Guay tout sourire !

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Tout le monde attendait Didier Cuche, mais c'est Erik Guay qui a été sacré champion du monde de descente, ce samedi matin à Garmisch. Auteur d'une superbe course (1'58"41), le Canadien a devancé le Suisse (+0"32) et l'Italien Christof Innerhofer (+0"76), déjà médaillé d'or en Super-G. Il succède à son compatriote John Kucera.

Tout le monde attendait Didier Cuche, mais c'est Erik Guay qui a été sacré champion du monde de descente, ce samedi matin à Garmisch. Auteur d'une superbe course (1'58"41), le Canadien a devancé le Suisse (+0"32) et l'Italien Christof Innerhofer (+0"76), déjà médaillé d'or en Super-G. Il succède à son compatriote John Kucera. Rare sont ceux qui avaient misé sur lui. Mais Erik Guay, malgré la cascade de blessés qui s'est abattue sur l'équipe du Canada, ne s'est pas démonté sur la piste exigeante de Garmisch-Partenkirchen, samedi, lors des Championnats du monde. A vingt-neuf ans, le Québécois permet aux héritiers des "Crazy Canucks" de conserver la médaille d'or de la descente, propriété jusque-là de son compatriote John Kucera, sacré il y a deux ans à Val d'Isère. Une drôle de performance pour celui qui, en 2010, avait remporté le globe du Super-G mais restait sur un début de saison décevant puisqu'il ne s'était même pas hissé dans les dix premiers lors de ses quatre sorties de l'hiver dans la discipline, à Lake Louise (24e), Val Gardena (12e), Kitzbühel (16e) et Chamonix (19e). Qu'importe, il a été le seul, avec Didier Cuche, à engloutir la descente du jour en moins de 1'59"00 (1'58"41), privant le Suisse d'une breloque qui lui semblait promise (+0"32). Leader de la Coupe du monde de la spécialité, Didier Cuche s'est accroché jusqu'au bout pour tenter de réaliser un meilleur chrono qu'Erik Guay, parti avec le dossard n°10. Si sur le haut de la piste il a parfaitement rivalisé avec le Canadien, le skieur helvète a un peu moins bien terminé le tracé, d'une rare difficulté. Sa dernière chance d'être champion du monde de descente envolée (il a remporté l'or en Super-G en 2009, ndlr), il ne s'est toutefois pas effondré au micro d'Eurosport. "C'est plus une deuxième place que je suis allé chercher qu'une défaite, a-t-il réagi. Erik a fait une très belle course, je ne suis pas surpris de le voir devant." Clarey huitième, Théaux se loupe Il faut dire que le natif de Montréal avait frappé un grand coup en s'élançant au milieu d'un premier wagon de candidats au podium, avec notamment Andrej Jerman et Christoph Innerhofer. Car ni le Slovène, ni l'Italien, finalement troisième (+0"76) après sa médaille d'or obtenue au Super-G, ne sont parvenus à le priver de ce titre mondial. Aksel-Lund Svindal non plus (+1"42), le Norvégien s'écroulant comme d'autres après la ligne d'arrivée, preuve de l'intensité du parcours. "Je suis content pour Erik, a-t-il tout de même déclaré. Il a souvent été placé dans les grands championnats." Notamment à Are, en 2007, où il avait fini quatrième. Pour les Français, cette descente restera un mauvais souvenir. A part peut-être pour Yannick Bertrand, le premier à se lancer - sans entraînement dans les jambes -, qui il y a deux jours arrivait à peine à descendre les escaliers en raison d'une grosse douleur à la cuisse gauche. Vingt-neuvième à l'arrivée (+4"25), il a fait moins bien que Johan Clarey, huitième à 1"94 du vainqueur, mais mieux qu'Adrien Théaux, sorti de piste après avoir perdu ses appuis: "Malheureusement, mes skis ont tapé, je les ai relâchés un peu pour appuyer très fort derrière. Au moment où j'ai voulu le faire, mes skis n'étaient plus là... Je suis déçu, j'avais des chances avec mon meilleur temps à l'entraînement d'hier. Mais ce n'était qu'un entraînement..."