Huget: "Ça fait partie du métier"

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Huget: "Ça fait partie du métier"
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Auteur de l'essai de la victoire avec Bayonne ce week-end face à Toulouse en Top 14, Yoann Huget a profité de cette respiration pour se refaire un moral tout neuf. Cible des critiques après la défaite du XV de France en Angleterre (9-17), l'ailier de l'Aviron, qui a reconnu samedi n'avoir encore rien montré avec les Bleus, saura mardi si Marc Lièvremont a décidé de lui offrir contre l'Italie une sixième titularisation de rang.

Auteur de l'essai de la victoire avec Bayonne ce week-end face à Toulouse en Top 14, Yoann Huget a profité de cette respiration pour se refaire un moral tout neuf. Cible des critiques après la défaite du XV de France en Angleterre (9-17), l'ailier de l'Aviron, qui a reconnu samedi n'avoir encore rien montré avec les Bleus, saura mardi si Marc Lièvremont a décidé de lui offrir contre l'Italie une sixième titularisation de rang. Ce retour à Bayonne vous a-t-il fait du bien ? Oui, parce qu'on se régénère, on retrouve un quotidien qu'on a peut-être un peu perdu avec l'équipe de France. Ça fait du bien d'être un peu chez soi et de retrouver les copains du club. L'essai que je marque avec l'Aviron n'est pas libérateur. C'est dans la continuité de ce que je fais depuis le début de la saison. C'est une parenthèse à refermer pour retrouver l'équipe de France. Il faut se reconcentrer le plus vite possible sur le schéma tactique de l'équipe de France. Il faut reprendre ses repères. Qu'avez-vous retenu de votre défaite en Angleterre ? De suite après les matches, on fait son autocritique. Je sais les choses positives et négatives que j'ai faites. Ça fait partie de notre quotidien pour travailler. Je suis sorti un peu frustré de notre jeu d'attaque parce qu'on n'a pas réussi à mettre en place ce que l'on espérait. Mais, on peut se réjouir de notre défense parce qu'on devait en prendre 30, ne l'oublions pas... Après, on est des compétiteurs, donc on a la défaite amère. Comment avez-vous accueilli les critiques qui vous ont touché ? On ne peut pas plaire à tout le monde. Chacun apporte son jugement. A nous de répondre sur le terrain, d'être compétitifs, pour moins subir ces critiques. Mais l'essentiel, c'est d'abord de répondre aux attentes du staff. Le reste, ça fait partie du métier... Dans ces moments-là, il faut faire le dos rond et continuer à travailler car il n'y a que le travail qui paie. "La vérité d'un samedi n'est pas forcément celle du prochain" Ces critiques vous motivent-elles ? Non. Pas du tout. C'est difficile. Depuis le début, je n'avais connu que les bonnes choses côté médias. Aujourd'hui, j'ai subi quelques critiques, logiques pour vous. Mais, sur les retours que j'ai pu avoir, il n'y a jamais eu de souci concernant mon comportement sur le terrain. La vérité d'un samedi n'est pas forcément celle du prochain. Comment expliquez-vous cet en-avant consécutif à cette mésentente avec Clément Poitrenaud à Twickenham ? Il a sa vision des choses à ce moment-là. Moi, la mienne. Il faut juste prendre ce paramètre en compte, anticiper la course de l'autre... Il faut juste qu'on apprenne à mieux se connaître pour avoir le plus de repères possibles sur le terrain. C'est ce qui nous manque par rapport à l'Angleterre, par exemple, aujourd'hui. Avez-vous moins de pression aujourd'hui depuis cette défaite en Angleterre ? Non, parce qu'on a encore deux matches à gagner pour finir ce Tournoi comme il se doit et travailler plus sereinement en vue de la Coupe du monde. Voyez-vous le retour de Maxime Médard comme une menace pour votre statut de titulaire en équipe de France ? Non (rires). C'est une bonne chose que Max revienne dans le groupe pour nous apporter son alrtuisme et son opportunisme pour qu'on arrive à franchir cette ligne de défense.