Ils ne pouvaient pas mieux faire

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Ils ne pouvaient pas mieux faire
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Si Mark Cavendish a, comme prévu, enfilé son premier maillot arc-en-ciel dimanche dans la douceur de Copenhague, l'équipe de France, n'a pas de regrets à avoir sur ses Mondiaux. Les protégés de Laurent Jalabert ont bien respecté les consignes. Grâce à Roux, Offredo et Voeckler, la tunique tricolore a souvent été vue aux avant-postes et Feillu, sixième du sprint, a pris une place d'honneur. Sur un tel parcours ils ne pouvaient guère faire mieux.

Si Mark Cavendish a, comme prévu, enfilé son premier maillot arc-en-ciel dimanche dans la douceur de Copenhague, l'équipe de France, n'a pas de regrets à avoir sur ses Mondiaux. Les protégés de Laurent Jalabert ont bien respecté les consignes. Grâce à Roux, Offredo et Voeckler, la tunique tricolore a souvent été vue aux avant-postes et Feillu, sixième du sprint, a pris une place d'honneur. Sur un tel parcours ils ne pouvaient guère faire mieux. Pour espérer gagner à Copenhague, et ainsi trouver un successeur à Laurent Brochard, dernier coureur français champion du monde (en 1997), il aurait fallu posséder un sprinteur de toute première catégorie. Voire LE sprinteur, puisque Mark Cavendish, archi favori sur un parcours à sa convenance, a majestueusement assumé son statut dimanche au Danemark en devançant avec maestria les coureurs les plus rapides du peloton. L'expert en la matière côté français, Romain Feillu, a fait ce qu'il a pu en prenant une sixième place presque inespérée quand on sait qu'il s'était fracturé la clavicule début août sur les routes du Tour de Pologne. Le sprinteur de Vacansoleil ne pouvait guère espérer mieux, comme l'ensemble de l'équipe de France condamnée à tenter sa chance de loin sur un parcours trop peu sélectif. A ce jeu-là, les hommes de Laurent Jalabert n'ont pas déçu. Anthony Roux a pris part à l'échappée de la première heure, et a même retenté seul sa chance quand le groupe fut repris par des contre-attaquants parmi lesquels Yoann Offredo. Et quand le regroupement général s'effectuait à une petite vingtaine de kilomètres de l'arrivée, c'est Thomas Voeckler qui a lancé une offensive, suivi par le Danois Sorensen et le Belge Lodewyck. Incisif, ne comptant pas ses efforts, le leader du cyclisme français a tout donné, franchissant le premier la ligne d'arrivée à un tour de la fin, avec encore 17 secondes d'avance sur le peloton étiré par le train soutenu de la locomotive britannique. Voeckler a même insisté seul pendant quelques centaines de mètres avant de rendre les armes à 6.5 kilomètres du but. Jalabert: "C'est un bon résultat" A l'arrivée, il n'était pas question de déceptions dans la bouche des Français, dont huit sur neuf ont couvert les 266 kilomètres (Blel Kadri étant contraint à l'abandon suite à une chute dans le 12e tour, ndlr). Seul Feillu, malade pendant la course et pris de vomissements dans les quatre derniers tours, regrettait ce jour sans. Mais son sélectionneur, satisfait, relativisait les choses. "Dans un Championnat du monde, il n'y a que la victoire qui importe, confiait Laurent Jalabert qui, en 1992, avait pris la deuxième place des Mondiaux derrière Gianni Bugno à Benidorm. Les deux autres places sur le podium, c'est pour se consoler. Mais aujourd'hui (dimanche), je suis quand même très content de la course de l'équipe de France. Elle a été à la hauteur de son rang." Les Français se sont battu avec leurs armes. Et Jalabert a apprécié la manière. "Ils ont parfaitement respecté les consignes, reprend le sélectionneur en place depuis 2009, qui étaient de faire une course de mouvement, de garder une pièce maîtresse pour le final et, si ça ne marchait pas, de préparer le sprint pour Romain. Le sprint a été un peu brouillé, rendu difficile par les très nombreuses vagues. C'est un bon résultat." Le meilleur pour l'ancien maillot vert et à pois du Tour de France depuis sa prise de fonctions. En attendant mieux, peut-être, sur des parcours plus propices aux baroudeurs, l'espèce la plus en vogue chez les cyclistes français.