Heulot: "L'avenir est intéressant"

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Heulot: "L'avenir est intéressant"
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Pour son premier Tour de France en tant que manager, et pour la première également de la formation Saur-Sojasun, Stéphane Heulot dresse un bilan positif de la prestation de ses hommes. Neuf au départ, neuf à l'arrivée, un leader, Jérôme Coppel, dans le Top 15 du classement général, l'ancien porteur du maillot jaune est un homme comblé. D'autant qu'il a aussi aimé ce qu'il a vu sur les routes de la Grande Boucle, avec l'espoir que le cyclisme français poursuive sa progression.

Pour son premier Tour de France en tant que manager, et pour la première également de la formation Saur-Sojasun, Stéphane Heulot dresse un bilan positif de la prestation de ses hommes. Neuf au départ, neuf à l'arrivée, un leader, Jérôme Coppel, dans le Top 15 du classement général, l'ancien porteur du maillot jaune est un homme comblé. D'autant qu'il a aussi aimé ce qu'il a vu sur les routes de la Grande Boucle, avec l'espoir que le cyclisme français poursuive sa progression. "C'est un bilan extrêmement satisfaisant pour des débutants. On nous présentait comme tel au départ donc assumons ce rôle. Neuf coureurs à l'arrivée c'est une très grande satisfaction. On a rempli notre objectif de mettre Jérôme Coppel, notre leader de 24 ans, dans les 15 premiers du classement général. Il termine quatorzième. La cerise sur le gâteau aurait été d'avoir une victoire d'étape, mais ça n'a pas été facile pour les coureurs français de manière générale. Jonathan Hivert aurait pu mais a fait preuve de beaucoup de maladresse et de manque de lucidité dans la descente du Pinerolo. L'équipe a été offensive, on a passé huit ou neuf jours devant. Ça confirme pour moi l'esprit de mes coureurs. Je ne vis pas avec le regret, je respecte la course, les aléas de la course. On a été comme beaucoup touché par les chutes, on a aussi été épargné à un moment donné certainement. Ce qu'on peut regretter, c'est à un moment de ne pas avoir suffisamment d'expérience sur ce type d'épreuve. Mais ça, ça fait partie de l'avenir. Ma plus grande satisfaction c'est d'avoir transmis mes convictions à Jérôme Coppel il y a deux ans, de lui avoir transmis ma foi en lui. Et aujourd'hui il est exact au rendez-vous que l'on s'était fixé. C'est déjà un grand leader, cela ne se voit pas forcément, mais c'est un leader fiable sur lequel je sais que je peux m'appuyer. On a une grande complicité, je crois énormément en lui, j'ai le droit de me tromper, mais pour l'instant il ne me déçoit pas du tout. Jérôme c'était son premier vrai grand Tour. Il y a deux ans il n'avait fait que douze jours dans l'équipe de la Française des Jeux, dont la moitié malade, et derrière on l'avait complètement laissé tomber. Là c'était un démarrage, un point zéro. On se donne les moyens de le faire progresser. C'était un Tour enthousiasmant, pour le cyclisme français dans sa globalité. J'ai le sentiment que c'est possible. C'est quelque chose que l'on n'avait plus du tout à l'esprit il y a quelques années. Les meilleurs resteront les meilleurs mais les écarts se réduisent. De vrais visages humains apparaissent. Il y a toujours des ambiguïtés, il reste des interrogations, il y en aura toujours, mais on est face à des hommes et non pas des machines comme ça a pu être le cas par le passé. Le cyclisme français va bien. Certes il y a moins de victoires d'étape mais on a cinq coureurs dans les 15 premiers au général, l'année dernière le mieux classé était dix-neuvième. Le premier aujourd'hui est quatrième. Il y a des jeunes qui suivent, le maillot blanc est Français. L'avenir est intéressant. Il faut nous laisser le temps de travailler. Nous donner l'occasion aussi de côtoyer le haut niveau plus régulièrement, c'est un problème du système, et je pense qu'on arrivera, je l'espère un jour, à succéder à Bernard Hinault. C'est une possibilité et j'y crois."