Guidolin, parti pour durer ?

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Guidolin, parti pour durer ?
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L'Udinese se déplace samedi sur la pelouse de l'Inter Milan pour le compte de la 14e journée de Serie A. L'occasion pour le club du Frioul, 3e du championnat d'Italie avec 10 de points de plus au compteur que les Nerazzurri, de poursuivre un bon début de saison auquel contribue largement Francesco Guidolin, entraîneur débarqué à l'été 2010 en provenance de Parme.

L'Udinese se déplace samedi sur la pelouse de l'Inter Milan pour le compte de la 14e journée de Serie A. L'occasion pour le club du Frioul, 3e du championnat d'Italie avec 10 de points de plus au compteur que les Nerazzurri, de poursuivre un bon début de saison auquel n'est pas étranger Francesco Guidolin, entraîneur débarqué à l'été 2010 en provenance de Parme. Pour du long terme ? Dans l'esprit de l'amateur français de football, le nom de Francesco Guidolin évoque deux choses. Un passage sans éclat sur le banc de l'AS Monaco entre octobre 2005 et juin 2006, le club princier franchissant cette saison-là la ligne d'arrivée en 10e position. Mais aussi d'innombrables piges dans le costume d'entraîneur de Palerme entre 2006 et 2008. Deux ans qui avaient vu le technicien désormais âgé de 56 ans effectuer trois intérims sur le banc du club sicilien, du 29 mai 2006 au 23 avril 2007, pour les deux dernières rencontres de la saison 2006-2007 avant de reprendre du service entre le 26 novembre 2007 et le 24 mars 2008. Une instabilité chronique mise entre parenthèses à la rentrée 2008, Parme lui permettant ainsi de rester assis sur le même banc de touche deux ans durant, une première depuis la période 1999-2003 et quatre saisons passées du côté de Bologne. Chez les Gialloblù, Guidolin aura pourtant encore joué au pompier de service en remplaçant en cours de saison Luigi Cagni avant de permettre à la formation basée en Emilie-Romagne de retrouver la Serie A et de la mener à la 8e place pour son retour dans l'élite. Frappé d'une bougeotte aigüe, Guidolin n'a alors pas refusé le défi que lui offrait l'Udinese à l'été 2010. Dans le Frioul, celui qui a traîné ses guêtres dans 13 clubs italiens différents a posé les bases d'une relation durable et basée sur la confiance, tirant le meilleur d'un effectif qui a terminé le dernier exercice de Serie A à la 4e place, synonyme de tour préliminaire de Ligue des champions. Si Arsenal s'est dressé en obstacle insurmontable sur la route européenne d'Antonio Di Natale et de ses partenaires et qu'Alexis Sanchez et Gökhan Inler ont quitté le navire, l'Udinese a bien digéré ces mésaventures en brillant sur les pelouses de Serie A. Pour preuve, les Bianconeri sont 3e avant de se rendre samedi à San Siro pour y défier un Inter Milan toujours fébrile avec une triste 15e place au classement. Une Coupe et une Serie B en vingt ans... Un animal blessé dont se méfie Guidolin. "C'est le match le plus difficile que l'on va jouer, l'Inter est toujours l'Inter. C'est une équipe en plein redressement, composée de nombreux champions. Ce sera difficile", a promis en conférence de presse le technicien transalpin dans des propos relayés par le site officiel de l'Udinese. En Lombardie, l'occasion sera belle de soigner la santé affichée à l'extérieur par les Zebrette. Souveraine dans son Stade Friuli avec 6 victoires en autant de matches, l'Udinese connaît plus de difficultés loin de ses bases, avec un seul succès glané en 6 déplacements: "Les médias en parlent, c'est normal, tout comme les critiques. Nous savons que nous devons faire mieux loin de chez nous, en essayant d'être plus efficaces." Une semaine après avoir pris la mesure de la Roma (2-0), l'Udinese n'aura d'autre dessein que de faire tomber San Siro, comme deux équipes avant elle cette saison. Et pourra s'appuyer sur le talent de chef d'orchestre de Guidolin, un technicien à la qualité reconnue de l'autre côté des Alpes. "Guidolin est un entraîneur que j'admire beaucoup, a ainsi fait savoir son homologue interiste, Claudio Ranieri, en conférence de presse. Il a fait du bon boulot partout où il a été." Reste qu'avec une Coupe d'Italie décrochée en 1997 avec Vicenza et une Serie B avec Palerme en 2004 en plus de vingt ans de carrière, le palmarès de Guidolin ne reflète pas forcément le talent de meneur d'homme démontré par l'ancien milieu de terrain de Vérone. Au brillant collectif frioulan de l'aider à gonfler son tableau de chasses. S'offrir le scalp de l'Inter serait un bon début...