Hamilton mouche Vettel

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Hamilton mouche Vettel
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Malheureux à Sepang la semaine passée, Lewis Hamilton a pris une éclatante revanche, ce dimanche à Shanghai, en remportant sur McLaren le Grand Prix de Chine au nez à la barbe d'un Sebastian Vettel qui paraissait intouchable en ce début de saison au volant de sa Red Bull. La palme de l'exploit revient toutefois à Mark Webber, 18e sur la grille et finalement sur le podium, devant Jenson Button et Nico Rosberg.

Malheureux à Sepang la semaine passée, Lewis Hamilton a pris une éclatante revanche, ce dimanche à Shanghai, en remportant sur McLaren le Grand Prix de Chine au nez à la barbe d'un Sebastian Vettel qui paraissait intouchable en ce début de saison au volant de sa Red Bull. La palme de l'exploit revient toutefois à Mark Webber, 18e sur la grille et finalement sur le podium, devant Jenson Button et Nico Rosberg. Comblés, les amateurs de spectacle l'avaient été la semaine passée à l'issue d'un Grand Prix de Malaisie pourtant tombé facilement dans l'escarcelle de Sebastian Vettel. Ce dimanche, les amateurs de suspense en ont également eu pour leur passion, le Grand Prix de Chine s'étant révélé indécis jusqu'à son terme. Au-delà de ce premier constat, on notera avec satisfaction l'intérêt relancé d'un championnat que l'on pouvait craindre sclérosé au vu des scénarii de ses deux premiers actes. A Melbourne comme à Sepang, Sebastian Vettel avait fait cavalier seul. Il a trouvé à qui parler à Shanghai. Cette fois-ci, la pole position de l'intéressé n'a pas suffi. Coiffé au poteau par les deux McLaren dès l'extinction des feux, le champion du monde en titre a dû s'avouer vaincu 56 tours plus tard, victime d'une stratégie à deux arrêts culotée mais mal payée. Les pilotes Ferrari Felipe Massa et Fernando Alonso, 6e et 7e au final, pouvant en attester. Pourtant, Sebastian Vettel a bien eu son heure de gloire dans ce Grand Prix. Dès le 14e tour, l'Allemand se paie la McLaren de Lewis Hamilton, juste avant d'entrer aux stands, dans le sillage du leader du moment, Jenson Button. Un coup d'épée dans l'eau donc, mais un vrai coup de maître dans l'esprit. La suite est encore plus jouissive pour les troupes de Christian Horner. Button s'égarant dans les stands, gêné manifestement par l'attroupement des mécaniciens au taureau rouge, Vettel ressort devant le Britannique et prend les devants tandis que Hamilton, Massa, Alonso et Rosberg se résignent à changer leurs enveloppes. A la fin de la 30e boucle, alors que ses principaux rivaux ont déjà effectué un deuxième passage en marge de la piste, le fer de lance du team Red Bull observe son second arrêt. A l'instar de Massa, c'est en pneus durs qu'il repart, bien décidé à aller au bout. Un pari qui va tenir jusqu'au 50e tour. Webber, quel panache ! Felipe Massa lâchant prise petit à petit et Nico Rosberg, longtemps prétendant au podium voire à la gagne, contraint de lever le pied pour éviter la panne sèche, seules les McLaren semblent finalement en mesure de contrecarrer les plans de la RB7 n°1. Au petit jeu du troisième passage aux stands, Hamilton s'en tire mieux que son coéquipier et s'en va griller la Mercedes déclinante de Rosberg - non sans le concours fortuit de Pastor Maldonado - pour se retrouver dans les rétros de Vettel. Les pneus usés de la monoplace de l'Allemand ne peuvent alors résister à la charge du Britannique, lequel parvient à ses fins à quatre boucles de l'arrivée. Derrière, Mark Webber, parti en 18e position sur la grille et toujours privé de Kers, accomplit un petit miracle en sautant tour à tour Alonso, Massa, Rosberg et même Button pour terminer sur la troisième marche du podium, et ainsi offrir de précieux points constructeurs à son écurie, dans les roues d'un Sebastian Vettel qui restait sur quatre victoires consécutives. Lewis Hamilton peut s'enorgueillir ce dimanche d'avoir brisé l'hégémonie du champion du monde pour ajouter une quinzième ligne à son palmarès - la première depuis le Grand Prix de Belgique 2010. Le voici revenu à 21 longueurs de son premier rival au classement général. Avec un moral regonflé à bloc avant de s'attaquer à l'Europe, dans trois semaines.