Hoarau: "Ne penser qu'à la finale"

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Hoarau: "Ne penser qu'à la finale"
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Malgré le nul contre Nancy (2-2) la veille, c'est un Guillaume Hoarau souriant et détendu qui s'est présenté devant la presse. L'attaquant parisien veut se concentrer sur la finale de la Coupe de France, samedi contre Lille.

Malgré le nul contre Nancy (2-2) la veille, c'est un Guillaume Hoarau souriant et détendu qui s'est présenté devant la presse. L'attaquant parisien veut se concentrer sur la finale de la Coupe de France, samedi contre Lille. Guillaume, quel est l'état d'esprit du groupe après le nul contre Nancy (2-2) ? On est un peu fatigué physiquement et moralement, mais ce sont les lendemains de matches. On aurait aimé gagner pour préparer au mieux la finale de la Coupe. On a tous pensé à ce match, à un moment donné dans la semaine. Ce sont les derniers jours pour la préparer, il faut vite se projeter dessus. C'est une très belle affiche et surtout, on a l'occasion de conserver ce trophée. Qu'est ce qui est le plus important pour un joueur de Ligue 1 aujourd'hui ? Remporter la Coupe de France ou se qualifier pour la Ligue des champions ? Pour le CV, aucun trophée n'est négligeable. Quand je vois celui de Grégory Coupet par exemple, ça donne envie... Disputer une finale de Coupe de France, ça n'arrive pas souvent dans une carrière. Quand j'étais à Gueugnon et au Havre, je n'ai jamais été aussi loin. Gagner cette finale-là, c'est très important. Mais c'est sûr que quand on aime le haut niveau, la forte pression, on veut le meilleur. Et le meilleur, en championnat, c'est se qualifier pour la Ligue des champions. Il nous reste trois matches pour jeter les dernières forces dans la bataille. On y reviendra après, d'abord il y a cette finale et il ne faut penser qu'à ça. Est-ce que vous avez le sentiment de lutter à armes égales avec Lyon ? On lutte avec nos forces, je ne sais pas s'il y a des équipes qui nous envient. Nous en tout cas, on n'envie personne. On a su former un bloc cette saison, pour qu'on soit liés les uns aux autres. Il y a eu des petites secousses, mais c'est la vie de tout un groupe. On a cravaché jusqu'à présent, il nous reste le dernier virage et il va falloir tout donner sur le terrain. Dans quel état d'esprit se trouve Christophe Jallet, au lendemain de son expulsion qui lui fera manquer la finale ? Il faudrait lui demander. Ça doit être très compliqué... Je pense que sur le coup, connaissant un peu le personnage, il a d'abord pensé au fait de nous laisser à dix contre onze plutôt qu'à la finale. Cette suspension vient enfoncer le couteau dans la plaie. Mais c'est vrai que la sanction est très dure, avec le penalty plus le carton rouge. Il vous le dirait mieux que moi, mais on est déçu pour lui. Ça nous fera une source de motivation supplémentaire. Mercredi matin, vous l'avez senti abattu, différent ? C'est clair que n'importe qui à sa place aurait été un peu mal. Le connaissant un peu, il va essayer de faire "une Coupet" et de nous faire partager sa joie de vivre, pour nous motiver pour samedi. "Ça va se jouer au mental" Il n'y a pas trop d'amertume après ce scénario, marqué notamment par une erreur d'arbitrage sur le but refusé à Nenê ? Dans une saison, il y a pas mal de faits de jeu, et revenir dessus ne change rien. C'est passé, c'est comme ça, il faut regarder devant. On peut parler de l'arbitrage, de nous, il y a eu pas mal de choses sur lesquelles on aurait pu mieux faire. Selon vous , Lille est la meilleure équipe française ? Ils l'ont prouvé tout au long de la saison. Le championnat est un marathon, ils ont pris la tête et ont su garder un rythme de champion. Ça commence à se dessiner et ils le méritent amplement. Défensivement et surtout offensivement, c'est l'équipe la plus complète. Quelle est la force principale des Lillois ? C'est Adil Rami (sourire) ! Sérieusement, c'est un groupe de potes, on voit qu'ils prennent plaisir à se faire mal. Ils ont aussi un coach très intelligent, qui a su bien recruter. La mayonnaise a pris dès le départ et certains joueurs sont d'une grande efficacité cette année. Il