Hamilton: "Une des plus belles"

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Hamilton: "Une des plus belles"
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Lewis Hamilton s'est adjugé le Grand Prix d'Abu Dhabi ce week-end, une performance de choix pour le champion du monde 2008 qui restait sur une contre-performance notable en Inde (7e). Le coureur britannique savoure cette victoire, qui tranche quelque peu avec une saison en demi-teinte, et entend relayer au second plan l'abandon spectaculaire du tout puissant Sebastian Vettel.

Lewis Hamilton s'est adjugé le Grand Prix d'Abu Dhabi ce week-end, une performance de choix pour le champion du monde 2008 qui restait sur une contre-performance notable en Inde (7ème). Le coureur britannique savoure cette victoire, qui tranche quelque peu avec une saison en demi-teinte, et entend relayer au second plan l'abandon spectaculaire du tout puissant Sebastian Vettel. Lewis, donnez-nous votre ressenti après cette victoire... C'est l'anniversaire de ma mère ce week-end et c'est plaisant d'être en mesure de gagner lorsque qu'elle est à mes côtés. Je pense que c'est une de mes meilleures courses. Je me suis rendu compte sur la fin que de maintenir à distance durant l'intégralité de la course les plus talentueux pilotes du monde est quelque chose de vraiment difficile à réaliser. Rien que de prendre soin des pneus, de gérer les écarts... Évidemment l'équipe a fait un travail fantastique lors des arrêts au stand. Je suis extatique, vraiment très content d'être de retour ici. Ce soir, j'embarquerai dans l'avion avec le sourire aux lèvres. Selon votre propre aveu ces derniers mois ont été durs à vivre. Est-ce que cette victoire vous rassure et vous remet véritablement dans la course ? Je ne sais pas. C'est trop tôt pour le dire mais il est certain que ça ressemble au commencement de quelque chose de très réjouissant. On a une autre course à disputer au Brésil et je me dois de rester concentré, de poursuivre sur ma lancée. Mais tout peut arriver, il faut que mon esprit soit constamment fixé sur les enjeux à venir. Quelle a été votre pensée lorsque vous avez vu Sebastian Vettel sortir de la piste ? Je ne savais pas vers quelle direction il allait être projeté donc j'ai surtout essayé de l'éviter. J'ai vu immédiatement que sa perte de contrôle était due à un problème de pneumatique. J'ai fait en sorte de ne pas le toucher, d'autant qu'il pouvait potentiellement traverser la piste. Après ça, j'ai réalisé que j'avais deux pilotes rapides derrière moi que je devais maintenir à l'écart. L'incident de Sebastian ne m'a pas vraiment traversé l'esprit durant le reste de la course. Vous dîtes avoir essayé de maintenir l'écart, un écart qui est resté incroyablement constant durant l'intégralité de la course... Oui, je pense que c'est très rare pour nous les pilotes et en particulier pour moi d'avoir l'opportunité de conserver un écart, de contrôler la course mais aujourd'hui j'étais dans le bon rythme. J'ai été capable d'enchaîner les tours et quand Fernando Alonso accélérait et colmatait la brèche, je réagissais de la même manière et finissais par m'échapper. Il y a eu une ou deux pénalités à l'encontre de retardataires: existe-t-il un problème tout particulier avec les retardataires sur ce circuit plus qu'ailleurs ? Je tiens à faire remarquer que la position des retardataires n'est pas facile, ils doivent regarder devant eux, se battre avec leurs concurrents directs au classement et de surcroît jeter un oeil dans leur rétroviseur. Parfois on ne s'attend pas à accuser un tour de retard, j'ai été dans cette situation peu confortable par le passé. En revanche certains sont isolés et refusent de se laisser doubler. Rubens (Barrichello) m'a fait perdre des secondes, difficile de comprendre quelle était sa motivation précisément... Il m'a félicité après la course donc l'affaire est close. Lewis, comment évaluez-vous cette victoire après ces moments pénibles que vous avez traversés ? J'ai obtenu de belles victoires, certaines plus que d'autres. Lors de mon tour d'honneur j'ai pris conscience que c'était clairement une de mes plus belles, en termes de performance personnelle puisque je n'ai pas commis une seule faute. J'étais sous pression, empreint de doute mais je suis extrêmement fier de ce que j'ai accompli, d'avoir terminé au sommet du classement. Cette victoire aurait-elle été plus spéciale si vous aviez battu Sebastian Vettel en piste ? Je ne sais pas. Je vous le dirai quand cela se produira. Clairement, nous étions très rapides, cela aurait donc été très serré. Sebastian a pris un excellent départ, il est bien sorti du premier virage. Il avait déjà creusé un bon petit écart. De temps en temps on a besoin de malchance pour remarquer les bons moments. Je n'ai pas le souvenir de la précédente fois où il a été malchanceux. Sur cette course, on a le sentiment que vous avez surmonté vos émotions. Est-ce cela qui a fait la différence ? Effectivement, ce week-end, j'avais l'esprit plus libéré, j'avais moins de poids, moins de pensées, de problèmes, quels qu'ils soient. J'ai piloté l'esprit clair. En général, mes qualifications sont bonnes. Mais sur la dernière course, je n'avais pas les idées claires. Ce week-end, c'était le cas. Je ne sais pas si c'est parce que j'ai bénéficié d'un grand soutien ici ou pour une autre raison, mais j'ai eu un bon feeling tout le week-end.