Henno quitte la galère

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Henno quitte la galère
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Hubert Henno a annoncé l'arrêt de sa carrière internationale à son tour, dix jours après la même décision prise par le capitaine Oliver Kieffer. Les Bleus viennent donc de perdre deux cadres historiques en moins de deux semaines, sans compter l'absence plus ancienne de Yannick Bazin. Ngapeth a lui été suspendu en vue de la prochaine Ligue mondiale, et l'équipe de France ressemble avant tout à un immense de champ de ruines.

Hubert Henno a annoncé l'arrêt de sa carrière internationale à son tour, dix jours après la même décision prise par le capitaine Oliver Kieffer. Les Bleus viennent donc de perdre deux cadres historiques en moins de deux semaines, sans compter l'absence plus ancienne de Yannick Bazin. Ngapeth a lui été suspendu en vue de la prochaine Ligue mondiale, et l'équipe de France ressemble avant tout à un immense de champ de ruines. Quand le bateau bleu coule, tout le monde s'en va. Mais difficile de parler de déserteurs au moment d'évoquer Hubert Henno, Oliver Kieffer et Earvin Ngapeth, tant le traumatisme du Mondial semble profond pour ces trois joueurs, qui ont tous dit stop à l'équipe de France dans des proportions diverses. Dix jours après la décision de Kieffer de stopper sa carrière internationale afin de préserver son physique, Hubert Henno a clairement invoqué un manque d'envie, suite à la catastrophique campagne italienne d'il y a trois mois. "Sincèrement, j'ai vécu une expérience horrible sportivement et humainement, avance ainsi Henno dans les colonnes de L'Equipe, qui annonce lundi la retraite de l'historique libero tricolore. La pire de ma carrière. Un ressort s'est cassé. A mon âge, il est tout simplement préférable que j'arrête." Malgré le soutien affiché de la majorité des joueurs au sélectionneur Philippe Blain au moment de l'exclusion d'Earvin Ngapeth suite à une altercation avec le staff, deux jours après la défaite face aux Etats-Unis (0-3), cet épisode n'a visiblement pas été le seul à troubler la quiétude du collectif lors du Mondial. Henno a lui aussi très mal digéré la stratégie sportive adoptée par le coach français. "Je ne suis jamais rentré dans la compétition. J'ai ressenti un profond malaise à la fin de la préparation, qui s'est accentué lors du Mondial (...) L'équipe de France n'appartient à personne. Tout le monde n'y est que de passage. Je trouve juste dommage qu'on écarte des mecs parce qu'ils sont trop vieux, trop jeunes ou parce qu'ils ont trop de caractère." Ngapeth: "Je ne pense pas que j'y serais allé" Henno, symbole le plus important de la dernière décennie du volley français, était des deux médailles d'argent aux Euros 2003 et 2009, comme il était du bronze décroché lors du Mondial 2003. Mais l'ancienne génération n'est donc pas seule à quitter le navire, puisque Earvin Ngapeth a été suspendu vendredi par la Fédération française en vue de la prochaine Ligue mondiale, en réaction aux évènements du Mondial. Mais suspension ou pas, Ngapeth n'a de toute façon pas envie, lui non plus. "Même si j'avais été sélectionné pour cette compétition, je ne pense pas que j'y serais allé, déclarait-il ainsi dans les colonnes de L'Equipe, en réponse à cette décision. Je me vois mal rejouer avec certains joueurs et avec Philippe comme entraîneur. Désolé." Avec Henno, Kieffer et Ngapeth en moins, le chantier de la reconstruction est clairement entamé pour Philippe Blain avant la Ligue mondiale l'été prochain. Pierre Pujol est actuellement victime du syndrome de la main froide, comme un symbole même si le diagnostic n'a pour le moment rien révélé d'alarmant sur le long terme. Quant à Yannick Bazin, il a lui aussi assuré qu'il ne reviendrait pas en équipe de France tant que Blain en serait le sélectionneur. Aux dernières nouvelles, Stéphane Antiga est encore là et devrait poursuivre en équipe de France, puisqu'il est un des seuls à avoir tenu un discours plutôt positif à l'issue du Mondial. Mais la série noire parait si bien lancée que sa retraite n'en serait presque plus surprenante.