Helstad-Stromstad, ils sont fous ces Vikings

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Helstad-Stromstad, ils sont fous ces Vikings
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Ils sont tous les deux internationaux norvégiens. Ils sont arrivés en France, au Mans plus précisément, en même temps. C'était en 2008. Aujourd'hui, Thorstein Helstad, alias "Obélix", évolue à Monaco. Fredrik Stromstad, lui, que l'on surnomme "Astérix", joue encore dans la Sarthe. Notre rédaction les a réunis à la veille du match entre leurs deux équipes, samedi après-midi, sur le Rocher, à l'occasion de la 14e journée de Ligue 2.

Ils sont tous les deux internationaux norvégiens. Ils sont arrivés en France, au Mans plus précisément, en même temps. C'était en 2008. Aujourd'hui, Thorstein Helstad, alias "Obélix", évolue à Monaco. Fredrik Stromstad, lui, que l'on surnomme "Astérix", joue encore dans la Sarthe. Notre rédaction les a réunis à la veille du match entre leurs deux équipes, samedi après-midi, sur le Rocher, à l'occasion de la 14e journée de Ligue 2. Thorstein, Fredrik, cela doit vous faire plaisir de vous retrouver le temps de ce Monaco-Le Mans... Thorstein Helstad: Oui, bien sûr. C'est bien qu'il soit de retour en France, pour jouer au football. Ça va être bon de le revoir. On a joué ensemble au Mans ainsi qu'en équipe nationale, c'est un bon ami et une bonne personne. Fredrik Stromstad: Je parle avec lui de temps en temps au téléphone, c'est un bon ami. Mais, sur le terrain, nous ne sommes pas amis. C'est clair ! Êtes-vous toujours en contact ? T.H.: On a gardé le contact, oui, même quand lui jouait en Norvège (au IK Start, son club de coeur) et moi en France. On se parle souvent, c'est bien. On n'a pas encore évoqué ce match ensemble, mais nous allons probablement le faire dans les jours qui viennent. F.S.: On parle beaucoup au téléphone, oui. Monaco est dernier du Championnat, Le Mans seizième. Comment vivez-vous ces situations difficiles ? T.H.: Ce n'est pas drôle. Le club ne s'attendait pas à être en bas du classement. Notre équipe se compose de beaucoup de jeunes sans expérience, donc on savait quand même que cela allait être difficile. Cependant, je pense que nous sommes en mesure de remonter, de mieux jouer, de retrouver nos sensations sur le terrain. F.S.: Bien sûr, c'est difficile. À Monaco aussi. Je pense qu'il y a un peu plus de pression là-bas. Nous avons le même problème: on a beaucoup de jeunes joueurs qui n'ont pas joué énormément avant. Mais, la dernière semaine au Mans, c'était pas mal. On a fait de bons résultats (nul à Reims, victoires contre Rennes puis face à Boulogne-sur-Mer). Et d'un point de vue personnel ? T.H.: C'est vrai que j'ai été éloigné des terrains pendant un moment (lésion musculaire), au contraire de la saison dernière où j'ai beaucoup joué. Mais, je vais mieux désormais. On verra combien de temps cela dure. F.S.: Je suis retourné en Norvège un an pour jouer. Je n'ai pas été blessé, ma cuisse a tenu. Aujourd'hui, je reprends le rythme dans le jeu. Je joue beaucoup ici et je suis très content. "Thor" a été blessé quatre semaines. C'est dur pour lui. C'est un nouveau club, il doit s'adapter dans le jeu. Au Mans, il connaissait l'entraîneur (Arnaud Cormier) et le jeu que l'on joue. À Monaco, c'est un peu différent je crois. Quel est votre meilleur souvenir ensemble ? T.H.: J'ai beaucoup de bons souvenirs avec Fredrik. C'est un gars drôle, il fait des blagues, s'amuse avec tout le monde. Je garde vraiment de bons souvenirs de ces moments passés ensemble, au Mans ou en équipe nationale. F.S.: C'était quand on jouait ici au Mans, en Ligue 1. On a fait de bons matches ensemble, avec l'équipe également. Les qualités de chacun... T.H.: Il est tranquille. C'est un type cool, qui n'est pas empreint au stress. C'est vraiment plaisant de le côtoyer. F.S.: Nous rions beaucoup tous les deux en général. Le moment le plus drôle qui me reste en mémoire, c'est lorsque nous avons débuté notre apprentissage du français. Nous avions beaucoup de difficultés avec la langue française, c'est toujours le cas d'ailleurs (surtout pour Helstad), mais nous rigolions énormément lors des cours dispensés au Mans à l'époque. Les défauts maintenant... T.H.: Il joue trop à la PlayStation ou à son ordinateur ! F.S.: Thorstein passe bien trop de temps dans la salle de bains afin de se faire beau ! Un message à vous faire passer ? T.H.: C'est bon de te revoir ! F.S.: J'espère qu'il va revenir au Mans. C'est un très bon joueur, il a marqué 21 buts l'année passée. Par ailleurs, c'est un bon ami. Un pronostic pour le match de samedi ? T.H.: Probablement un match serré. J'espère qu'on l'emportera à la fin, mais ce sera forcément serré. F.S.: J'espère qu'on gagnera là-bas, qu'on fera un bon match. Comment trouvez-vous le football français et la France dans son ensemble ? T.H.: J'aime le pays, la saison automnale qui débute. Le style de jeu en France me convient, la façon dont les équipes françaises évoluent sur le terrain aussi. Je suis ici depuis plusieurs années (depuis 2008), j'ai participé à des rencontres de football passionnantes. F.S.: J'aime bien le foot français. Plus que le foot norvégien. Enfin, un mot sur vos surnoms respectifs: Obélix et Astérix ? T.H.: On s'amusait beaucoup à ce propos avec Fredrik. Nos coéquipiers se moquaient un peu de nous, mais je trouve que ces surnoms étaient bien trouvés. F.S.: Ce sont de bons surnoms, même si, en réalité, je pense que Thorstein n'appréciait pas réellement d'être comparé à Obélix. Moi, au contraire, le personnage d'Astérix me convient parfaitement.