Jeannie Longo : "je survis"

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Jeannie Longo : "je survis"
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CYCLISME - La Française, enferrée dans une affaire de dopage, s'est exprimée, jeudi, à Grenoble.

En plus de trente ans de sa longue carrière, Jeannie Longo n'avait jamais connu une période aussi sombre. Mise en cause dans une affaire de manquement aux règles antidopage, elle a dû également faire face à la suspension de son mari et entraîneur, Patrice Ciprelli, et, sur un plan personnel, au décès de son père, qui l'a contrainte à déclarer forfait pour les Mondiaux de Copenhague, les 20 et 24 septembre dernier.

Durant ce mois et demi difficile, la multiple championne de France ne s'était exprimée que dans un court communiqué, à l'exception de sa réaction à l'arrivée du Chrono des Herbiers, le 16 octobre dernier. Jeudi, à l'occasion de l'ouverture de Six Jours de Grenoble, dont elle est la marraine, elle est revenue plus longuement, et pour la première fois, sur ces derniers jours très compliqués.

"Malgré les virus ambiants, je survis. J'ai passé une période très douloureuse, surtout personnellement par rapport à mon papa. Moralement, j'encaisse encore, je suis encore triste. Mais ça va, il fait encore beau, la vie continue", a confiéJeannie Longo. La cycliste tricolore, qui a été élue au printemps sportive préférée des Français, a assuré ne "pas passer un jour sans avoir de messages de soutien". "Il y a des moments plus difficiles que d'autres. Toute seule on ne peut pas y arriver. Heureusement que j'ai un soutien populaire."

"Une première étape avant de gagner la suite"

Jeannie Longo fait actuellement l'objet d'une enquête de la commission de discipline de la Fédération française de cyclisme (FFC) pour défaut de localisation, procédure qui oblige les coureurs à être repérable pour des contrôles antidopage inopinés.

Soupçonné d'achats d'EPO sur Internet, son mari, Patrice Ciprelli, a, lui, vu sa suspension levée par le tribunal administratif de Grenoble, mercredi. Le juge administratif a estimé qu'il existait un "doute sérieux" quant à la légalité de la décision de la FFC, prise à la suite de la parution d'un article dans le quotidien L'Equipe.

Jeannie Longo espère que cette victoire juridique en annonce d'autres. "C'est très bien pour mon mari. C'est une première étape avant de gagner la suite", a-t-elle affirmé, combative. La suite, la championne de France du contre-la-montre continue de l'envisager sur un vélo. Interrogée sur les prochains Jeux olympiques de 2012, à Londres, elle a précisé qu'elle était "allée reconnaître la route et le contre-la-montre".

"Je n'ai pas été affolée par la route mais le contre-la-montre me convient bien dans mes capacités (...) Mais c'est un peu prématuré pour en parler", a conclu Jeannie Longo. Championne olympique à Atlanta, en 1996, elle espère conclure sa carrière sur un ultime coup d'éclat, l'été prochain. Mais, pour cela, il va falloir sortir indemne d'un hiver qui s'annonce rude sur le plan juridique...