Hirscher bien à l'heure

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Hirscher bien à l'heure
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En tête à l'issue de la première manche, Marcel Hirscher a parfaitement géré le deuxième passage sur la piste d'Alta Badia pour remporter sa première victoire de la saison en slalom, devançant l'Italien Giuliano Razzoli et l'Allemand Félix Neureuther. Très régulier depuis le début de saison, l'Autrichien prend les commandes de la Coupe du monde. Côté français, Pinturault termine 12e devant Grange 13e, Missillier 15e et Tissot 20e.

En tête à l'issue de la première manche, Marcel Hirscher a parfaitement géré le deuxième passage sur la piste d'Alta Badia pour remporter sa première victoire de la saison en slalom, devançant l'Italien Giuliano Razzoli et l'Allemand Félix Neureuther. Très régulier depuis le début de saison, l'Autrichien prend les commandes de la Coupe du monde. Côté français, Pinturault termine 12e devant Grange 13e, Missillier 15e et Tissot 20e. Voilà un sérieux client pour le Globe. Marcel Hirscher est en forme en ce début de saison et l'Autrichien en profite. Souvent à l'aise dans les derniers manches de l'hiver, le slalomeur originaire d'Annaberg-Lungötz répond cette fois présent dès décembre. D'où l'intérêt de le suivre de près. Mis en confiance par une bonne tournée américaine (trois podiums à Beaver Creek), le champion du monde junior en 2008 (il n'a aujourd'hui que 22 ans) n'a laissé le soin à personne de s'imposer sur la Gran Risa d'Alta Badia ce lundi. Une première manche pleine de rythme, une deuxième de fin tacticien et le voilà en tête du classement de la Coupe du monde de slalom comme au général. Le tout pour sa première victoire de la saison entre les piquets, après avoir cueilli Ligety dans le royaume de l'Américain, le Géant, sur la Birds of Prey de Beaver Creek. L'Autrichien s'impose avec 54 centièmes d'avance sur l'Italien Giuliano Razzoli et 60 centièmes sur un Allemand, un Félix Neureuther retrouvé. Le favori du slalom de Flachau, patrie d'Hermann Maier, à moins de 30 kilomètres du fief d'Hirscher, est tout trouvé ! Grange prend son mal en patience, Pinturault apprend vite Jean-Baptiste Grange, lui, poursuit son retour. Sorti à Beaver Creek dès les premières portes de la première manche, le champion du monde en titre voulait avant tout emmagasiner des manches dans les Dolomites, se rassurer, tester aussi un physique qui le préoccupe. "C'est pénible de devoir au jour le jour gérer une douleur", nous confiait-il avant de rejoindre l'Italie. "C'est une année un peu bizarre, je reviens de blessure, ces douleurs au dos ne m'ont pas permis de me préparer comme je le voulais. Il faut que les choses se mettent en place petit à petit. Mais j'y vais calmement et tranquillement." Pas évident toutefois à mettre en pratique au moment d'aborder ce slalom sur la Gran Risa, un lieu forcément particulier pour le skieur originaire de Valloire qui y a gagné sa première victoire en Coupe du monde en 2007, quelques mois après le bronze ramené des Mondiaux d'Are, son premier grand fait d'armes. Contracté, le Français a visiblement assuré, pas totalement capable d'imprimer un rythme plus soutenu sur une piste tracée par l'entraîneur des Bleus, David Chastan. "C'est plutôt une course honnête. Dans la première manche, je ne fais pas un bon haut et je fais une faute sur le bas qui me coûte cinq dixièmes", a expliqué au Dauphiné Libéré le champion du monde en titre. "C'est bien d'être en bas. Je sais que je suis pas encore revenu à mon meilleur niveau. Je m'en rends compte aussi à l'entraînement. Il faut y aller étape par étape. J'étais un peu tendu surtout que j'étais déçu de mon géant de dimanche où je n'ai pas trouvé le bon rythme. J'avais peur de refaire la même chose. Je ne voulais pas refaire le même départ qu'à Beaver (Beaver Creek, ndlr) et me crasher au bout de dix portes. Il y a encore du travail. J'avais besoin de cette 13e place. J'ai besoin de repasser par là." Au contraire, Alexis Pinturault s'engageait pleinement au lendemain d'un Géant frustrant où il est sorti après avoir réalisé un haut de parcours stratosphérique. Le jeune espoir du ski français a encore impressionné, allant chercher une huitième place à 87 centièmes d'Hirscher, et ce malgré un dossard 37 impliquant un passage sur une piste ravagée par les nombreux passages. Prometteur. La deuxième manche voyait Grange s'engager bien plus, livrant une belle manche... mais avec forcément plus de fautes pour prendre la 13e place finale (à 1"79 d'Hirscher). Après lui, Pinturault repart tambour battant mais est contraint à un petit blocage à un moment délicat : juste avant la partie plus plate. L'addition se paye comptant (12e à 1"70) mais le deuxième du Géant de Solden en ouverture de la saison peut voir venir. Sa 12e place est d'ailleurs synonyme de premiers points en slalom. Missillier, 15e, et Tissot, 20e, concluent le tir groupé des Bleus, placés en attendant mieux. Peut-être dès mercredi à Flachau ?