Greer: "Ne pas baisser la tête"

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Greer: "Ne pas baisser la tête"
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Élu meilleur joueur étranger du dernier exercice, Ricardo Greer accueille celui qui pourrait bientôt lui succéder, le Choletais Sammy Mejia, samedi soir à l'occasion de la 24e journée de Pro A. Les Strasbourgeois espèrent bien créer la surprise lors de ce match face au leader, pour encore croire aux play-offs et rebondir après le revers enregistré à Nancy. "On ne va rien lâcher", prévient le Dominicain.

Élu meilleur joueur étranger du dernier exercice, Ricardo Greer accueille celui qui pourrait bientôt lui succéder, le Choletais Sammy Mejia, samedi soir à l'occasion de la 24e journée de Pro A. Les Strasbourgeois espèrent bien créer la surprise lors de ce match face au leader, pour encore croire aux play-offs et rebondir après le revers enregistré à Nancy. "On ne va rien lâcher", prévient le Dominicain. Ricardo, l'accueil que vous a réservé Gentilly samedi dernier a-t-il contribué à atténuer la déception de cette défaite à Nancy (88-61) ? C'était un match très spécial. J'ai passé trois belles années là-bas à Nancy et j'étais vraiment très content de revenir, de retrouver tout le monde et d'être aussi bien accueilli. Mais j'aurais surtout aimé qu'on gagne ce match, et on eu la possibilité de le faire. Comment analysez-vous avec le recul ce revers et en particulier cette deuxième mi-temps où l'équipe a perdu pied ? Je pense qu'on a manqué de constance, ce qui peut aussi nous arriver d'un match à l'autre. Contre Limoges, on domine et on l'emporte avec une bonne marge (95-80), et le match d'après, à Nancy, on réussit à passer devant et à mener de deux points dans le troisième quart, pour prendre un 16-1 dans la foulée et s'incliner au final largement. C'est dur à vivre. Mais nous sommes un groupe mature et c'est à nous de réagir et d'être plus constant. Une constance qui pourrait vous permettre d'atteindre les play-offs, même si les résultats du week-end (victoires du Mans et d'Orléans, ndlr) vous ont encore compliqué la tâche ? Tout reste encore possible mais c'est vrai que ça va être encore plus dur d'atteindre les play-offs maintenant. Mais on ne va rien lâcher et ne pas baisser la tête, jusqu'à la dernière seconde. On a un gros match samedi contre Cholet, un match que l'on doit absolument gagner. Et si on parvient à le faire, ça peut tout changer. Cette équipe de Cholet caracole aujourd'hui en tête du championnat, à quoi vous attendez-vous samedi soir ? Ils ont déjà le MVP de la saison avec Sammy Mejia. Ce gars répond présent à tous les matches et on doit le surveiller de près. Ils sont aussi costauds à l'intérieur et à la mène. Et puis Erman Kunter est un grand coach. Ça s'annonce donc comme un match difficile pour nous. Mais nous avions très bien joué à Cholet au match aller (défaite 84-88, ndlr), et là je pense qu'on a une très bonne opportunité de l'emporter à la maison. "Je n'ai plus rien à prouver" Vous évoquiez votre compatriote dominicain Sammy Mejia, qui pourrait bien vous succèder comme MVP de la saison... Oui, même si des joueurs comme Tremmell Darden, Damir Krupalija ou Davon Jefferson font de grandes saisons et mériteraient aussi de remporter le trophée. Mais Sammy a brillé en Euroligue et a même failli emmener Cholet dans le Top 16 ! Pour moi c'est le numéro 1 en France. Il sait tout faire. Je suis donc très fier de lui et content qu'il réussise une grande année. Ça fait toujours plasir quand un Dominicain a du succès. Revenons à vous et à ce retour inattendu à Strasbourg. Comment s'est déroulée votre courte expérience à Zadar, où vous vous étiez engagé en début de saison ? Mal. Tout est allé de travers. A la base, c'était une bonne situation pour moi et ma famille. Je me disais que tout allait bien se passer, que j'allais avoir le contrat que je méritais. Mais ça ne s'est pas déroulé comme je l'attendais. C'est la vie, je n'en veux à personne. Le bon côté de l'histoire, c'est que j'ai pu retrouver ce pays qui où j'ai passé tant d'années et qui m'a toujours tendu les bras. J'ai beaucoup de respect pour les clubs français, qui ont été les premiers à m'appeler quand j'ai eu ces problèmes en Croatie. Vous pourriez d'ailleurs effectuer l'an prochain votre dixième saison en Pro A. Est-ce que cela fait partie de vos objectifs ? J'ai une option dans mon contrat pour partir ou rester. Mais je serais content de continuer ici et on va tout faire pour. J'ai dépassé les 30 ans et je n'ai plus rien à prouver. Et si j'ai beaucoup de bons souvenirs comme les deux titres de champion remportés avec mon frère, j'aimerais vraiment rester en France pour essayer d'en gagner un nouveau. Et aussi la Semaine des As, parce que je ne l'ai jamais fait et que c'est un de mes objectifs. Il y a encore plein de choses à faire ! Comme vous revoir sous le même maillot que votre frère Jeff en Pro A ? On est tellement habitués à jouer ensemble depuis tant d'années que la séparation a forcément été difficile cette saison. Mais on ne sait pas ce que le futur nous réserve. Il a signé pour un an à Gravelines, on verra bien ce qui arrive...