Guerrero, c'est pas du bidon

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Guerrero, c'est pas du bidon
@ Reuters
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BUNDESLIGA - Le Péruvien paie son jet de bidon à la fin de Hambourg - Hanovre.

BUNDESLIGA - Le Péruvien paie son jet de bidon à la fin de Hambourg - Hanovre. Voilà un bidon qui fait couler plus d'encre que d'eau outre-Rhin. Ce bidon, c'est celui que l'attaquant péruvien du HSV Hambourg, Paolo Guerrero, a lancé en direction d'un spectateur à la fin du match qui opposait son équipe à celle de Hanovre, dimanche, pour le compte de la 29e journée de Bundesliga (0-0). Alors qu'il s'apprêtait à rentrer dans les couloirs de la HSH Nordbank Arena, l'attaquant péruvien, qui effectuait son retour à la compétition après... sept mois d'absence, a été pris à partie par un spectateur qui l'a insulté et l'a enjoint, on l'imagine avec assez peu de courtoisie, à rejoindre son pays. Ni une ni deux, Guerrero saisit le projectile qu'il a dans la main, en l'occurrence un bidon d'eau, pour l'envoyer en direction de l'insupportable supporter. Le jet du bidon au ralenti : Comme avant lui Éric Cantona et son kung-fu fighting à Crystal Palace ou Didier Drogba et son jet de pièce contre Burnley, Guerrero a entraîné depuis deux jours une série de réactions - et de sanctions - en cascade. Il a d'abord reçu de la part de son club une amende comprise entre 50.000 et 100.000 euros, une somme, vous en conviendrez, pas très précise mais qui sera la plus élevée dans l'histoire du HSV. La commission de discipline de la Fédération allemande devrait également se saisir de cette affaire du bidon. Et depuis ce mardi, l'impulsif Guerrero fait même l'objet d'une enquête préliminaire de la part du parquet de Hambourg. "Nous enquêtons sur deux points : quel projectile a été lancé par Guerrero et la victime a-t-elle été blessée ou non", a indiqué le procureur Bernd Mauruschat. Au vu des images, il semble évident que Guerrero a lancé un bidon et que la victime ne semble pas en avoir trop souffert... Reste à savoir maintenant si ce bidon était rempli ou non, ce qui pourrait aggraver les choses pour Guerrero, en fin de contrat en juin avec le HSV. En effet, s'il était rempli, le bidon pourrait être considéré comme un objet dangereux susceptible de causer des blessures aggravées. Et dans ce cas-là, ce n'est pas une suspension de trois matches, comme Drogba, ou de huit mois, comme Cantona, que Guerrero risquerait mais bien une peine de prison. Et le Péruvien a peut-être senti le danger. Plutôt que d'endosser la panoplie du justicier sans remords, il a rapidement choisi le rôle du coupable repenti. "Ce que j'ai fait n'est pas bien du tout, c'était une énorme erreur, j'en suis vraiment désolé", a-t-il expliqué dans un communiqué transmis par le club. Ces excuses lui permettront sans doute d'éviter une lourde sanction mais peut-être pas de décrocher un nouveau contrat au HSV.