Gravelaine: "Paris n'est pas favori"

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Gravelaine: "Paris n'est pas favori"
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Alors qu'il s'apprête à commenter la finale de la Coupe de France entre Lille et Paris, samedi soir sur France 2, Xavier Gravelaine s'attend à voir beaucoup de buts. Le consultant de France Télévisions a aussi évoqué le beau jeu développé cette saison par le PSG, qui devra néanmoins se méfier du collectif lillois.

Alors qu'il s'apprête à commenter la finale de la Coupe de France entre Lille et Paris, samedi soir sur France 2, Xavier Gravelaine s'attend à voir beaucoup de buts. Le consultant de France Télévisions a aussi évoqué le beau jeu développé cette saison par le PSG, qui devra néanmoins se méfier du collectif lillois. Xavier, comment voyez-vous cette finale ? Ça va être un match agréable car Lille a le meilleur collectif du championnat et Paris joue bien cette saison. Je pense que ça va être une finale alléchante avec beaucoup de buts, je l'espère. Selon vous, les Lillois n'auraient pas plutôt intérêt à laisser filer cette Coupe pour se concentrer sur le championnat ? Non, la Coupe de France est un booster définitif. Ça avait été le cas l'an passé avec Marseille en Coupe de la Ligue, pour le titre. Ce serait une erreur de lâcher cette finale sachant qu'ils ont de l'avance en championnat. Je ne pense pas que ce soit la mentalité de Rudi Garcia et des joueurs de Lille. Ça veut-il dire que Lille pense au doublé ? Lille a peut-être l'opportunité de réaliser le doublé. Ce serait historique pour la formation nordiste. Ils n'ont pas la chance de jouer une finale tous les ans, donc ils vont la jouer à fond. "Un PSG très conquérant" Le PSG aura-t-il intérêt à mettre en place une tactique spécifique pour mettre sous l'éteignoir le Lillois Eden Hazard ? Le souci, c'est qu'il n'y a pas uniquement Eden Hazard mais aussi Gervinho, Moussa Sow. Lille est une équipe très complète qui joue bien depuis trois ans. Il faudrait le demander à Antoine Kombouaré, mais je ne pense pas qu'il y aura un marquage strict sur Hazard. Il sera néanmoins surveillé. Les tenants du titre ont-ils les armes pour battre le Losc ? Bien sûr, car on retrouve un PSG très conquérant sous la houlette d'Antoine Kombouaré. Sur un match, tout est possible. Moi, j'ai hâte d'y être car ce sont deux équipes qui jouent bien au football. Je vois au moins trois buts sur cette rencontre, à l'inverse de la finale de la Coupe de la Ligue entre Montpellier et Marseille, qui a accouché d'un match très serré. Concrètement, quelles sont ces armes pour le PSG ? Paris a traversé des orages durant un mois et demi avec un manque de points. On parlait alors d'une dépendance Nenê, mais il y a une force collective. Quand on voit Mevlut Erding qui met un beau but ce week-end... Ça peut venir de tous les côtés. Il y a des individualités qui peuvent faire basculer la rencontre, mais la bataille du milieu devrait être décisive car Lille joue avec trois milieux. Du coté parisien, il y a Claude Makelele qui joue encore pour avoir ce genre de matches. "Makelele veut achever sa carrière sur un dernier titre" Ne craignez-vous pas que les deux équipes s'observent trop ? Les deux équipes pratiquent du beau jeu, je ne vois pas pourquoi elles changeraient d'état d'esprit pour cette finale. Je vois un match ouvert, alerte, avec des occasions et des buts. Le PSG est le favori de cette finale ? On pourrait le croire, au vu de leur palmarès en Coupe de France ou de la Ligue depuis sa création. Mais, au vu de cette saison, Lille a un net avantage. Pour moi, Paris n'est pas le favori pour cette finale. Pensez-vous que Claude Makelele puisse terminer sa carrière sur un dernier trophée avec le PSG ? Evidemment, mais son palmarès est déjà très fourni. Au vu travail de l'ombre qu'il réalise depuis son arrivée à Paris, ce serait un trophée parmi tant d'autres. C'est vrai que c'est toujours bien de finir sur un doublé, comme Edwin Van der Sar à Manchester United. C'est évident que tout joueur professionnel aimerait achever sa carrière sur un dernier titre. "Laurent Blanc est assez grand pour prendre sa décision" Aviez-vous déjà entendu de parler de quotas à votre époque ? Non, ça n'existait pas, je ne pense pas. Tout ça a été monté en épingle. C'est un mot malheureux et une affaire qui n'aurait jamais dû prendre autant d'ampleur. Dans L'Equipe de dimanche dernier, Zinedine Zidane expliquait que c'était un faux débat. Partagez-vous ce point de vue ? On en fait tout un mélodrame. On cherche à en faire un gros problème alors que ce n'est pas le cas. Il est temps que ça se termine car il y a des choses plus importantes dans la vie. C'est vrai que le terme "quota" est désagréable, mais on a affaire à des personnes qui ne sont pas racistes. Laurent Blanc aurait-il dû donner sa démission ? Moi, avec mon caractère, je donnerais ma démission mais je ne suis pas à la place de Laurent Blanc. Il est assez grand pour prendre sa décision. Même s'il a été maladroit, le sélectionneur de l'équipe de France n'a pas à se faire insulter ou injurier comme ça a été le cas durant ces dix derniers jours. On verra bien ce qu'il fera.