Hamilton en terrain conquis ?

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Hamilton en terrain conquis ?
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Montréal verra-t-il Lewis Hamilton inquiéter de nouveau le solide leader du championnat du monde, Sebastian Vettel ? Sur un tracé qu'il adore et où il a signé sa toute première victoire en F1, le Britannique tentera de signer un deuxième succès après celui enregistré en Chine. Et ainsi restaurer un peu de suspense sur une saison écrasée par Red Bull.

Montréal verra t-il Lewis Hamilton inquiéter de nouveau le solide leader du championnat du monde, Sebastian Vettel ? Sur un tracé qu'il adore et où il a signé sa toute première victoire en F1, le Britannique tentera de signer un deuxième succès après celui enregistré en Chine. Et ainsi restaurer un peu de suspense sur une saison écrasée par Red Bull. Lewis Hamilton vit une belle histoire avec Montréal. Vainqueur de son tout premier Grand Prix après y avoir signé sa première pole position en 2007, le Britannique apprécie le circuit Gilles-Villeneuve. "J'ai toujours été en accord avec le circuit, son tracé convient à mon style de pilotage et j'y ai gagné l'an dernier en partant en pole position", note le pilote McLaren. Hamilton aura de toute façon bien besoin de se sentir parfaitement à l'aise au Canada, deux semaines après ses déboires au Grand Prix de Monaco. En Principauté, le pilote britannique a vécu un calvaire avec deux pénalités pour des dépassements plus que musclés et des critiques envers les commissaires de course. Finalement sixième, le leader de McLaren sait qu'il a perdu gros, cédant un peu plus de terrain à Sebastian Vettel. Le Britannique ne se concentre du coup que sur la course alors que le week-end québécois devrait surtout être marqué par de longues tractations quant à la destinée du Grand Prix de Bahreïn, du calendrier 2011 mais aussi sur la question des diffuseurs soufflés dont l'interdiction est actuellement sujet à débats (voir Red Bull, la fin de l'état de grâce ?). L'enfant de Stevenage, où est également né le jeune footballeur d'Arsenal Jack Wilshere, pense que sa MP4-26 dispose de tous les atouts pour défier la fusée Vettel à Montréal: "Elle est bien adaptée au circuit, a un bon moteur, le meilleur KERS du circuit et une très bonne accélération à la sortie des virages lents. Tout compte fait, c'est parti pour être un autre bon week-end pour nous et, j'espère, un excellent résultat", espère le champion du monde 2008. D'autant que Sebastian Vettel est loin de vivre une idylle avec la manche canadienne. Button également ambitieux Victime d'une grosse sortie de piste en 2008, l'Allemand n'avait pu participer en qualifications. L'an dernier, l'Allemand s'était usé dans les échappements d'Hamilton sans pouvoir le passer. Montréal est donc l'un des rares podiums qui résiste encore au champion du monde en titre. Mais, sur un tracé très exigeant tant pour les boites de vitesse que les freins, l'usure des pneus Pirelli représentera de nouveau un élément capital. Comme à Monaco, les pilotes auront à leur disposition les gommes super tendres (à parement rouge) et tendres (à parement jaune). "Les caractéristiques du Canada implique qu'il sera impossible de voir une stratégie à un arrêt ce week-end mais nous espérons voir une course serrée, les possibilités de dépassement donneront aux équipes plus de panels de stratégie qu'à Monaco", analyse Paul Hembery, le directeur sportif de Pirelli. Jenson Button, réputé économe avec ses pneumatiques, pourrait en tirer profit. "Notre voiture était assez performante pour gagner en Espagne et à Monaco. Avec un peu d'amélioration lors des essais, nous pouvons commencer à dicter la vitesse de la course. Nous avons été capables de le faire brièvement lors des deux derniers Grands Prix", note le champion du monde 2009. McLaren arrive avec appétit au Canada... Suffisant pour troubler la domination de Red Bull ?