Italie-Serbie : match annulé, 16 blessés

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Italie-Serbie : match annulé, 16 blessés
@ REUTERS
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EURO 2012 - Le match a été stoppé après des lancers de fumigènes des supporters serbes.

D'abord retardé de 35 minutes, le match entre l'Italie et la Serbie à Gênes, en qualification pour l'Euro 2012, a été arrêté après seulement six minutes de jeu en raison des lancers de fumigènes des supporters serbes sur le terrain et en direction des spectateurs italiens.

À l'issue de la rencontre, la police a parqué les "ultras" serbes à l'extérieur du stade, avant que ces derniers ne s'attaquent aux forces de l'ordre italiennes. Ces affrontements aux alentours du stade ont fait 16 blessés, dont deux plus grièvement que les autres. Quatorze personnes ont été hospitalisées.

L'UEFA a décidé d'ouvrir une enquête disciplinaire sur les "circonstances des incidents". L'affaire sera ensuite examinée par l'instance de contrôle et de discipline de l'UEFA. Les sanctions envisagées pour ce genre de débordements peuvent aller du "blâme jusqu'à l'exclusion de la compétition".

Lancers de fumigènes

Face à la tension palpable dans les tribunes, l'arbitre de la rencontre a convoqué les 22 joueurs au centre du terrain pour leur annoncer son intention d'interrompre la partie. Après quelques minutes de discussion, il décide de renvoyer tout le monde aux vestiaires, cette fois définitivement.

En effet, les joueurs avaient fait une première apparition sur le pelouse avant de rebrousser chemin en raison des jets de projectiles et de fumigènes. Un ultra en particulier, vêtu d'une cagoule et d'un tee-shirt noir avec une tête de mort, a été l'instigateur des troubles en lançant des fumigènes, en brûlant un drapeau kosovar et en déchirant le filet de protection installé tout autour du coin de tribune réservée aux supporters serbes avec une pince.

Hooligan serbe face à l'Italie (930x620)

© Reuters

Rapidement, les carabinieri ont investi le bord de la touche afin de protéger les spectateurs rassemblés derrière le but. Plus de 1.500 supporters serbes avaient fait le déplacement en Italie, quatre jours après la contre-performance de leur équipe face à l'Estonie (1-3). Certains d'entre eux étaient visiblement particulièrement remontés pour cette rencontre, décisive pour la qualification pour l'Euro.

Le hooliganisme serbe en accusation

Depuis plusieurs mois maintenant, le hooliganisme serbe semble en recrudescence. En septembre 2009, un supporter de Toulouse, Brice Taton avait été tué en pleine rue par des hooligans du Partizan Belgrade. Ce mardi, c'est l'un des joueurs, le gardien du Partizan Vladimir Stojkovic, qui a été pris à partie peu avant le match par des supporters serbes de l'Etoile Rouge. Selon les médias locaux, l'ancien gardien de Nantes aurait demandé à ne pas jouer la rencontre.

Cette interruption de match, très rare à ce niveau, risque de relancer également le débat sur la sécurité dans les enceintes italiennes, souvent vétustes et mal agencées. D'un point de vue strictement sportif, l'Italie pourrait avoir match gagné sur tapis vert (3-0).