n'y a pas de secret, ils sont costauds derrière et devant, donc ils sont là où ils doivent être. Vous vous considérez donc comme outsider pour cette finale ? De toute façon, on y va pour essayer de garder notre titre. Après, sur une finale, tous les compteurs sont remis à zéro. Pour moi, ça va se jouer au mental, ça va être un combat, c'est sûr. On connaît leurs forces et on en a quelques-unes, quand même. Au vu de leur forme du moment, on est outsider, mais il faudra nous marcher dessus pour nous enlever ce trophée. Le fait qu'ils aient gagné à Saint-Etienne, psychologiquement, ça peut les aider ? Quand Lille joue, je les mets tout le temps gagnants. Donc ce n'est pas ce qui nous mettra une pression supplémentaire. Ils savent où ils veulent aller et comment le faire. Il va juste falloir les contrer, essayer de résister. Une finale, tout le monde le dit, elle n'est belle que quand on la gagne. Il n'y aura pas de match retour et après tous les mini-tournants qu'on a manqué, on espère qu'on va pouvoir sourire samedi, avant de finir le championnat en beauté. Autant cette finale avait sauvé la saison l'an passé, autant elle pourrait venir récompenser une grosse saison cette fois. Jusqu'ici, elle a été bonne, et j'espère que cette finale aura la même issue que l'an dernier. "Les quotas ? No comment..." Vous dites que c'était pour sauver la saison l'an dernier. Cette fois, on a l'impression que c'est un lot de consolation... C'est une finale au stade de France, quand même ! Pour moi, ça représente énormément. On a fait tout un pataquès sur l'intérêt de la Coupe de la Ligue, mais quand les Marseillais ont soulevé le trophée, il n'y en a pas un qui faisait la gueule ! On y tient, ce n'est pas un lot de consolation, loin de là. On a envie de la gagner, point. Et on mettra tout ce qu'il faut pour le faire. A l'instar de Bordeaux l'an dernier après sa défaite en finale de la Coupe de la Ligue, un revers samedi peut-il avoir des conséquences pour le vaincu, en vue des derniers matches ? Comparé à Bordeaux, il ne restera que trois matches derrière. C'est plus facile de trouver les forces pour trois matches que pour dix... Je ne sais pas, c'est la gestion d'un groupe, je pense que le coach fait ce qu'il faut ces derniers temps pour garder tout le monde concerné. A quelques détails près, ça aurait pu être encore plus bénéfique pour nous. Chaque groupe est différent, et je ne vais pas juger ce qui s'est passé à Bordeaux. Je n'espère pas, en tout cas, que ça nous mettrait du plomb dans l'aile pour les trois derniers matches. Un petit mot sur Mevlut Erding, qui va mieux... Pour un attaquant, il n'y a rien de plus beau que de marquer, de toute façon. Il n'y a pas de secret, il bosse à l'entraînement. On a déjà tout dit sur nous, et il y a un moment où il faut porter l'équipe vers l'avant. Je suis très content pour lui, je lui ai sauté dessus sur ses deux buts. On vit quasiment les mêmes choses, on a les mêmes sentiments devant le but. On bosse ensemble toute l'année, on en a pris plein la tronche, donc ça soulage. A choisir, quel PSG-Lille préféreriez-vous gagner, entre la finale de Coupe et le match de championnat la semaine suivante ? Ce serait facile si je disais: aucun, il faut gagner les deux. J'imagine que vous attendez autre chose, mais là... Je dirais que le fait de gagner le premier match pourrait nous donner un ascendant psychologique pour le deuxième, donc commençons par gagner le premier. Comment expliquez-vous que Paris soit une équipe de Coupe ? Il y a énormément de surprises en Coupe de France. Pour les équipes de niveau inférieur, la motivation est différente. Je me rappelle à Gueugnon, la façon dont on s'était motivé pour jouer le PSG. Il y a pas mal de joueurs qui ont suivi ce cursus-là, donc on n'a pas de complexe de supériorité quand on joue des équipes supposées moins fortes. On a tous eu le même tirage. Je ne sais pas d'où vient cette force, mais c'est vrai qu'on arrive à bien figurer en Coupe, tant mieux. Pour terminer, que pensez-vous de l'affaire des quotas ? No comment... Je n'y étais pas à cette réunion, donc je n'ai pas mon mot à dire. On suit ça, on entend un peu de tout. Ça vous fait du boulot...