Heymans: "J'invoquais tout..."

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Heymans: "J'invoquais tout..."
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Voici les principales réactions recueillies à l'issue de la finale du Top 14 remportée par le Stade toulousain face à Montpellier (15-10), samedi au Stade de France.

Voici les principales réactions recueillies à l'issue de la finale du Top 14 remportée par le Stade toulousain face à Montpellier (15-10), samedi au Stade de France. Cédric Heymans (arrière du Stade toulousain): "C'est énorme, on peut perdre et puis on le gagne. Bien sûr qu'on a eu peur. J'étais à genoux, j'invoquais tout. C'est justement quand tu te dis que ça va finir par passer que ça ne passe pas. On ne panique pas. Ça résume l'histoire de ce club. Imaginez, on est sur un bateau, il y a une énorme avarie, on prend l'eau de toute part et les mecs, ils sont contents de ramer contre le vent. Ils se disent: "Il y en a qui écopent, il y en a qui rament et forcément, on va arriver à terre. Et ça a souri. C'est ce qui s'est passé en deuxième période. On a remis les mains sur le ballon, on a conservé, on a eu des pénalités, le minot est rentré (ndlr, Nicolas Bézy), il a mis les buts, et voilà..." Guy Novès (manager du Stade toulousain, devant les caméras de Canal+): "Franchement, rien ne nous a réussi ! On avait l'impression qu'on avait ce syndrome montpelliérain. David Skrela qui fait un bon match mais qui, au pied, loupe toutes ses tentatives. C'est incroyable ! En première période, on se met en danger sur leur seule action, on pousse, on n'y arrive pas, on fait des fautes... La victoire a choisi son camp, sur le nombre d'occasions je pense que c'est mérité. Un grand bravo à Montpellier, à tout le club. Je pense que c'est une équipe avec laquelle il faudra compter dans les prochaines années." Jean-Baptiste Elissalde (entraîneur des arrières du Stade toulousain): "Je suis énormément chanceux. Je n'avais pas forcément de légitimité pour être là, beaucoup de bons entraîneurs plus chevronnés que moi auraient mérité d'entraîner une équipe comme celle-là et avec des joueurs aussi talentueux. Moi, j'ai eu cette chance-là, qui m'a été donnée par le club et par Guy Novès. J'en ai profité à fond, j'ai tout donné. Ça a été une saison un peu longue - le changement de rythme était un peu difficile - mais la fin est heureuse et surtout elle est méritée." Yannick Bru (entraîneur des avants du Stade toulousain): "C'est le soulagement qui prédomine, parce qu'on est passé par tellement d'états émotionnels différents durant ce match qu'on est un peu vidé, on manque d'énergie. Mais on est soulagé de l'avoir emporté, parce qu'en termes de possession et d'occupation, je pense qu'on va battre tous les records de statistiques. Fabien Galthié et Eric Béchu doivent avoir un sort magique qu'ils jettent sur les buteurs du Top 14 dans cette phase finale, parce qu'on a fait preuve d'une maladresse au pied et à la main dans la zone de marque assez phénoménale pour une finale... Et on sait que lorsque la machine ne tourne pas rond, mais que la domination est là, le buteur est quand même un élément clé pour concrétiser et ça n'était même pas le cas. Bravo à la valeur défensive et à l'état d'esprit irréprochable des Montpelliérains, parce que je pense que beaucoup d'équipes auraient craqué avant. Ils ont encore prouvé qu'ils n'étaient pas là par hasard. On est quand même très fier de nos joueurs, et de ceux qui ont parachevé le travail et dont l'entrée a été déterminante pour concrétiser enfin notre domination sur ce match." Skrela: "Que rêver de mieux !" David Skrela (ouvreur du Stade toulousain): "Je retiens une aventure humaine avant tout, ça fait trois ans que je suis là. Même si la première année a été un peu compliquée, après, les deux autres, ce n'est que du bonheur. Champion d'Europe, puis champion de France, surtout cette année, on fait une saison remarquable, premiers d'un Top 14 hyper relevé. Que rêver de mieux !" Louis Picamoles (n°8 du Stade toulousain, devant les caméras de Canal+): "C'était particulier parce que c'était Montpellier et que j'ai beaucoup d'amis qui jouent toujours là-bas. Après, ça fait deux ans que je suis parti et je me sens très bien au Stade toulousain. J'avais une grosse détermination pour bien terminer cette saison et aller chercher ce Brennus. Ça fait très plaisir d'avoir validé cet objectif." Maxime Médard (ailier du Stade