Guerriero: "Pas moins bon que les autres"

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Guerriero: "Pas moins bon que les autres"
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Après une élimination en Coupe de la Ligue contre Le Havre et une défaite lors de la première journée de Ligue 2 à Tours (0-1), le FC Metz veut réagir devant son public lors de la réception d'Arles-Avignon. Ludovic Guerriero, capitaine des Messins, espère que son équipe va "ouvrir son compteur points" ce lundi et veut montrer que les Grenats "n'ont rien à envier aux autres équipes".

Après une élimination en Coupe de la Ligue contre Le Havre et une défaite lors de la première journée de Ligue 2 à Tours (0-1), le FC Metz veut réagir devant son public lors de la réception d'Arles-Avignon. Ludovic Guerriero, capitaine des Messins, espère que son équipe va "ouvrir son compteur point"s ce lundi et veut montrer que les Grenats "n'ont rien à envier aux autres équipes". Avec du recul maintenant, comment analysez-vous la défaite de votre équipe contre Tours la semaine dernière ? Avec des regrets. Sur l'ensemble du match, on méritait le nul mais on n'a pas eu ce brin de réussite dans le dernier geste, qui aurait pu faire tourner le match de notre côté en première mi-temps. On a mis à mal cette équipe qui pourtant était à domicile, mais qui a produit peu de jeu grâce à notre pressing haut et nos lignes qui étaient bien resserrées. Mais il nous a manqué ce petit plus qui nous aurait permis de prendre au moins un point à Tours. Vous avez montré contre Tours une solidité défensive avec un seul but encaissé sur coup-franc. Cela contraste avec les dix buts encaissés en deux matchs, contre Sedan puis Le Havre. Avez-vous travaillé plus ce secteur de jeu à l'entraînement ? Forcément, c'est quelque chose qu'on s'était mis en tête. On voulait avant tout bien défendre, concéder peu d'occasions. Après on savait qu'avec la rentrée de Diego, les coups-de-pied arrêtés allaient être importants pour eux. On voulait aussi arrêter de prendre des buts car on sait que le goal-average peut être important en Ligue 2. L'année dernière, on était l'une des meilleures défenses et là en deux matchs, on a pris dix buts. On avait donc en tête de tous bien défendre ensemble et c'est ce qui a fait la différence par rapport aux deux autres matches. Arles-Avignon est votre prochain adversaire. Comment jugez-vous cette équipe ? Elle a remporté son premier match sans forcément être au-dessus de l'équipe du Mans. Après c'est une équipe qui aime défendre. On sait que c'est toujours difficile de défendre dans ce championnat de Ligue 2 relevé. On ne va pas juger sur leur premier match. Pour l'instant, ils ont trois points d'avance sur nous. Notre priorité est d'ouvrir notre compteur points dès lundi, en espérant en prendre trois au stade Saint-Symphorien. "On n'a rien à envier au Havre et à Tours" A quel niveau estimez-vous Metz dans cette Ligue 2 très relevée ? On a pu le constater lors de nos deux matches officiels face au Havre et à Tours. On n'est pas moins bon que les autres, on n'est pas meilleur non plus. On sort d'une saison difficile, il ne faut pas se voir trop beau mais on a le potentiel pour rivaliser avec ces équipes. Après, je ne parle pas de montée. Dans un premier temps, il faut prendre rapidement des points pour voir dès le mois de septembre où on en est. Aujourd'hui, il n'y a pas d'objectifs fixés mais on sait que l'on n'a rien à envier aux deux équipes que l'on a jouées. On a réussi à les bousculer et avec deux ou trois petits détails en plus, on aurait pu faire basculer le match de notre côté. Vous êtes vite devenu capitaine à Metz à la place de Romain Brégerie. Vous sentez-vous à l'aise dans ce rôle ? C'est un rôle que j'accepte. J'ai déjà été capitaine plus jeune au centre de formation et j'ai été vice-capitaine à Ajaccio. C'est quelque chose que je connais mais après peu importe si j'ai le brassard ou pas, ça ne change pas mes habitudes. Mais c'est vrai qu'en étant capitaine, on a un rôle à montrer. Il faut être irréprochable par rapport aux arbitres. J'avais souvent tendance à parler avec eux mais aujourd'hui, avec ce brassard, je fais beaucoup plus attention car je dois montrer l'exemple à l'équipe. Je prends plus sur moi quand j'ai envie d'exploser. Mais sinon, j'assume complètement ce rôle. Quelle a été votre réaction suite à l'annonce surprise de la retraite de Stéphane Borbiconi ? J'ai été très déçu car Stéphane est un ami avant tout. Aujourd'hui, il sent que ça ne peut plus allé. C'est un très beau geste car d'autres joueurs auraient pu cacher cette blessure. Il a été honnête envers le club et ses coéquipiers. Maintenant je suis déçu pour lui. Il n'a que 32 ans, il aurait pu jouer encore quelques années. On respecte son choix et on est de tout coeur avec lui. Votre ancien club, Ajaccio débute ce week-end son championnat en Ligue 1. Avez-vous des regrets d'avoir choisi de quitter l'ACA l'année dernière ? Je n'ai pas de regrets. Mon choix était réfléchi. Il me restait un an de contrat et des choses personnelles rentraient en compte car je suis originaire d'ici. Je ne regrette pas et je leur souhaite de réussir. En partant, j'avais eu une discussion avec le président comme quoi le recrutement était juste et que ça pouvait permettre à l'équipe de se maintenir facilement et de voir plus haut. Ça a été fait. Ils vont commencer leur saison samedi avec la réception de Toulouse. L'année dernière, ils ont eu treize victoires à domicile, ce qui a permis leur remontée. Je leur souhaite d'avoir le même parcours à domicile et de se sauver. C'est un club qui tout doucement se reconstruit, après la perte du président Moretti qui leur a fait mal. Le club est vraiment une famille. J'ai senti à mon arrivée à Ajaccio à quel point les gens étaient affectés par la perte du président. Maintenant, son ami Alain Orsoni a pris la relève et il fait du très bon boulot avec le staff technique. Je leur souhaite de se maintenir et de bien débuter demain contre Toulouse.