Houllier, la bonne année ?

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Houllier, la bonne année ?
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Gérard Houllier a franchi le seuil de l'année 2011 sur le banc des Villans et pourtant ce n'était pas gagné d'avance. Avec six revers concédés lors des sept dernières levées de championnat, Aston Villa pointe à une indigne 15e place et flirte désormais avec la zone rouge. Confirmé dans ses fonctions en début de semaine, le technicien français pourrait néanmoins prendre la porte si le club de Birmingham venait à s'incliner devant Chelsea, dimanche.

Gérard Houllier a franchi le seuil de l'année 2011 sur le banc des Villans et pourtant ce n'était pas gagné d'avance. Avec six revers concédés lors des sept dernières levées de championnat, Aston Villa pointe à une indigne 15e place et flirte désormais avec la zone rouge. Confirmé dans ses fonctions en début de semaine, le technicien français pourrait néanmoins prendre la porte si le club de Birmingham venait à s'incliner devant Chelsea, dimanche. Cette saison 2010-11 est en train de tourner au cauchemar pour Aston Villa. La démission de Martin O'Neill à cinq jours du début des hostilités avait tout, il est vrai, du mauvais présage. Sous la houlette du stratège nord-irlandais, les Villans étaient parvenus à se hisser dans le top 6 de la Premier League ces trois dernières années, bien aidés en cela par un Gareth Barry et un James Milner qui font aujourd'hui les beaux jours de Manchester City. Le départ annoncé cet été du second, un an après la cession du premier, a eu raison de la dévotion d'un entraîneur devenu icône du côté de Birmingham. Appelé à la rescousse après l'intérim honorable d'un Kevin McDonald sorti de sa réserve pour limiter la casse, Gérard Houllier a eu beau signer son retour en Angleterre d'une victoire sur Wolverhampton, le 26 septembre dernier, Aston Villa ne cesse depuis de déchanter. Alors que les Carew et consorts avaient amassé sept unités en cinq levées sous la férule de leur coach de passage, ces mêmes joueurs se sont contentés de 13 points de plus sur leurs 14 sorties suivantes. Un maigre butin rassemblé en trois succès et quatre matches nuls, pour déjà sept défaites, dont six concédées lors des sept dernières journées. Pointé à hauteur du sixième rang à la prise de fonction de l'ancien DTN tricolore, Aston Villa se morfond aujourd'hui à la 15e place, avec seulement une longueur d'avance sur Fulham, le premier relégable, trois sur la lanterne rouge West Ham. Autant dire que Gérard Houllier, qui visait "l'Europe et les places d'honneur" à son retour outre-Manche, est loin des objectifs claironnés. Ce qu'il est le premier à reconnaître, lui qui admettait "lutter pour le maintien après le naufrage des siens sur le terrain des Citizens, mardi (0-4): "Nous savions que nous aurions des difficultés avec les rencontres de Noël en affrontant Tottenham, Manchester et Chelsea. Trois points de plus nous auraient positionnés dans la première partie du tableau mais, au contraire, nous sommes désormais à la limite de la zone de relégation, à la bagarre pour nous maintenir." Houllier s'efforce d'y croire Alors que la patience des supporters de Villa s'étiole de journée en journée - beaucoup d'entre eux réclamant la tête de l'ancien entraîneur de Liverpool depuis le lourd revers des leurs devant les Reds, début décembre (0-3) - Gérard Houllier jouit toujours pour l'heure de la confiance de ses dirigeants. A court terme du moins. L'intéressé en tout cas veut croire en de meilleurs lendemains, se disant "sûr de pouvoir inverser la tendance, car certains joueurs reviennent tout juste de blessure et ont l'expérience nécessaire pour y parvenir, tandis que d'autres joueurs ne sont pas à leur meilleur niveau et ont peut-être besoin d'un peu de repos." Reste que la trêve n'est pas encore pour demain. Attendus ce week-end à Stamford Bridge, les Lions feront alors face à des Blues relancés par leur victoire sur Bolton, mercredi. Un succès acquis au forceps, sur la plus petite des marges (1-0), qui a néanmoins eu le mérite de mettre fin à deux mois de disette londonienne, tout en accordant un sursis à Carlo Ancelotti sur le banc. "Chelsea n'est peut-être pas aussi malade que nous, au vu du classement", estimait Gérard Houllier mardi soir. Le verdict du terrain sera sans doute le pire des remèdes pour le vaincu.