Henry: "En paix avec moi"

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Henry: "En paix avec moi"
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Les All Blacks l'ont fait ! Au terme d'une finale bien plus étouffante qu'on ne le prédisait, la Nouvelle-Zélande a vaincu la malédiction et remporté dimanche, à l'Eden Park, aux dépens de la France, la finale de la Coupe du monde (8-7) pour s'offrir son deuxième trophée Webb-Ellis. La récompense légitime d'un parcours exemplaire pour le sélectionneur Graham Henry, même si ce dernier match fut sans doute le moins abouti de ses troupes.

Les All Blacks l'ont fait ! Au terme d'une finale bien plus étouffante qu'on ne le prédisait, la Nouvelle-Zélande a vaincu la malédiction et remporté dimanche, à l'Eden Park, aux dépens de la France, la finale de la Coupe du monde (8-7) pour s'offrir son deuxième trophée Webb-Ellis. La récompense légitime d'un parcours exemplaire pour le sélectionneur Graham Henry, même si ce dernier match fut sans doute le moins abouti de ses troupes. Graham, quel sentiment prédomine à cette heure ? La première chose, je suis en paix avec moi-même. Ensuite, j'ai une grande émotion. Ce qu'on voulait, c'était gagner. On a traversé beaucoup de moments ensemble. Il y a beaucoup de joueurs qui ont perdu en quart de finale en 2007 (contre la France). Les joueurs ont appris à avoir confiance en eux-mêmes. On a eu beaucoup de pression (dans le match). On n'a pas donné de pénalités. La défense était forte. bien sûr, je suis ravi. Longtemps, votre équipe aura été n°1 mondiale sans connaître le bonheur d'être championne du monde. C'est aujourd'hui chose faite... Cette équipe est numéro un mondial depuis un certain temps. Il fallait terminer le travail sur cette période. Les Français ont très bien joué et de jouer dans ces conditions, et de gagner le match: on ne l'aurait peut-être pas fait il y a quelques années. Je suis ravi que cette équipe ait gagné car on est numéro un. Je crois que c'est très bien pour le public néo-zélandais. C'est bien pour la Coupe du Monde aussi. Beaucoup de gens sont venus et vont repartir chez eux en disant de bonnes choses sur la Nouvelle-Zélande. On peut être fiers de notre style de rugby. C'est le style que le public aime voir. " Bien sûr, la défaite m'a traversé l'esprit..." Avez-vous un instant pensé à la défaite dans cette finale ? Bien sûr, ça m'a traversé l'esprit. A la mi-temps, on voulait être dans leur camp. On n'a pas suffisamment créé, mais on a suffisamment bien joué pour gagner. L'entrée de Stephen Donald, votre 4e ouvreur du tournoi, suite à la blessure de Cruden, s'est finalement avérée décisive... C'est un super coéquipier. Il est très populaire dans le groupe. C'est un professionnel. Il avait un grand sourire et peut-être des fois, il le méritait. Il a l'esprit d'équipe, ça s'est vu. Il a bien joué aussi. Je suis content pour lui. Quelle importance aura eu selon vous la défaite de Cardiff 2007 dans la victoire de ce soir ? Après 2007, je n'allais pas continuer, mais avec la réaction des joueurs... ils voulaient que l'encadrement reste en place. En 2007, c'était aussi à moi de faire une performance. Je pensais que je n'allais pas me représenter (pour le poste). C'est de l'histoire ancienne maintenant. C'est une situation à partir de laquelle on peut apprendre et on a beaucoup appris de 2007. On est plus forts. Les joueurs sont plus âgés. Il faut qu'ils prennent le contrôle. On apprend tout le temps. On va encore apprendre de cette Coupe du monde. Il y a une idée de continuité. Mais c'est à partir de là qu'on peut apprendre.