Harinordoquy: "On a fait de la résistance"

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Harinordoquy: "On a fait de la résistance"
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Voici les principales réactions recueillies samedi, à Twickenham, à l'issue de la défaite (17-9) du XV de France face à l'Angleterre dans le cadre de la 3e journée du Tournoi des Six Nations.

Voici les principales réactions recueillies samedi, à Twickenham, à l'issue de la défaite (17-9) du XV de France face à l'Angleterre dans le cadre de la 3e journée du Tournoi des Six Nations. Thierry DUSAUTOIR (3e ligne et capitaine du XV de France): "C'est évidemment de la déception, qui domine, parce qu'on avait le potentiel pour nous imposer aujourd'hui (...) après, je pense que notre entame de seconde période nous coûte très cher, on s'est fait dominer dans les rucks et voilà ce qui nous a empêchés d'enchaîner notre jeu. Cet essai au retour des vestiaires nous fait surtout mal au score parce que psychologiquement, l'équipe a bien réagi. Elle a eu cinq, dix minutes difficiles, où Ashton peut marquer et il y a un en-avant de sifflé. On aurait pu voir nos vieux démons réapparaître, mais au contraire, on a fait corps et on s'est crée deux occasions, une d'essai et une autre de pénalité pour revenir avec trois points de plus. On n'a pas su concrétiser, mais je suis satisfait de la réaction de l'équipe. (...) Aujourd'hui, ils ont été meilleurs que nous, c'est certain. Mais peut-être que notre niveau n'est pas si mauvais que ça." Imanol HARINORDOQUY (3e ligne-aile du XV de France): "On n'est pas content de rivaliser avec les Anglais, on est content quand on les bat. Aujourd'hui, on peut dire qu'on n'a fait que rivaliser parce qu'on n'a pas su garder l'initiative, chose qu'on avait faite en première mi-temps, que ce soit offensivement ou défensivement. On a vu que lorsqu'on les agressait un peu plus, on leur a fait tomber des ballons, ça nous a permis de récupérer et de contre-attaquer, mais pas de concrétiser nos actions. C'est ce qui est dommageable aujourd'hui. Sur une mi-temps plus compliquée, on les a regardés un peu plus jouer, défendu sur de longues séquences, une bonne défense, mais à la récupération, derrière, on était un peu fatigués. (...) Je ne pense pas que ce soit une question de niveau, physiquement, on était peut-être moins bien qu'eux, encore qu'on les a bien aidés en concédant cet essai, ça les a soulagés, là où ça nous a mis un coup derrière la tête. (...) Ce qui est sûr, c'est qu'on a fait de la résistance, et je ne m'en satisfais pas, parce que je pense qu'on avait les moyens de passer devant. On l'a vraiment senti à la fin de la première période, où ils ont douté, même en étant physiquement marqués. C'est de bon augure, il y a de l'espoir pour la suite et je pense qu'ils vont avoir une fin de Tournoi peut-être plus difficile qu'ils ne l'ont débuté." Trinh-Duc: "On le perd sur pas grand chose..." François TRINH-DUC (demi d'ouverture du XV de France): "On le perd sur pas grand chose... J'ai trouvé qu'on avait été assez cohérents, réussi à mettre de la vitesse, trouvé des intervalles, créé des surnombres pour nos ailiers, on a trouvé un bon jeu, malgré des conditions un peu particulières avec un ballon glissant. (...) Ce qui domine, ce sont les regrets, on est des compétiteurs et on était venu ici pour gagner. Il y a toujours du travail, on n'est pas au top de notre forme, mais quand on voit la première mi-temps, on peut avoir encore plus regrets." Vincent CLERC (ailier du XV de France): "On avait envie de se tester par rapport à ses Anglais. Il n'y avait pas de trouille, mais de montrer qu'on est là, sinon à leur niveau, qu'on n'est pas loin parce qu'au final, on se retrouve juste derrière. C'est qu'il nous manque des choses, des petits détails, mais il nous les manque à l'heure actuelle. Par contre, on a répondu à ce test. On était venu se tester, je crois qu'on a montré qu'on n'était pas loin, mais pas loin, ça ne suffit pas à gagner des matches de haut niveau, donc il faut encore progresser." Sébastien CHABAL (3e ligne centre du XV de France): "Déçu, frustré parce que je pense que c'était un match à notre portée, vu qu'on perd le match sur les dix premières minutes de la seconde période, là où les Anglais sont mieux rentrés que nous, ayant réussi à marquer cet essai casquette. Une fois qu'ils ont pris l'avantage, on a eu mal à la tête un petit peu, sans parvenir à remettre notre stratégie de jeu en place et en étant beaucoup pénalisés, ce qui avait été un de nos points forts habituellement. Je retiens la déception de la défaite, mais qu'on ne s'est pas démobilisé et que ça aurait être plus lourd que ça. Déçu, mais quand même un petit peu rassuré parce qu'on a réussi à ne pas lâcher." Martin JOHNSON (sélectionneur de l'équipe d'Angleterre): "Le match a été féroce. Ils étaient durs au contact. Il y a eu beaucoup de pertes de balle et nous ne nous sommes pas fait de faveurs à nous-mêmes en première période. Les matches comme celui d'aujourd'hui se gagnent sur les fondamentaux. Nous n'avons pas bien joué avant la pause, mais nous avons fait des changements à la mi-temps. Quand nous avons pris un avantage de huit points, c'était important. Après, nous sommes restés en place et nous avons bien défendu."