Jones prête à rebondir

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Jones prête à rebondir
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ATHLETISME - Après six mois passé en prison en 2008, la sprinteuse Marion Jones souhaite se reconvertir dans le basket, sport de ses débuts.

Alors que sa carrière de sprinteuse a été brisée après la révélation de son implication dans le scandale de dopage du laboratoire Balco, Marion Jones, qui a dû purger six mois de prison en 2008 pour cette affaire, souhaite à présent se tourner vers le basket. Un véritable retour aux sources pour l'Américaine de 34 ans qui espère intégrer le championnat américain en 2010.Tony Parker l'a peut-être croisée. Depuis le mois d'octobre, Marion Jones travaille avec le staff des San Antonio Silver Stars afin de retrouver une condition physique et technique à la pratique du basket-ball. C'est au Complex Antioch Community Sports situé à l'est de la ville texane que l'ancienne vedette du sprint mondial a annoncé lundi sa ferme volonté d'intégrer une franchise de la WNBA dans le courant 2010, rapporte le New York Times, après peut-être un passage en Europe. Le quotidien révèle également que Marion Jones a été contactée en mai dernier par une personne de la NBA qui lui demandait si elle était intéressée par la WNBA. "Oui, bien sûr !", avait-elle alors répondu.A 34 ans, le pari est peut-être un peu osé mais loin d'être impossible. Celle qui a passé six mois en prison en 2008 pour avoir menti à la justice américaine dans l'affaire du laboratoire Balco, a pratiqué le basket avant de se lancer à fond dans l'athlétisme. Et à un niveau prometteur. Meneuse de jeu à l'Université de Caroline du Nord, Marion Jones contribua à la belle série de l'équipe lors de l'exercice 1993-94 qui établissait alors un record national avec 33 victoires pour 2 défaites dans la saison."J'ai profondément déçu"Si elle n'a plus disputé de compétition depuis 1995, la première athlète à avoir remporté cinq médailles lors des mêmes olympiades en 2000, possède, a priori, une réelle envie de reconnaissance. "C'est important pour les gens de savoir que l'on peut faire des erreurs dans sa vie mais c'est ce que vous faites après ça qui reste dans la mémoire des gens, déclarait-elle au New York Times, Les gens me faisaient confiance, m'écoutaient, j'étais une référence pour eux et je les ai profondément déçus et il faut beaucoup de temps parfois pour pardonner"Déchue de ses médailles il y a deux ans par le Comité international olympique, Marion Jones va donc tenter de commencer une nouvelle vie, "d'avoir une seconde chance". L'heure de la rédemption a peut-être sonné