jeunesse et des premières lignes de sa légende et ce titre NCAA décroché avec les Tar Heels il y a désormais 28 ans, en 1982. Celui qui a tout gagné en tant que joueur et révolutionner le jeu à lui tout seul se voit désormais offrir une mission d'une toute autre ampleur. Mais celui qui était critiqué pour son manque de présence depuis 2006 en tant qu'actionnaire minoritaire a promis d'être désormais beaucoup plus présent : "Comment ne pas le faire alors que je possède désormais 80% de l'équipe ?". "J'aimerais savoir où cette imagination peut nous mener" L'homme aux six titres NBA a donc pour ambition de faire grandir une franchise, âgée d'à peine six ans, et qui n'a pas encore connu les play-offs. "Nous somme capables de battre les Lakers, on peut battre Cleveland chez eux, pareil pour Orlando, et ces soirs là, l'imagination peut devenir sauvage. J'aimerais savoir où cette imagination peut nous mener", explique ainsi un Jordan dont les décisions n'ont pas toujours été couronnées de succès dans le passé. Ainsi, si Washington grogne encore d'avoir dû gaspiller un premier choix de draft sur le laborieux Kwame Brown, Charlotte n'est pas en reste avec celui d'Adam Morrison en n°3, où le choix de l'inexpérimenté Sam Vincent comme coach en 2007. Cependant, c'est aussi "MJ" qui a mis en place Larry Brown et réalisé quelques trades judicieux dernièrement avec notamment l'arrivée de Stephen Jackson. Des choix qui permettent à Boris Diaw et sa bande d'avoir d'ores et déjà égaler le record de victoires du club (35) et de légitiment viser les play-offs. Si le sportif est sur la bonne voie, Sa Majesté aura tout de même du pain sur la planche, et ce dès son arrivée. Hormis les problèmes financiers et le manque de visibilité de l'équipe sur un terreau majoritairement universitaire, deux dossiers devraient occuper ses nuits. Le premier sera le nom de la franchise. De plus en plus de voix réclament un changement, une décision qui coûterait 10 millions de dollars et au moins deux ans, et Jordan a assuré qu'il le ferait: "Si je m'aperçois que la communauté le veut vraiment, alors oui, je le ferai". Enfin, alors que Larry Brown a formé une équipe consistante, ce dernier est annoncé du côté des Clippers et de Philadelphie, où vit encore sa femme. "Je ne veux pas qu'il parte, mais je ne peux pas tout contrôler et je peux comprendre les problèmes avec sa femme, et ce qui doit être le mieux pour sa famille", a ainsi reconnu un Jordan humain et décontracté, mais bien décidé à ouvrir, et réussir, une nouvelle ère dans sa carrière.