Irrésistible Vonn !

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Irrésistible Vonn !
@ Reuters
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SKI - L'Américaine a remporté la Coupe du monde féminine de ski alpin.

SKI - L'Américaine a remporté la Coupe du monde féminine de ski alpin. Il n'y a pas eu d'effet Vonn-couver comme beaucoup l'attendaient le mois dernier lors des JO d'hiver, mais Lindsey Vonn, qui aura tout de même cueilli l'or olympique de la descente à Vancouver, est sans conteste la patronne du ski alpin féminin. Jamais deux sans trois a-t-on coutume de dire, un vieil adage que l'intéressée n'a pas voulu faire mentir cette saison. Vendredi, au bas du super-G ultime, la belle a décroché le graal du grand cirque blanc, le gros globe de cristal, pour la troisième année consécutive. Une performance d'exception. Anja Paerson peut en témoigner, elle qui réalisa le doublé en 2004 et 2005. Outre Lindsey Vonn, seules deux skieuses peuvent se targuer d'avoir accompli la passe de trois par le passé, depuis l'avènement de la Coupe du monde en 1967: l'Autrichienne Petra Kronberger de 1990 à 1992 et sa compatriote Annemarie Moser-Proell, laquelle a poussé le vice jusqu'à truster le trophée cinq saisons de suite, entre 1971 et 1975. C'est dire si le coup réalisé par l'Américaine est remarquable. D'autant que bâti sur onze victoires cette saison (32 au total dans sa carrière, nouveau record américain), dont six en descente, et agrémenté de trois petits globes – ceux de la descente, naturellement, du super-G et du super-combiné. Riesch n'a rien pu faire Seule concurrente en mesure de contester cette hégémonie avant le début des finales de Garmisch-Partenkirchen mercredi, Maria Riesch a dû s'avouer vaincue ce vendredi, en se contentant d'une honorable quatrième place derrière l'Autrichienne Elisabeth Goergl et la Suissesse Nadia Styger. Une position qui, même observée à la hausse avant la prestation de sa rivale américaine, flanquée du dernier dossard, ne lui laissait guère d'espoir en attendant le verdict final, alors qu'une septième place pouvait suffire au bonheur de la skieuse de Park City. Victorieuse de la descente mercredi et troisième du slalom géant le lendemain tandis que Lindsey Vonn perdait du terrain, l'Allemande avait pourtant fait son possible pour retarder au maximum ce qui apparaissait inéluctable en début de semaine. Ce, même s'il était "trop tard pour le classement général", selon le propre aveu d'une athlète qui se consolera volontiers en contemplant ses deux médailles d'or olympiques. Cette année encore, Lindsey Vonn était tout simplement trop forte.