Inter, la fin d'une ère ?

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Inter, la fin d'une ère ?
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Affaiblie par les blessures, l'Inter Milan peine à retrouver l'efficacité qui était la sienne la saison dernière. Troisièmes de Serie A avant d'affronter Lecce, pour le compte de la 11e journée, les Nerazzurri sont-ils arrivés en fin de cycle ? Deux victoires mercredi soir et ce week-end, lors du bouillant derby milanais face aux Rossoneri, lèveraient en partie ce doute.

Affaiblie par les blessures, l'Inter Milan peine à retrouver l'efficacité qui était la sienne la saison dernière. Troisièmes de Serie A avant d'affronter Lecce, pour le compte de la 11e journée, les Nerazzurri sont-ils arrivés en fin de cycle ? Deux victoires mercredi soir et ce week-end, lors du bouillant derby milanais face aux Rossoneri, lèveraient en partie ce doute. Jose Mourinho ne fait jamais rien par hasard. Le voir quitter l'Inter Milan sur un triplé retentissant Championnat-Coupe d'Italie-Ligue des champions n'était sans doute pas anodin. Avait-il senti que le vent allait tourner, que les Nerazzurri allaient enfin, après cinq scudetti consécutifs, manger leur pain noir ? Toujours est-il que son départ, compensé sur le banc par l'arrivée de Rafael Benitez, coïncide avec la relative dégringolade des Lombards, qui n'en finissent plus de jouer de malchance en ce début de saison. Troisièmes de Serie A avant leur déplacement à Lecce, mercredi lors de la 11e journée, les Intéristes sont à la merci de la Juventus Turin et Naples, seulement un point derrière. Et vont devoir composer avec une foultitude de blessés. Après Esteban Cambiasso, Dejan Stankovic, Thiago Motta, Sulley Ali Muntari et McDonald Mariga, tous absents le week-end dernier contre Brescia (1-1), Douglas Maicon, Walter Samuel et Wesley Sneijder ont à leur tour rejoint l'infirmerie après cette rencontre. Certains pour plus longtemps que d'autres. Si Wesley Sneijder a simplement fait un malaise à la mi-temps, Douglas Maicon souffre des ischio-jambiers et Walter Samuel, victime d'une rupture des ligaments croisés du genou gauche, en a déjà fini de saison. Pourquoi une telle avalanche ? Le "Mou" aurait-il embarqué avec sa baraka dans son avion pour Madrid ? "On pourrait parler de toutes les lésions musculaires du monde mais c'est de la malchance, estime Rafael Benitez sur le site du club. Si on prend en compte la blessure de Samuel, l'évanouissement de Sneijder et le problème de Maicon, ça fait trop pour continuer un match comme si de rien n'était. La chance n'est pas de notre côté." La faute à Benitez ? Hasard ou malveillance, le technicien espagnol avait vécu le même genre de mésaventure la saison passée du temps où il entraînait Liverpool, avec ses deux stars Steven Gerrard et Fernando Torres constamment sur le flanc. Faut-il y voir un signe que sa méthode d'entraînement, plus orientée sur la technique que le physique, fait des ravages dans le mauvais sens du terme ? Pour le président Massimo Moratti, "Rafa" n'y est pour rien. "Comment peut-on parler de faute ?, s'interroge-t-il. C'est statistique, quand il y a un changement d'entraîneur, donc de méthode, les accidents arrivent. La méthode n'a pas non plus beaucoup changé, on travaille plus avec le ballon et on fait moins de physique. C'est comme ça.""Nous allons tout de même tâcher de comprendre ce qu'il se passe pour éviter le même type d'accidents", ajoute-t-il. Car si jamais Samuel Eto'o, buteur à nouveau épanoui à la pointe de l'attaque milanaise, venait à y passer, le champion d'Italie n'aurait plus vraiment fière allure. Avant le bouillant derby qui l'opposera le week-end prochain à l'AC Milan, elle ne roule de toute façon plus des mécaniques. Une victoire sur la pelouse de Lecce aurait le mérite de rassurer les tifosi nerazzurri. Un succès face aux Rossoneri les comblerait pour quelques temps. Sans quoi la trajectoire empruntée par l'Inter épouserait dangereusement celle d'un autre cador européen déchu, l'Olympique Lyonnais, qui depuis deux ans et après sept sacres en Ligue 1 apprend difficilement à perdre.