James: "Toulon ? Un bon souvenir"

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James: "Toulon ? Un bon souvenir"
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Pourtant délesté de sa charge de buteur au profit de Morgan Parra, Brock James avait été l'un des héros de la demi-finale la saison dernière contre Toulon en réussissant un drop de plus de 50 mètres. Mais l'ouvreur australien a tiré un trait sur ce drop, comme sur le titre de champion de France, à l'heure de retrouver les Varois vendredi en ouverture de la 20e journée de Top 14.

Pourtant délesté de sa charge de buteur au profit de Morgan Parra, Brock James avait été l'un des héros de la demi-finale la saison dernière contre Toulon en réussissant un drop de plus de 50 mètres. Mais l'ouvreur australien a tiré un trait sur ce drop, comme sur le titre de champion de France, à l'heure de retrouver les Varois vendredi en ouverture de la 20e journée de Top 14. Brock, gardez-vous un bon souvenir de cette équipe de Toulon ? Si vous pensez à la demi-finale de l'année dernière, oui. Gagner un match comme celui-là pour se qualifier pour la finale, c'est un bon souvenir. Vous parle-t-on encore de ce drop de plus de 50 mètres réussi lors de la prolongation ? Non (sourire). C'est un drop que j'ai réussi dans le moment, un fait de match. Je n'y pense plus trop. On avait fait 100 très bonnes minutes contre Toulon lors de ce match. C'est surtout ça, plus que mon drop, qui m'a donné confiance pour la finale. Vous sortiez d'une période difficile, avec la perte de la responsabilité de buteur. Avez-vous accepté facilement cette décision ? Quand on est remplacé par Morgan (Parra), qui est quelqu'un qui bute très bien, c'est plus facile à accepter. Il était en réussite donc c'était une bonne décision. Morgan Parra a donné l'impression de vous épauler la saison dernière. Cette année, les rôles semblent inversés. Est-ce cela une charnière complémentaire ? Oui, je pense qu'on s'est bien trouvé. Ça a pris un peu de temps quand il est arrivé. Mais, après une petite période d'adaptation, on a un bon rapport aujourd'hui. S'il y en a un qui n'est pas à 100%, l'autre peut prendre le match à son compte. "L'arrivée de Skrela peut me pousser un peu plus" L'ASM a recruté David Skrela, un concurrent à votre poste, pour les trois prochaines saisons. Comment avez-vous accueilli cette signature ? Notre groupe est déjà très étoffé. Donc, voir un joueur comme David (Skrela) arriver, c'est toujours une bonne chose. Ça renforce la puissance du groupe. Ça peut même me pousser un peu plus. Je suis sûr que je peux aussi lui "prendre des trucs", c'est un joueur international avec beaucoup d'expérience, qui a gagné la H-Cup la saison dernière. Je suis sûr que je vais apprendre à ses côtés. Notamment en défense ? (Amusé) On n'a pas le même jeu, donc c'est sûr qu'il est plus fort que moi dans certains domaines, mais j'espère aussi que je suis plus fort que lui dans d'autres. C'est vrai, c'est un bon défenseur, peut-être qu'il bosse ça plus que moi... A quoi vous attendez-vous vendredi face à Toulon ? Je pense que les Toulonnais montent ici (à Marcel-Michelin) pour faire un résultat. On est dans une période où les internationaux vont et viennent donc ils peuvent penser que nous ne sommes pas très stables et que c'est le bon moment pour venir ici et gagner. Ça devrait être un match très physique, les Toulonnais devraient proposer beaucoup de jeu. Comment gérez-vous cette période internationale ? C'est un peu difficile car il nous manque pas mal de joueurs, mais nous ne sommes pas la seule équipe dans cette situation. Et je pense que nous avons une profondeur assez grande pour pouvoir répondre à cette difficulté. On a la qualité et la quantité pour aligner une bonne équipe sur la feuille de match. Ces absences expliquent-elles les difficultés rencontrées face à Bayonne ? Je ne sais pas si on a souffert, on a quand même gagné ! Et on a eu des opportunités de marquer des essais. On a juste manqué un peu de précision dans la finition. "Notre principal adversaire, c'est peut-être nous-mêmes" L'ASM gagne tout à domicile, mais perd presque tout à l'extérieur. L'équipe est-elle au même niveau que la saison dernière ? Faut-il s'inquiéter ? C'est vrai que l'on n'a gagné qu'un match à l'extérieur, ce n'est pas beaucoup. Mais on arrive à un stade de la saison, où il faudra montrer notre niveau partout. Comme je l'ai dit, la semaine dernière, on a fait un bon match. On doit juste continuer à travailler pour être plus efficace et maîtriser nos opportunités, que ce soit à la maison ou à l'extérieur. Je ne sais pas si on est au même niveau que l'année dernière, mais on joue de mieux en mieux, on est en train de construire quelque chose. Il nous reste sept matches pour poursuivre cette progression. Avez-vous des difficultés à assumer votre titre de champion de France ? Ou l'élimination en H-Cup pèse-t-elle encore ? Non. Le titre, c'était l'année dernière. Cette saison est complètement différente. Quant à la H-Cup, on savait depuis notre défaite contre le Leinster qu'on ne serait pas qualifié pour les quarts de finale. Ça fait un moment. Et puis, il nous reste le Challenge européen pour rebondir (l'ASML se déplacera à La Rochelle en quart de finale, ndlr). Quel est votre principal adversaire sur la route du doublé ? Difficile à dire, il y a beaucoup d'équipes qui peuvent se qualifier pour les phases finales. Finalement, notre principal adversaire, c'est peut-être nous-mêmes. Si on arrive à bien mettre notre jeu en place, il n'y a pas de raison qu'on ne soit pas de retour à Paris.