toulousain, devant les caméras de Canal+): "On n'a pas fait une grande finale, mais on est content de finir comme ça. On félicite Montpellier pour leur finale, pour toute l'oeuvre de Fabien Galthié. Cette équipe est riche et va faire beaucoup de choses dans le futur (...) C'est le banc de touche qui nous fait du bien quand les remplaçants sont rentrés, on a la chance d'avoir un effectif riche. Ils nous ont apportés ce quelque chose." Trinh-Duc: "Il fallait être plus disciplinés" Fulgence Ouedraogo (troisième-ligne et capitaine du Montpellier Hérault Rugby, devant les caméras de Canal+): "C'est la tristesse. C'est vrai que c'était dur et qu'on a subi pendant toute la durée du match. Ce soir, ils ont combattu jusqu'au bout, ils n'ont rien lâché. Ce soir, je suis très fier de cette équipe". Fabien Galthié (entraîneur en chef du Montpellier Hérault Rugby): "Celle-là, on peut dire que jusqu'à la fin, on y a cru. Est-ce que c'est le banc toulousain, est-ce notre fatigue générale, est-ce le manque d'expérience ? On va dire qu'on était champions de France jusqu'à la 70e pour se raccrocher à quelque chose de positif. On y croit jusqu'à la fin. Comment repartir après une telle épopée ? Je pars en vacances, au moins cinq semaines. Je pense qu'il faut faire des breaks. Quant à Ouedraogo, un k-o, une main cassée, je crois qu'il avait donné." Eric Béchu (entraîneur adjoint en charge des avants du Montpellier Hérault Rugby): "Je n'ai pas envie de parler d'indiscipline, je crois qu'à un moment on cède sous la pression toulousaine. On prend deux cartons, mais à un moment, l'arbitre voit des pressions s'exercer et nous, on fait de plus en plus de fautes. Plus que de l'indiscipline, c'est ne pas être parvenu à inverser la pression. Toulouse mérite très, très largement sa victoire. Premiers à l'issue du championnat, là ils ont été meilleurs que nous: il faut féliciter Toulouse pour la machine à gagner qu'ils sont et moi, j'ai envie de féliciter mes joueurs pour l'énorme débauche d'énergie. Il y a plein de regrets, on était vraiment venu pour gagner. On a même une balle de match à la fin, on peut le gagner. Mais quand comme Toulouse, tu finis premier à l'issue des poules et que tu domines à ce point la demi-finale et la finale, eh bien tu es champion de France !" François Trinh-Duc (ouvreur du Montpellier Hérault Rugby): "Déçu, oui, parce qu'on est des compétiteurs, que la physionomie du match était un peu à notre avantage et qu'on a fini par craquer à la fin en commettant beaucoup de fautes durant tout le match. Il y a encore deux cartons jaunes, c'est un peu râlant. On savait que ça ne pourrait pas passer à chaque fois sur ces phases finales en prenant deux cartons et étant aussi indisciplinés qu'on l'a été. Contre Toulouse, en finale en plus, il fallait être plus disciplinés. Mais on est jeune, on apprend et on découvre cette finale du Top 14." Julien Tomas (demi de mêlée du Montpellier Hérault Rugby): "C'est l'état d'esprit de toute une saison qui est encore ressorti sur la finale. Mais on était quand même mis sous pression par des Toulousains qui bataillaient très forts dans les regroupements, nous retardaient beaucoup de ballons et nous empêchaient de produire notre jeu. Trouver des solutions face à eux, c'est déjà difficile, alors là, en ayant des ballons ralentis, ça l'était encore plus. Malgré ça, on avait une grosse défense et on voulait mettre leur n°10 sous pression. Ça a fonctionné pendant 70 minutes... Et puis à force de donner du coeur, mentalement, on lâche un peu le match. On veut tellement se livrer à 200%, que tenir 80 minutes une finale à ce rythme-là, c'est difficile." Benjamin Thiéry (arrière du Montpellier Hérault Rugby): "Ça fait longtemps que c'est dur physiquement, éprouvant. En termes de niveau de jeu, on n'a pas fait ce qu'on voulait sur ce match, ce n'était pas évident. On a touché nos limites, on a manqué d'oxygène à la fin par rapport à la fraîcheur que peut avoir un club comme Toulouse." Sylvain Mirande (centre du Montpellier Hérault Rugby): "Il manque 10 minutes, à la fin il n'y a plus trop d'essence. On a beaucoup subi les 30 dernières minutes, le deuxième carton jaune nous fait beaucoup de mal, un peu comme la semaine dernière. On puise, on puise pour combler les trous, et à la fin ils poussent à la faute et ils prennent les points. Le scénario n'a pas voulu se reproduire comme la semaine dernière pour renverser la tendance à la fin. Il manquait 10 minutes."