Hilton, rebond gagnant

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Hilton, rebond gagnant
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Invité l'été dernier par l'OM à se chercher un autre club, Vitorino Hilton a fait le bon choix en se tournant du côté de Montpellier. Le défenseur brésilien apporte son expérience à un groupe relativement jeune dont les résultats font à nouveau frissonner les supporters de La Mosson. Avant un déplacement à Caen samedi, l'équipe de René Girard ne se trouve qu'à trois points du leader parisien.

Invité l'été dernier par l'OM à se chercher un autre club, Vitorino Hilton a fait le bon choix en se tournant du côté de Montpellier. Le défenseur brésilien apporte son expérience à un groupe relativement jeune dont les résultats font à nouveau frissonner les supporters de La Mosson. Avant un déplacement à Caen samedi, l'équipe de René Girard ne se trouve qu'à trois points du leader parisien. Son heure était venue. Didier Deschamps n'inscrivant plus son nom sur ses petits papiers, Vitorino Hilton n'avait d'autres choix que de partir pour rebondir. Avec 36 matches de Ligue 1 (14 européens) sous le maillot marseillais en 2008-2009 pour sa première saison olympienne, puis 12 et 8 seulement lors du dernier exercice, l'avenir marseillais du Brésilien n'était guère en effet folichon, comme cette nuit du 12 juillet où il fut agressé avec sa famille par six hommes cagoulés. Cet home-jacking a certainement pesé un peu plus dans la tête du défenseur sur la nécessité de changer d'air même si celui de Montpellier comprend les ingrédients du Midi, on ne peut plus proche que ceux de la saveur provençale. "La vie était devenue impossible. À Montpellier, j'ai retrouvé le plaisir de jouer", confiait-il cet été. Une véritable aubaine car signer avec le club héraultais était loin d'être évident. A 34 ans, l'ancien lensois pouvait légitimement comprendre que séduire à nouveau un employeur ne serait pas une partie gagnée d'avance. René Girard et la famille Nicollin, en quête d'un joueur d'expérience, ont dit oui. Le natif de Brasilia a débarqué dans une équipe toujours ambitieuse de jouer les premiers rôles, du moins les trouble-fête du championnat de France. Depuis sa remontée en Ligue 1, Montpellier a démontré sa capacité à tenir la dragée haute aux grosses cylindrées, notamment en 2009-2010 et cette 5e place, à deux points seulement d'un strapontin pour la Ligue des champions. Plus cool que Spahic Subissant peut-être le contre coup de cette formidable saison en tant que promu, le club de la Paillade a déçu ses supporters l'exercice précédent (14e) mais les bonnes habitudes sont revenues en 2011-2012 comme le prouve cette deuxième place au classement après 10 journées, à trois points du PSG. Et Vitorino Hilton n'y est pas étranger avec 8 titularisations sur 9 matches disputés. En peu de temps, il a su s'adapter à son nouvel environnement et commencer à faire oublier Emir Spahic. Contrairement au Bosnien, le Brésilien ne risque pas de prendre un abonnement aux séances du jeudi de la Commission de la discipline de la LFP. Il est aussi vrai que le week-end dernier devant Dijon (5-3, 10e journée), il n'a pas été sensationnel, sur le premier but adverse, à l'image d'El-Kaoutari, son compère du soir de la défense centrale. Mais qui ne s'est pas raté sur un match ? Samedi, il devrait être associé à Mapou Yanga-Mbiwa, 22 ans, de retour de suspension. Au milieu des autres Bocaly (23 ans), Bedimo (27 ans) et Jourdren (25 ans), Hilton agit comme le sage de l'arrière-garde héraultaise, lui qui dégage calme et sérénité sur le terrain. Montpellier ne s'est pas trompé en allant le chercher à Marseille. Et vu la position des deux clubs avant la 11e journée, Hilton se réjouit un peu plus de son choix.