Hushovd, objectif premier

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Hushovd, objectif premier
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Entré dans une nouvelle dimension l'automne dernier grâce à son sacre mondial, Thor Hushovd aborde samedi sur Milan-San Remo son premier gros objectif de la saison. Le Norvégien, passé chez Garmin-Cervelo cet hiver, a placé la Primavera ainsi que le Tour des Flandres et Paris-Roubaix sur son tableau de chasse. Il a les moyens de ses ambitions.

Entré dans une nouvelle dimension l'automne dernier grâce à son sacre mondial, Thor Hushovd aborde samedi sur Milan-San Remo son premier gros objectif de la saison. Le Norvégien, passé chez Garmin-Cervelo cet hiver, a placé la Primavera ainsi que le Tour des Flandres et Paris-Roubaix sur son tableau de chasse. Il a les moyens de ses ambitions. Finies les mises en bouche, place aux choses sérieuses. Avec Milan-San Remo samedi, c'est la saison des grandes classiques qui s'élance et une certaine excitation agite le peloton. Parmi les coureurs impatients d'en découdre sur les routes italiennes, Thor Hushovd, pour qui la Primavera constitue l'un des gros objectifs de la saison, ainsi que sa première occasion d'arborer son maillot arc-en-ciel sur une course aussi médiatique. Devenu champion du monde en Australie début octobre, le Norvégien jouit, à 33 ans, d'une popularité nouvelle mais n'a pas changé sa façon d'aborder la compétition. "Je ressens la fierté très personnelle de le porter mais je ne vais pas chercher à gagner toutes les courses auxquelles je vais participer parce que je suis champion du monde, expliquait il y a quelques semaines pour Reuters le Scandinave. Mon objectif principal sera les classiques Milan-San Remo, Tour des Flandres et Paris-Roubaix." Le voilà donc au pied de son premier sommet. Milan-San Remo, plus difficile par sa longueur (298 kilomètres) que pas son profil, est l'une des grandes courses d'un jour les plus ouvertes. Si une petite dizaine de coureurs peut par exemple prétendre gagner Paris-Roubaix, tout le monde peut croire en ses chances sur la Classicissima. Celles d'Hushovd, l'un des coureurs les plus véloces du peloton, sont néanmoins bien plus grandes que pour la majorité des engagés. Cohabiter avec Farrar et Haussler Pour beaucoup, à l'image de Paolo Bettini, vainqueur à San Remo en 2003, le champion du monde fait office de grand favori à la succession d'Oscar Freire, triple vainqueur. "Ceux qui me semblent au-dessus du lot en ce moment, je choisis Gilbert et Hushovd", confie l'Italien sur le site belge de la Dernière Heure. Allan Davis, deuxième de l'édition 2007, qui fait partie des outsiders encore cette année, voit en Hushovd le "coureur le plus dangereux". Souvent placé à San Remo, il y termina notamment sur le podium (3e) à deux reprises (2005, 2009), le Scandinave arrive en forme au sortir d'un Tirreno-Adriatico sur lequel il a retrouvé des sensations. Le voir passer la Cipressa et le Poggio avec les meilleurs n'aurait donc rien de surprenant, et sa résistance sera évidemment un atout en cas d'arrivée massive. Passé sous les couleurs de l'équipe Garmin-Cervélo cet hiver, l'ancien de...Cervélo pourra compter qui plus est sur une équipe très forte. A y regarder de près, on peut même se demander si l'abondance de biens dans l'effectif américain ne pourrait pas lui nuire. Avec Tyler Farrar, sans doute le sprinteur le plus rapide du monde derrière Mark Cavendish, Heinrich Haussler, deuxième en 2009 justement derrière le "Cav", et Hushovd, Garmin possède trois coureurs capables de s'imposer. "Oui, mais ce n'est pas gênant, coupe le champion du monde. Dans Milan-San Remo, Heinrich doit par exemple pouvoir suivre Philippe Gilbert quand le Belge attaquera dans le Poggio et moi je pourrai me contenter de suivre et d'agir s'ils sont repris." Le double lauréat du maillot vert sur le Tour (2005, 2009) a visiblement déjà bien son plan en tête. Reste à le mettre en pratique.