Guilbert, un guide à Créteil

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Guilbert, un guide à Créteil
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Revenu à Créteil cet été, après six années passées à Ivry, Fabrice Guilbert fait figure de cadre au sein d'une équipe qui commence à trouver ses marques en D1. A 35 ans, et après une longue carrière passée entre les deux clubs du 94, l'arrière d'origine martiniquaise possède désormais assez de bouteille pour guider sa jeune troupe. Un rôle qu'il devra de nouveau endosser, dimanche, face à Nantes, dans le cadre de la 7e journée de D1.

Revenu à Créteil cet été, après six années passées à Ivry, Fabrice Guilbert fait figure de cadre au sein d'une équipe qui commence à trouver ses marques en D1. A 35 ans, et après une longue carrière passée entre les deux clubs du 94, l'arrière d'origine martiniquaise possède désormais assez de bouteille pour guider sa jeune troupe. Un rôle qu'il devra de nouveau endosser dimanche, face à Nantes, dans le cadre de la 7e journée. Si un jour Fabrice Guilbert est amené à participer à Rendez-vous en terre inconnue, pas sûr qu'il faille l'emmener bien loin pour lui offrir une touche d'exotisme. Alors qu'il aborde sa quinzième saison au plus haut niveau, le joueur d'origine martiniquaise aura en effet passé toute sa carrière entre Ivry et Créteil. "Je pense que je suis quand même attaché au 94. On dirait que je n'ai pas envie d'aller trop loin de chez moi", sourit l'arrière cristolien. Formé à Ivry, où il était revenu en 2005 après un intermède de six ans chez le voisin (1999-2005), Guilbert ne pensait d'ailleurs pas avoir à refaire le chemin dans l'autre sens. "Mon but c'était de continuer à Ivry. Je n'envisageais même pas de partir, explique-t-il. J'étais revenu chez moi, j'étais capitaine de l'équipe même si à la fin je ne l'étais plus parce que j'avais quelques petits problèmes. J'étais bien implanté dans la ville. J'avais 35 ans. Après il y a eu des petits problèmes avec certains dirigeants..." Une mésentente qui le contraint à songer à un départ. "J'ai eu quelques appels, j'ai eu d'autres contacts, qui étaient un peu plus intéressants que Créteil au niveau des ambitions. Après Créteil a accéléré le truc. J'ai senti que c'était l'équipe qui me voulait le plus." Et voilà Fabrice Guilbert engagé dans une nouvelle aventure, avec une équipe qui retrouve la D1. Le voilà propulsé cadre d'une équipe encore jeune, mais pleine de promesses, dirigé par un Benjamin Pavoni âgé de deux ans de moins que lui. "J'ai joué avec lui. C'était le petit jeune quand je suis arrivé à Créteil. Il avait deux ans de moins que moi. Parfois je me dis, heureusement que je n'ai pas été une crapule avec lui, plaisante-t-il. Franchement il n'y a aucun problème. Je le connais, je l'aime bien parce qu'il est posé, il est calme. De temps en temps il va gueuler mais je n'aime pas avoir un entraîneur qui gueule au quotidien. Lui ça fait partie de sa façon d'être, d'être posé et tout ça. Et moi, il me connaît, il sait que je peux avoir une grande gueule parfois.""Le risque, c'est de se croire arrivés" Une grande gueule qui ne l'empêche pas de guider sa jeune troupe, comme il a pu le montrer face à Tremblay (28-22), en rendant un parfait 9/9 au tir. Au quotidien, Guilbert se sert aussi de son expérience pour guider ses jeunes partenaires. "J'ai pu faire la même chose à Ivry. Pour certains j'ai 15 ans de plus qu'eux. J'ai commencé en 1996, il y en a qui découvrent la D1. Ils me connaissent plus que ce que je les connais, glisse-t-il. Sincèrement sur le fond, je m'en fous. A l'entraînement, je vais leur donner un petit conseil, mais ce n'est pas quelque chose de réfléchi." La formule commence en tout cas à prendre, avec notamment cette victoire à Nîmes, la semaine passée (36-30). "On sait que c'est compliqué là-bas, donc forcément, dans les têtes, ça ne peut faire que du bien. Mais le risque, c'est de se croire arrivés, prévient l'arrière cristolien, avant le match face à Nantes, dimanche. On monte en puissance. Notamment à domicile, où en général on fait des bons matches. Pour Nantes, on a pu voir face à Toulouse, que c'était une équipe qui défend très dur. Moi je m'attends à un match rugueux, assez physique." Suivez le guide...