Hernandez, un rêve passe

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Hernandez, un rêve passe
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Il n'y aura pas de miracle pour Juan Martin Hernandez qui, à 29 ans, a vu mardi son espoir de disputer en Nouvelle-Zélande sa troisième Coupe du monde (9 sept.-23 oct.) s'évanouir avec l'annonce de la liste des 30 Pumas retenus pour représenter l'Argentine et défendre la médaille de bronze décrochée il y a 4 ans en France. Un groupe, où "El Mago", insuffisamment remis de sa grave blessure au genou, ne figure pas.

Il n'y aura pas de miracle pour Juan Martin Hernandez qui, à 29 ans, a vu mardi son espoir de disputer en Nouvelle-Zélande sa troisième Coupe du monde (9 sept.-23 oct.) s'évanouir avec l'annonce de la liste des 30 Pumas retenus pour représenter l'Argentine et défendre la médaille de bronze décrochée il y a 4 ans en France. Un groupe, où "El Mago", insuffisamment remis de sa grave blessure au genou, ne figure pas. Juan Martin Hernandez (29 ans, 32 sélections) ne jouera pas en Nouvelle-Zélande sa troisième Coupe du monde, quatre ans après avoir conduit en France de main de maître les Pumas sur la troisième marche du podium. A moins d'un mois de l'entrée en lice de l'Argentine dans la compétition face à l'Angleterre, le 10 septembre, à Dunedin, Santiago Phelan, le sélectionneur argentin, a levé l'incertitude ce mardi en dévoilant les noms des trente heureux élus. Une liste dans laquelle ne figure pas le Racingman. Hernandez qu'une indiscrétion du quotidien La Nacion décrivait quelques heures avant l'officialisation de son forfait comme un joueur dans l'incapacité de "faire de course en zigzag", ni "taper dans un ballon" et devant même éviter tout contact à l'entraînement. Pourtant, s'exprimant récemment dans les colonnes du quotidien Olé, Phelan avouait ne pas avoir renoncé à sélectionner Hernandez et semblait au passage pointer du doigt l'attitude du Racing-Métro 92 à l'égard de son joueur. "J'ai parlé avec lui (Juan Martin Hernandez) il y a peu, soulignait-il. Il est en train de réaliser une bonne récupération. Mais comme son club ne le laisse pas nous rejoindre, il va falloir attendre quelques semaines pour savoir dans quel état il se trouve et considérer une éventuelle convocation." Défiance envers le Racing Rien ne semblait alors perdu pour "El Mago" qui, victime d'une rupture du ligament croisé intérieur du genou droit le 5 mars dernier face à Bourgoin, n'apparaissait déjà pas en juin dernier sur pré-liste de 39 joueurs retenus par Phelan pour le stage de préparation physique des Pumas à Pensacola, en Floride. Et pour cause. A la même époque, le stratège argentin achevait une première phase de sa rééducation, prise en charge par le Racing, comme le confirmait alors son entraîneur chez les Ciel et blanc, Pierre Berbizier : "Juan est en bonne voie, il termine sa première phase de rééducation, il est dans les délais. Sa phase de réathlétisation pour un retour au terrain n'est pas prévue avant septembre. Juan est un gros travailleur et j'espère qu'il terminera bien cette rééducation." Et de confirmer: "J'espère qu'il retrouvera le terrain en septembre ou octobre." A demi-mots, Berbizier laisse alors entendre que son joueur ne sera pas en mesure de revenir à temps pour prendre part à la compétition suprême. Pour l'intéressé, l'espoir subsistait, celui d'un petit miracle, qui le remettrait en selle in extremis. Hernandez sur lequel pesaient ces longues semaines passées loin de la sélection et qui ira même plus loin en regrettant de ne pas avoir été autorisé par le Racing à rejoindre ses partenaires à Pensacola. "Je comprends et respecte la décision du club. Il y a une seule chose que je n'ai pas comprise, c'est le manque de confiance", déplorait Hernandez dans La Nacion. S'ils (les dirigeants du Racing) me connaissaient bien, ils sauraient que je n'aurais pas cherché à accélérer le processus (de récupération)." Les mots ne sont pas neutres et traduisaient pour la première fois, sinon une défiance, du moins un malaise entre un joueur, qui se refusait à abandonner la chance, aussi minime soit-elle, de défendre le maillot de son équipe nationale en Coupe du monde, et son club ; un Racing dont l'intérêt, bien compréhensible, tient avant toute chose à remettre sur pied durablement Hernandez, dont le retour sur investissement tarde. Et avec voir l'Argentin exprimer enfin un talent qu'il ne dispensa qu'à de trop rares reprises la saison dernière. Les 30 Argentins - Avants (17): Juan Fernandez Lobbe (Toulon), Juan Manuel Leguizamon (LOU Rugby), Senatore (Gimnasia Rosario, ARG), Alejandro Campos, Martin Scelzo (Agen), Alvaro Galindo (Racing Metro), Patricio Albacete (Toulouse), Manuel Carizza (Biarritz), Julio Farias Cabello (Tucuman RC, ARG), Mariano Galarza (sans club), Tomas Vallejos (Harlequins, ANG), Marcos Ayerza (Leicester, ANG), Agustin Creevy, Juan Figallo, Maximiliano Bustos (Montpellier), Mario Ledesma (sans club), Rodrigo Roncero (Stade Francais). Arrières (13): Martin Rodriguez (Stade Francais), Horacio Agulla (Leicester, ANG), Juan Jose Imhoff (Duendes, ARG), Gonzalo Camacho (Exeter, ANG), Lucas Gonzalez Amorosino, Santiago Fernandez (Montpellier), Agustin Gosio (Newman, ARG), Felipe Contepomi (Cap.), Gonzalo Tiesi (Stade Francais), Marcelo Bosch (Biarritz), Nicolas Sanchez (Bordeaux-Begles), Alfredo Lalanne (London Irish, ANG), Nicolas Vergallo (Toulouse). (*) En gras les joueurs déjà présents en 2007. Les 9 joueurs recalés: Agustín Figuerola (Brive), Genaro Fessia, Gabriel Ascárate, Lucas Borges (Albi), Martín Bustos Moyano (Montpellier), Eusebio Guiñazú, Andrés Bordoy (Pau), Rafael Carballo (Union Bordeaux-Bègles), Santiago Guzmán