Impitoyables Rennais

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Impitoyables Rennais
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Pour la première rencontre de son histoire parmi l'élite, Dijon a pris le bouillon contre Rennes (1-5), à Gaston-Gérard, en match décalé de la 1ère journée de Ligue 1. Le promu bourguignon, qui a certes montré quelques belles choses, a fait preuve de trop de naïveté défensive. Les Rouge et Noir, qui ont fait parler la poudre par Montano, Féret, Boukari, Mangane et Tettey, en profitent pour prendre la tête du classement.

Pour la première rencontre de son histoire parmi l'élite, Dijon a pris le bouillon contre Rennes (1-5), à Gaston-Gérard, en match décalé de la 1ère journée de Ligue 1. Le promu bourguignon, qui a certes montré quelques belles choses, a fait preuve de trop de naïveté défensive. Les Rouge et Noir, qui ont fait parler la poudre par Montano, Féret, Boukari, Mangane et Tettey, en profitent pour prendre la tête du classement. Le dur apprentissage de la Ligue 1. Pour sa première parmi l'élite, Dijon a pu mesurer tout le chemin qui lui reste à parcourir pour accomplir son opération maintien. Le promu bourguignon a été corrigé par le Stade Rennais (1-5) à Gaston-Gérard, en match décalé de la 1ere journée. D'emblée, les Bretons ont affiché leurs ambitions et la cohérence de leur recrutement, avec les bonnes premières de Costil dans les buts, de Féret dans l'animation et de Pitroipa sur l'aile droite. Et c'est vraisemblablement du côté de Rennes qu'il faudra chercher le premier leader de la saison. Contrairement à ce qu'indique le score, il faut retenir que la partie n'a pas été à sens unique et saluer la première sans complexe du DFCO. Avant la rencontre, Frédéric Antonetti avouait "ne pas bien connaître cette équipe de Dijon". "On ne sait pas si elle jouera regroupée ou non", se demandait le technicien corse. La réponse lui est rapidement apparue. Dès l'entame du match, les Bourguignons ont appliqué les consignes de leur entraîneur, qui les avait exhortés à prendre "avant tout du plaisir". Avec un jeu tout en mouvement et en enthousiasme, c'est le promu qui a animé le premier quart d'heure. Après une première frappe de Guerbert, détournée du bout des doigts, Dijon a trouvé la faille à deux reprises, par Jovial (7e) puis Thil (14e). Sauf qu'à chaque fois, l'arbitre-assistant a vu un hors-jeu. Une histoire de centimètres, mais il semble bien que le premier but, au moins, était valable. Montano omniprésent Cruel, d'autant que Rennes ne pouvait pas continuer à se laisser ainsi marcher dessus. Trois jours après leur qualification en Ligue Europa, face aux Géorgiens de Roustavi, les Bretons ont mis vingt bonnes minutes avant de monter en puissance. Et un homme a symbolisé cette accélération: Victor Hugo Montano. L'ancien Montpelliérain, en balance avec Razak Boukari pour le poste d'attaquant axial, était partout en première période: une tête piquée claquée par Padovani (16e), une frappe du gauche au-dessus (27e), puis un penalty obtenu sur une faute de Paulle (30e). Dommage que Féret, du petit rond blanc, ait expédié sa frappe dans les tribunes. Mais passé la demi-heure de jeu, Rennes était nettement au-dessus, avec un collectif plus puissant, plus expérimenté. Peut-être pas (encore) au niveau d'un candidat au titre, mais suffisamment fort pour se placer en tête de la Ligue 1 dès la première journée. Montano, bien servi par Boukari (0-1, 34e), puis Féret, idéalement servi par l'omniprésent Montano (0-2, 36e), sont venus confirmer cette tendance. La réaction dijonnaise, manifestée par Jovial, enfin récompensé en déviant victorieusement de la poitrine une frappe de Thil (1-2, 45e), n'a pas ébranlé la solidité des Rouge et Noir. Il faut dire que la défense bourguignonne a bien aidé les Rennais à ne pas douter, à l'image de Diallo, auteur d'une perte de balle coupable permettant à Boukari de filer seul crucifier Padovani (1-3, 50e). La fin de match ? Douloureuse pour le promu, qui a d'abord manqué un penalty par Thil, sur le poteau (53e), avant d'encaisser deux nouveaux buts signés Mangane sur corner (1-4, 76e) et Tettey en solitaire (1-5, 84e). L'addition est salée pour une équipe de Dijon sans défense (voir encadré) et le score flatteur pour Rennes, premier maillot jaune de cette Ligue 1 2011-2012. A 37 étapes de la fin...