Hushovd ressort du collectif

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Hushovd ressort du collectif
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La formation Garmin-Cervélo s'est montrée la plus rapide, dimanche, lors du contre-la-montre par équipes de 23 kilomètres faisant office de deuxième étape du Tour de France. Le squad américain, spécialiste de l'exercice collectif, offre ainsi aux Essarts le maillot jaune à Thor Hushovd qui succède à Philippe Gilbert. Les frères Schleck ont eux pris 24 secondes sur Alberto Contador, lequel compte désormais un débours de 1'38" sur les Luxembourgeois et plus encore sur Cadel Evans.

La formation Garmin-Cervélo s'est montrée la plus rapide, dimanche, lors du contre-la-montre par équipes de 23 kilomètres faisant office de deuxième étape du Tour de France. Le squad américain, spécialiste de l'exercice collectif, offre ainsi aux Essarts le maillot jaune à Thor Hushovd qui succède à Philippe Gilbert. Les frères Schleck ont eux pris 24 secondes sur Alberto Contador, lequel compte désormais un débours de 1'38" sur les Luxembourgeois et plus encore sur Cadel Evans. Jamais sur le Tour de France l'équipe Garmin n'avait connu la victoire. Sa fusion avec Cervélo l'hiver dernier lui a visiblement apporté ce petit plus qui lui manquait. Dimanche, à l'occasion de la deuxième étape vendéenne de ce 98e Tour de France, la formation américaine a raflé la mise sur le contre-la-montre par équipes, un exercice dans lequel le squad américain excelle et avait beaucoup misé dès l'automne dernier au moment de la présentation du parcours. Avec des spécialistes du chrono comme les deux David, Millar et Zabriskie, Christian Vandevelde ou encore Ryder Hesjedal, Garmin-Cervélo faisait office de candidate très sérieuse à la victoire aux Essarts, elle a tenu son rang sur un parcours de 23 kilomètres tout plat qui n'a pas causé de gros écarts à l'arrivée. Dans un exercice où toutes les équipes favorites ont tenu leur rang, Garmin-Cervélo, en tête à tous les intermédiaires, s'est imposée de justesse puisque les cinq meilleures formations se sont tenues dans un mouchoir de poche, cinq secondes exactement. Sky, avec Bradley Wiggins, BMC, de Cadel Evans, Leopard-Trek, équipe des frères Schleck et HTC-Highroad ont en effet menacé jusqu'au bout de priver l'équipe américaine de son premier succès sur le Tour. Une victoire collective qui permet aussi à Thor Hushovd d'endosser le maillot jaune pour la troisième fois de sa carrière sur l'épreuve. Hushovd: "Gagner en équipe c'est encore plus fort" Troisième samedi au Mont des Alouettes, le champion du monde, qui portait aujourd'hui le maillot...à pois, avait déjà connu cet honneur en 2004 et 2006. Ce qui ne l'empêchait pas d'être heureux comme un gosse à sa descente du podium protocolaire. "C'est extraordinaire, soufflait le Norvégien, un grand rêve ! Je suis fier de porter le maillot jaune et remporter la victoire par équipe. C'est la première victoire de Garmin. Gagner en individuel c'est une très grande émotion mais en équipe c'est encore plus fort, monter sur le podium avec tout le monde est quelque chose de très fort. [...] Je suis vraiment fier de montrer le maillot arc-en-ciel et maintenant le maillot jaune !" Une tunique de leader qui ne tient qu'à un fil, puisqu'il l'a obtenue à la place (car dans le même temps), aux dépens de son coéquipier David Millar. Cadel Evans, grand vainqueur de ce premier week-end, ne pointe lui qu'à une seconde. L'Australien, deuxième hier et troisième avec sa formation ce dimanche, est le mieux classé des favoris. Bradley Wiggins, les frères Schleck, Levi Leipheimer, Andreas Klöden ont eux aussi profité de ce chrono par équipes pour renforcer leurs positions dans les premières lignes du classement général. Ce dont ne peut pas se targuer Alberto Contador, malheureux lors de la première levée et qui ne s'en est pas trop mal sorti aux Essarts. Dans un exercice qui ne sied que très moyennement à ses équipiers, davantage à l'aise dans les cols, l'Espagnol n'a concédé que 29 secondes sur les vainqueurs du jour. Huitième de l'étape, l'équipe Saxo Bank a limité la casse certes, mais la position du double vainqueur sortant ne s'est pas améliorée puisqu'il pointe désormais à 1 minute et 38 secondes de son grand rival Andy Schleck. Distancé par de nombreux autres prétendants au podium, le Madrilène, 75e du général, va désormais avoir plusieurs jours, destinés aux sprinteurs, pour récupérer de ses déboires. Car, oui, son moral en a pris un coup.