Impossible n'est pas Chambérien

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Impossible n'est pas Chambérien
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Et de trois ! Après Monaco et Brest, Sochaux a subi la loi de Chambéry, mercredi, en huitième de finale de la Coupe de France. Menés à la pause sur un but d'Ideye, les pensionnaires de CFA2 se sont révoltés en seconde période pour renverser la vapeur grâce à Tissot-Rosset et Yahia-Bey (2-1). Une passe de trois historique dans la conquête de la Vieille Dame du football français.

Et de trois ! Après Monaco et Brest, Sochaux a subi la loi de Chambéry, mercredi, en huitième de finale de la Coupe de France. Menés à la pause sur un but d'Ideye, les pensionnaires de CFA2 se sont révoltés en seconde période pour renverser la vapeur grâce à Tissot-Rosset et Yahia-Bey (2-1). Une passe de trois historique dans la conquête de la Vieille Dame du football français. Ils ne se nomment pas Barachet ou Roiné, héros chambériens fraîchement sacrés champions du monde en Suède, et ne manient pas le ballon à la main mais le Stade municipal était plein à craquer ce mercredi pour pousser les hommes de David Guion vers un nouvel exploit. Une cohésion fatale à l'AS Monaco et au Stade Brestois aux tours précédents qui a encore fait des miracles. Sochaux étant à son tour tombé dans le piège du Petit Poucet de la Coupe de France. Et le SO Chambéry d'entrer dans l'histoire de la doyenne des compétitions nationales en devenant le premier club amateur à s'offrir le scalp de trois formations de l'élite... Et pourtant, les pensionnaires de CFA2 ont longtemps semblé mal embarqués, malgré la banderille décochée par un Yahia-Bey qui touchait le bois supérieur de Cros sur coup franc dans le premier quart d'heure (15e). Passé cet avertissement sans frais, les joueurs de Francis Gillot, qui avaient sorti l'artillerie lourde le week-end précédent contre Rennes (5-1), ne tardaient pas en effet à concrétiser leur relative domination. Après une belle offensive menée par Ideye et Nogueira, les Doubistes trouvaient la faille, sur un corner prolongé par Faty et coupé victorieusement par Ideye (0-1, 21e). Et dans la foulée, Martin croyait bien faire le break sur un corner rentrant. Seulement M. Gautier, l'arbitre de la rencontre, en décidait autrement, refusant le but pour une faute de Perquis sur le portier adverse (26e). Et Yahia-Bey a frappé La tête dans le sac à l'heure de rejoindre les vestiaires, les Chambériens inversaient toutefois la tendance en dix minutes à peine en seconde période. Tissot-Rosset, d'abord, profitait de l'attentisme mêlé de maladresse de la défense sochalienne pour remettre les siens d'aplomb (1-1, 62e), avant une nouvelle bonne inspiration de Yahia-Bey. Cette fois, l'attaquant savoyard faisait mouche, d'une frappe pure des 25 mètres imparable pour un Cros bien trop avancé (2-1, 71e). Maïga (78e) et Perquis (90e) avaient bien l'occasion de répliquer dans les dernières minutes, mais les deux Lionceaux s'illustraient à leur tour par leur gaucherie, au grand dam d'un Francis Gillot qui déjà à l'issue de la qualification de ses troupes aux dépens du Paris FC, au tour précédent, avait jugé son équipe "malade". "Nous n'avons que peu de chances, c'est clair, mais nous allons exploiter ce 'peu' à fond", prévenait avant coup son homologue chambérien David Guion, estimant qu'une nouvelle victoire de ses joueurs "tiendrait du miracle". Ce mercredi au Stade municipal, le messie de Chambéry s'appelait Yahia-Bey.