Hybois-Jouve, l'or de la rédemption

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Hybois-Jouve, l'or de la rédemption
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Tombés de haut vendredi en ne parvenant pas à se qualifier pour la finale des Mondiaux de course en ligne de Szeged en K4-1000m, les Français Arnaud Hybois et Sébastien Jouve ont parfaitement réagi dimanche en remportant pour la deuxième fois consécutive la médaille d'or en K2-200m. Une victoire qui permet à l'équipe de France de quitter la Hongrie avec le sourire, en dépit d'un bilan global décevant.

Tombés de haut vendredi en ne parvenant pas à se qualifier pour la finale des Mondiaux de course en ligne de Szeged en K4-1000m, les Français Arnaud Hybois et Sébastien Jouve ont parfaitement réagi dimanche en remportant pour la deuxième fois consécutive la médaille d'or en K2-200m. Une victoire qui permet à l'équipe de France de quitter la Hongrie avec le sourire, en dépit d'un bilan global décevant. L'arbre qui cache la forêt ? La dernière journée des Championnats du monde de canoë-kayak en course en ligne disputés à Szeged, en Hongrie, a permis à l'équipe de France de sauver l'honneur grâce à Arnaud Hybois et Sébastien Jouve qui ont offert à la délégation tricolore son unique médaille de la semaine, mais quelle médaille ! Les deux compères ont en effet su se remobiliser après leur gros échec vendredi en demi-finales du K4-1000 mètres, les champions du monde en titre, accompagnés d'Etienne Hubert et de Vincent Lecrubier (ce dernier n'était pas de l'équipage du K4 sacré à Poznan en août 2010) n'étant pas parvenus à se qualifier pour la finale, seulement septièmes de leur demi-finale. Une énorme déception qu'il a fallu très vite évacuer pour se reconcentrer samedi sur les demi-finales du K2-200 mètres, épreuve dont les deux hommes étaient favoris, puisque là encore tenants du titre. La qualification pour la finale en poche grâce à une victoire en demi-finale, le Normand Jouve et le Toulousain Hybois ont cette fois fait honneur à leur statut, menant quasiment de bout en bout ce sprint pour s'imposer en 31"940 devant les Britanniques Jonathan Schofield-Liam Heath (32"156), médaillés de bronze un an plus tôt à Poznan, et les Biélorusses Raman Piatrushenka-Vadzim Makhneu (32"390). Une victoire en forme de rédemption qui permet aux deux Tricolores de s'afficher comme des prétendants au sacre olympique dans un an aux Jeux de Londres, le K2-200 mètres devenant pour la première fois discipline olympique. Beaumont tout près du podium... Pour le reste, ces Mondiaux hongrois ont ressemblé à un chemin de croix pour l'équipe de France qui était venue y moissonner des quotas olympiques et en revient avec seulement trois dans sa besace: celui du K2-200 mètres, donc, celui du K4-500 mètres féminin, avec la huitième place en finale vendredi de Marie Delattre-Demory-Sarah Troel-Sarah Guyot-Adeline Morel, et celui du K1-200 mètres masculin grâce à Maxime Beaumont, passé à 132 centièmes de seconde de la médaille de bronze dimanche, l'écart qui le séparait à l'arrivée de la finale de l'Allemand Ronald Rauhe. Un objectif à côté duquel Thomas Simart est passé en C1, le Français terminant neuvième et dernier de la finale, là où une huitième place suffisait pour décrocher le sésame olympique. Mal parti, jamais dans le rythme, Simart s'est même offert une arrivée sur la tranche, comme un symbole d'une équipe de France passée globalement à côté de son objectif à Szeged. Une session de rattrapage olympique aura lieu en mai 2012 à Duisbourg (Allemagne), d'ici là, il faudra remettre le canoë-kayak français dans le bon sens de la marche...