Houllier, Villa à reconstruire

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Houllier, Villa à reconstruire
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Entre blessures, résultats moyens et polémiques internes, Gérard Houllier a vécu deux premiers mois difficiles à Aston Villa où il est arrivé mi-septembre. Pas de quoi rassurer les supporters des "Villans" avant la réception du deuxième, Manchester United, samedi à 13h45, pour le compte de la 13e journée de Premier League.

Entre blessures, résultats moyens et polémiques internes, Gérard Houllier a vécu deux premiers mois difficiles à Aston Villa où il est arrivé mi-septembre. Pas de quoi rassurer les supporters des "Villans" avant la réception du deuxième, Manchester United, samedi à 13h45, pour le compte de la 13e journée de Premier League. Quand, en septembre dernier, Aston Villa l'a contacté pour prendre les rênes de l'équipe première pour les trois prochaines saisons, Gérard Houllier n'a pas hésité. Exit son poste de directeur technique national (DTN). Après six ans loin des bancs de touche, l'ex-sélectionneur des Bleus (1992-1993) a accouru avec, à la clé, un contrat de 3 millions d'euros net par an. "Je ne pouvais pas refuser l'opportunité d'entraîner un club dont j'admire l'approche sur et en dehors du terrain", déclarait-il à son arrivée. Mais deux mois après sa prise de fonction, l'euphorie est retombée. Tout d'abord au niveau des résultats: quatre victoires, trois nuls, deux défaites toutes compétitions confondues. Actuellement dixième en championnat, Villa ne s'est pour l'instant frotté qu'à un seul ténor, Chelsea, pour un nul à domicile (0-0, 8e journée). Face au dauphin Manchester United, seule équipe invaincue cette saison en Championnat, la tâche risque d'être lourde samedi après-midi. Aussi lourd que l'héritage du prédécesseur de Gérard Houllier, Martin O'Neil, parvenu à stabiliser le club dans le haut de tableau du championnat anglais avec une sixième place lors des trois dernières saisons. Houllier: "Carew est stupide" L'ancien coach de l'Olympique Lyonnais doit aussi gérer un effectif dépouillé de son meilleur élément des années passées, James Milner - parti cet été à Manchester City - et touché par les blessures - neuf avant la venue des Red Devils ! -, notamment celles de Carlos Cuellar, Stiliyan Petrov et Emile Heskey. "Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que dans certains secteurs, nous n'avons pas beaucoup d'options, déplorait le manager en conférence de presse fin octobre. Si nous repérons un joueur vraiment bon, avec de l'expérience internationale, qui peut apporter quelque chose à l'équipe, en particulier dans certains secteurs, nous le prendrons". Outre ceux de Robert Pirès, sans club, et de Michael Owen, chouchou de Gérard Houllier lorsqu'il dirigeait Liverpool, les noms de bon nombre de joueurs de Ligue 1 ont circulé dans les tabloïds anglais: les Lyonnais Jean II Makoun et Bafétimbi Gomis, le Lillois Gervinho, le Parisien Guillaume Hoarau... D'autant qu'Aston Villa doit également gérer le moyen terme. En juin prochain, les cadres Steve Sidwell, Nigel Reo-Cocker et John Carew seront en fin de contrat. Et toujours aucune prolongation en vue. Encore moins pour le Norvégien, qui a réglé ses comptes avec son coach par presse interposée: "S'il veut se battre avec moi pour un contrat, qu'il me le dise en face et pas dans la presse, s'emportait l'ancien Lyonnais, actuellement blessé, dans la presse locale. C'est un manque de respect pour moi et pour les fans qui chantent mon nom semaine après semaine"." La réponse de "Gégé" dans le Daily Mail n'a pas tardé et elle a été cinglante: "Je pense qu'il est stupide. Il vit dans le passé. Il devrait regarder les chiffres. Combien de buts a-t-il marqués ? Et si les supporters scandent son nom, il faudrait que ses coéquipiers eux aussi le scandent." Jeudi, les deux hommes ont fait la paix, au moins provisoirement, préférant concentrer leur énergie sur la venue de MU. Mais dans un Villa, il est parfois difficile de cohabiter...