Ils auront Vancouver amer

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Ils auront Vancouver amer
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JO 2010 - Retour sur les déceptions françaises de ces Jeux de Vancouver.

JO 2010 - Retour sur les déceptions françaises de ces Jeux de Vancouver. Ils avaient le pays derrière eux. Des supporters accrochés à leur télévision, d'autres qui avaient même fait le déplacement. Et pourtant, au final, ils ont déçu, failli à leur mission, manqué un objectif qui pour la plupart était fixé depuis quatre années. Quarante-huit mois de labeur envolés en un souffle, une erreur, ou tout simplement car il y avait plus fort. Pour ces sportifs, la reconstruction sera difficile mais c'est le lot de tous sportifs de haut niveau. Tour d'horizon de ces athlètes qui quittent Vancouver le coeur lourd et l'air lancinant de Véronique Sanson en tête : "Je chante dans le port de Vancouver, Je chante sur des souvenirs amers..." Et des coeurs lourds, il y en aura lorsque l'avion se posera à Paris. Si le bilan de l'équipe de France ne peux être considéré comme une déception (encore que...), les favoris français ont de leur côté failli. A tout seigneur, tout honneur, Vincent Defrasne, porte-drapeau de la délégation tricolore et seul champion olympique en titre présent. Le natif de Pontarlier a traversé les épreuves de biathlon dans l'anonymat, avant de plomber, en compagnie de Simon Fourcade, le relais avec six pioches et un tour de pénalité. Defrasne n'est néanmoins pas le seul à avoir déçu. Rama Yade gronde Ainsi, si l'on savait le podium difficile à aller chercher pour lui, Brian Joubert s'est finalement planté dès le programme court avec une piètre 18e place. Le Poitevin a difficilement encaissé l'échec et Didier Gailhaguet, le président de la Fédération française des sports de glace, s'est d'ailleurs chargé de le remettre à sa place. Néanmoins, ce dernier pourra difficilement se pavaner avec son bilan puisque les sports de glace reviennent avec une escarcelle désespérément vide. Un constat stigmatisé par Rama Yade, lors d'une conférence de presse à Whistler : La Fédération française des sports de glace a tout misé sur l'artistique alors qu'il y a d'autres disciplines : la vitesse, le short-track. On voit de nouvelles nations gagner dix médailles sur ces deux disciplines". Au rang des déception figure forcément en bonne place le ski alpin. Si l'équipe était privée de son principal fer de lance, Jean-Baptiste Grange, Julien Lizeroux et Sandrine Aubert n'ont pas su se transcender le jour J, tandis que le reste du collectif a confirmé qu'ils n'étaient bien que des outsiders. Dans le ski freestyle, si trois médailles ont été obtenus (Josserand, Ramoin et Anthonioz), les favoris, leaders de leur Coupe du monde respectives, Ophélie David et Pierre Vaultier, sont tombés dans les pièges d'un sport soumis aux affres de l'incertitude. Enfin, il y a ces sports que la France ne connaît pas, plus ou peu comme le curling, le skeleton ou le bobsleigh.