Heulot: "On ne baisse pas les bras"

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Heulot: "On ne baisse pas les bras"
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Première journée de repos sur le Tour de France, observée lundi dans les alentours d'Aurillac, rime avec premiers bilans. Stéphane Heulot est ainsi revenu pour nous sur les premiers jours de course de l'équipe Saur-Sojasun, novice à ce niveau. Le manager de la formation française se félicite de la cohésion au sein de son groupe, et espère surtout que son leader Jérôme Coppel abordera la montagne au top de sa forme.

Première journée de repos sur le Tour de France, observée lundi dans les alentours d'Aurillac, rime avec premiers bilans. Stéphane Heulot est ainsi revenu pour nous sur les premiers jours de course de l'équipe Saur-Sojasun, novice à ce niveau. Le manager de la formation française se félicite de la cohésion au sein de son groupe, et espère surtout que son leader Jérôme Coppel abordera la montagne au top de sa forme. Quel bilan faites-vous de cette première partie du Tour de France pour votre équipe ? Je crois que c'est un petit peu comme beaucoup d'équipes. De nombreuses infortunes, avec des chutes, des coureurs qui sont ressortis avec des blessures, qui sont tombés un petit peu malades. De bonnes choses néanmoins, parce que je pense que l'équipe a été relativement active quand les occasions se sont présentées. On a perdu un petit peu de temps avec Jérôme Coppel, et ça c'est un petit peu le regret que j'ai. Il n'y a pas eu de bêtise, mais c'est de la déveine. Il a perdu près de trois minutes gratuitement sur diverses chutes. Il a vécu deux dernières journées très difficiles parce qu'il a souffert de ses courbatures, suite à sa chute dans l'étape de Châteauroux. La journée de repos tombait à point. On a pu panser les plaies et j'espère qu'on va repartir sur de bons rails à l'approche des Pyrénées. Quel est le bilan médical de vos coureurs ? Par rapport à Jérôme Coppel, les choses se remettent dans l'ordre tout doucement. Il n'est pas encore bien lundi, mais d'ici à mardi et mercredi, ça devrait être revenu à un bon niveau pour la première étape de montagne. Arnaud Coyot était malade dimanche, mais ses problèmes gastriques sont complètement résolus. Il y a Fabrice Jeandesboz qui, au mieux, souffre de lésions intercostales, au pire de fractures de côtes. On doit repasser des radios, on l'avait fait à Châteauroux mais ça n'avait rien révélé. Laurent Mangel était tombé lors du départ fictif de l'étape de Lorient, avec une belle plaie aux fesses qui a nécessité neuf points de suture et limite une greffe de peau. C'est en bonne voie, non pas de guérison, mais la souffrance est contenue. Ça va beaucoup mieux pour lui. Enfin, Jérémie Galland a eu une bronchite mais son état est plutôt stable. "On est tendre, on est jeune, c'est vrai que ce n'est pas simple tous les jours" Avez-vous quelques images marquantes de cette première semaine ? Je vais retenir cette solidarité qu'on a entre nous, que ce soit avec les coureurs, que ce soit le staff. C'est haut les coeurs. On est conscient d'être sur un grand événement. On est tendre, on est jeune, c'est vrai que ce n'est pas tous les jours simple. Mais on ne baisse en aucun cas les bras. On reste très appliqué, très concentré sur le sujet. Cette jeunesse de l'équipe peut être un défaut à la base, mais c'est aussi la prise de conscience qu'on a un grand événement à jouer, et on est bien appliqué pour réussir de belles choses. On a pu lire ici ou là que votre équipe, bénéficiaire d'une invitation sur cette édition, ne se montrait pas assez. Qu'avez-vous à répondre à ça ? Ces voix-là, je ne les ai pas entendues, ce sont des cancans. On ne sait pas qui l'a dit, on ne sait pas qui l'a écrit. A partir de là- le problème est résolu, je ne m'ouvre pas à ce débat là. Parce que ceux qui suivent le vélo et qui ont regardé cette première semaine s'apercevront que ce genre de commentaires est complètement infondé. Comment voyez-vous les deux étapes à venir avant les Pyrénées ? Ce sont des étapes pour baroudeurs. Il y a déjà des écarts importants qui sont faits. Il y a une équipe qui a envie de garder le maillot jaune, au moins jusqu'à la montagne. A partir de là, l'intelligence serait de laisser un groupe de coureurs suffisamment loin au général se disputer la victoire d'étape. C'est ce qui se fait habituellement. On a vu l'équipe Garmin qui n'a rien lâché les neuf premiers jours, sans doute parce que les écarts étaient relativement réduits. Ils avaient envie de conserver ce maillot. Je pense que là, ce sera plus ouvert.