Il ne fallait pas se rater

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Il ne fallait pas se rater
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Les sprinteurs n'avaient qu'une seule occasion de s'illustrer cette année sur le Critérium du Dauphiné. John Degenkolb l'a saisie au vol en s'imposant à Mâcon ce jeudi, au terme de la quatrième étape, devant Edvald Boasson Hagen et Juan Jose Haedo. Pas de changement au classement général provisoire: Bradley Wiggins reste en tête devant Cadel Evans. Mais le week-end promet du mouvement.

Les sprinteurs n'avaient qu'une seule occasion de s'illustrer cette année sur le Critérium du Dauphiné. John Degenkolb l'a saisie au vol en s'imposant à Mâcon ce jeudi, au terme de la quatrième étape, devant Edvald Boasson Hagen et Juan Jose Haedo. Pas de changement au classement général provisoire: Bradley Wiggins reste en tête devant Cadel Evans. Mais le week-end promet du mouvement. A la veille d'un week-end qui s'annonce décisif pour la victoire finale, le peloton s'est offert un peu de répit ce jeudi sur les routes du Critérium du Dauphiné. La quatrième étape entre La Motte-Servolex et Mâcon, longue de 173 kilomètres et sans difficulté majeure, n'a pas échappé au scénario écrit à l'avance, à savoir une arrivée groupée et un sprint massif. Et comme les occasions ne sont pas nombreuses cette année, c'est même la seule véritablement dévolue aux sprinteurs, il ne fallait pas se rater. John Degenkolb, déjà vainqueur à Lyon il y a deux jours, a fait parler sa puissance pour décrocher une deuxième victoire d'étape et confirmer tout son potentiel. La comparaison avec Erik Zabel, maillot vert sur le Tour de France à plusieurs reprises, prend encore plus de poids après sa démonstration. Sur les pentes de la Croix-Rousse mardi, le jeune Allemand de l'équipe HTC avait débordé les plus costauds pour devancer Samuel Dumoulin et Sébastien Hinault. Sur les bords de Saône, c'est sa vitesse qui a fait la différence. Son placement également puisqu'il a pris la bonne roue, celle d'Edvald Boasson Hagen, avant de doubler le Norvégien dans les derniers mètres. A 22 ans, Degenkolb a donc trusté les arrivées massives, laissant Tyler Farrar et Haedo sur la paille, eux qui avaient pourtant de grandes ambitions sur cette étape. "Il est venu sur le Dauphiné exclusivement pour l'étape d'aujourd'hui", a même soufflé au départ Bradley McGee, le directeur sportif de la Saxo Bank à propos de l'Argentin. Mais il y avait plus fort que lui. Avec ces deux succès pour Degenkolb et le troisième en trois jours pour la HTC après la victoire de Tony Martin dans le chrono, c'est un joli tir groupé pour la formation américaine qui a délaissé la lutte pour le classement général. Le classement, certains ont déjà tiré un trait dessus. Et montrer le maillot, c'était bien la seule motivation de la journée pour les candidats à l'échappée. En partant de La Motte-Servolex, où se situe son siège social, l'équipe AG2R-La Mondiale aurait pu placer un coureur à l'avant. Peine perdue pour les hommes de Vincent Lavenu, incapables d'accrocher le bon wagon. Deux courageux obtenaient toutefois un bon de sortie dans les contreforts alpins, Jérémy Roy (FDJ) et Adriano Malori (Lampre), avant de dévaler en tête en vallée de Saône. D'abord contrôlée par l'équipe Sky du leader Bradley Wiggins, la chasse prenait une autre tournure dans les 40 derniers kilomètres sous l'impulsion des Cervélo de Tyler Farrar et des HTC de John Degenkolb, vainqueur à Lyon il y a deux jours. Avalés à deux kilomètres de la ligne, Roy et Malori avaient rempli leur mission.