Guigou: "Gagner la Ligue des champions"

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Guigou: "Gagner la Ligue des champions"
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Freiné pendant plus de trois mois par une pubalgie, Michaël Guigou est de retour à temps pour le début de la Ligue des champions. Avant de défier Leon, dimanche, l'ailier international nous confie qu'il croit en les chances de Montpellier de remporter le trophée cette saison. Il explique aussi son choix d'avoir prolongé son contrat jusqu'en 2016 avec le MAHB, avec, ainsi, de grandes chances de terminer sa carrière dans l'Hérault.

Freiné pendant plus de trois mois par une pubalgie, Michaël Guigou est de retour à temps pour le début de la Ligue des Champions. Avant de défier Leon, dimanche, l'ailier international nous confie qu'il croit en les chances de Montpellier de remporter le trophée cette saison. Il explique aussi son choix d'avoir prolongé son contrat jusqu'en 2016 avec le MAHB, avec de grandes chances de terminer sa carrière dans l'Hérault. Vous avez retrouvé la compétition le week-end dernier avec l'équipe première après près de quatre mois sans jouer. Donnez-nous de vos nouvelles ? Avant de jouer contre Nantes la semaine dernière, mon dernier match datait du 14 mai, contre Chambéry. Je ressentais des douleurs aux adducteurs et au pubis et on m'a diagnostiqué une pubalgie. J'ai été arrêté jusqu'à la reprise collective fin juillet. J'ai repris le hand la première semaine mais j'avais encore mal. J'ai donc fait un mois et demi de soin, jusqu'à la mi-septembre. J'ai pu effectuer un gros travail de préparation physique pendant les trois dernières semaines. Et aussi pas mal de musculation, du bas notamment. Au niveau des sensations je me sens beaucoup plus solide qu'avant. J'ai fait beaucoup de courses. Même si je manque encore d'explosivité, au niveau cardio je n'ai jamais été aussi fort. C'est encourageant. Sans doute parce que cette fois on a vraiment bien pris le temps de me soigner. La période de blessure, pendant l'intersaison, ne nous a pas contraints à accélérer les choses. A quel moment pensez-vous pouvoir revenir à votre meilleur niveau ? J'espère dès dimanche pouvoir apporter à l'équipe même si je dois retrouver le rythme. Je fais des bonnes choses à l'entraînement. Mais des moins bonnes aussi. Des fois je suis assez loin de mon niveau habituel. Je dois encore travailler au niveau des appuis. Je me sens pataud parfois. Mais c'est quand même positif. La Ligue des champions débute ce week-end. L'objectif du club d'atteindre le Final Four est-il toujours d'actualité ? C'est gagner la Ligue des Champions que l'on veut. Après un quart, une demie ou une finale... L'équipe est construite pour la gagner. On est de gros outsiders au même titre que Veszprem et Copenhague maintenant. Devant nous il y a Kiel, Barcelone, Hambourg et l'Atletico Madrid (ex Ciudad Real, ndlr). Mais je n'envie rien aux autres. Je pense qu'on peut aller au bout, et c'était déjà le cas la saison dernière. C'est évidemment compliqué mais ça se joue sur des détails parfois. Avoir un peu de chance lors des tirages, éviter les blessures... "Le club a des choix financiers à faire" Est-il possible de faire mieux que les saisons précédentes avec un groupe quasi-identique, avec la seule arrivée de l'ailier Gajic comme renfort majeur ? Si on est au complet on est capable de battre tout le monde. Ce n'était pas le cas il y a deux ans, l'année où l'on perd en quarts de finale face à Moscou. Mais la saison dernière je pensais que c'était notre année. On a manqué de chance avec les blessures de Hmam et de Hammed. Ils sont censés apporter beaucoup sur la base arrière, notamment pour multiplier les rotations. Notre saison dépendra je pense de ce qu'ils vont pouvoir nous apporter. On a besoin de tout le monde. Maintenant c'est vrai qu'il nous manque toujours un peu de force de frappe de loin sur le côté droit. Je dirais qu'on a déjà montré qu'on pouvait être la meilleure équipe d'Europe, mais par moments seulement. Pour en revenir à Gajic, c'est un joueur d'expérience et de qualité. Il peut défendre en position avancée et va vite en contre-attaque. De manière générale, on sera solide défensivement. David Juricek a rejoint Saint-Raphaël à l'intersaison. N'est-ce pas une grosse perte, notamment au niveau de l'expérience et du professionnalisme qu'il apportait ? Oui évidemment. J'ai personnellement été triste qu'il nous quitte parce que c'est quelqu'un que j'apprécie sur et en dehors du terrain. Son départ ne m'a pas fait plaisir mais cela se comprend aussi au niveau du club. Déjà on n'a pas un budget extensible et on a un centre de formation sur lequel il est logique de s'appuyer. Le club a des choix financiers à faire. David va nous manquer, en défense aussi où il était une pièce maitresse. Mais là, avec Luka (Karabatic) et Rémi (Salou) on a deux jeunes qui arrivent. Rémi a souvent été ralenti par les blessures mais il va beaucoup nous apporter. Il est, comme Luka, capable de bien défendre. Et je pense que Issam (Tej) va peut-être pouvoir être préservé de temps en temps pour être frais lors des grands matches. Que visez-vous dans un groupe D relevé, avec notamment Kiel, Leon et Copenhague ? Les deux dernières saisons on a terminé premier lors de la première phase. Ce qui ne nous a pas empêché 'avoir des difficultés en huitièmes de finale contre un quatrième de poule, Kolding puis Schaffhausen. Il n'y a pas de vérité. Il ne faut pas trop se focaliser sur les matches de poule. Ils doivent surtout nous servir à monter en puissance. Logiquement Kiel est le plus fort dans ce groupe, devant nous, puis Copenhague et Leon, qui est solide cette saison parait-il. Et Szeged, qui était en huitièmes de finale la saison dernière, peut très bien terminer dans les quatre premiers. "J'aurais pris plus de risques en choisissant de quitter Montpellier" Vous avez récemment prolongé votre contrat jusqu'en 2016. Cela signifie-t-il que vous terminerez votre carrière à Montpellier ? Logiquement oui. Même si on ne sait jamais. Mais c'est parti pour. Après il faut voir comment le club va évoluer d'ici là. Savoir si je conviendrais toujours aux dirigeants. Si je n'entre plus trop dans les plans et que j'ai encore envie de jouer je pourrais très bien aller voir ailleurs. On a quand même aujourd'hui la possibilité de faire des carrières plus longues grâce à de meilleures préparations. Qu'est-ce qui vous a poussé à le faire, sachant qu'une aventure à l'étranger vous tentait également ? C'était sans doute ma dernière grande opportunité de tenter une aventure à l'étranger. Mais je me sens bien ici et tant que l'équipe est compétitive je n'ai pas de raison d'aller voir ailleurs. Ça aurait pu être le cas, en 2008, quand Ciudad Real et Chambéry m'avaient approché. A cette époque le club stagnait un peu, ça n'a pas duré. C'était avant l'arrivée de Niko (Karabatic) et de Vid (Kavticnic). Sans regret donc ? Non aucun. C'est sûr que quand je vois certains matches de Bundesliga je ne dis pas que ça ne donne pas envie. Mais sur les retours que j'ai eus ce n'est pas toujours une réussite de partir à l'étranger. J'ai pesé le pour et le contre et j'aurais pris plus de risques en choisissant de quitter Montpellier. Je suis très content et même fier d'avoir cette carrière jusqu'à maintenant.