Grange: "Un bon paquet à pouvoir gagner"

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Grange: "Un bon paquet à pouvoir gagner"
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SKI - La saison de ski reprend ce dimanche avec le géant de Sïlden. Jean-Baptiste Grange est fin prêt.

Alors que la saison de ski reprend ses droits dimanche lors du géant de Sölden, Jean-Baptiste Grange, le leader de l'équipe de France, est fin prêt pour une saison dont le point d'orgue sera les Jeux Olympiques de Vancouver. Détenteur de la Coupe du monde de slalom, le skieur de Valloire compte bien récidiver cette année.A l'heure de renouer avec la compétition, par un géant dimanche à Sölden, êtes-vous déjà dans les dispositions de gagner ?C'est difficile à dire. Il y a toujours une part de doute. Ça fait six mois que l'on n'a pas couru. On ne sait pas si on va rentrer tout de suite dedans, si dès la première manche on va être capable de mettre en place ce que l'on a travaillé cet été, si on va être à 100% physiquement et mentalement. C'est toujours délicat et on se demande toujours si on va réussir à repasser en mode course. Maintenant, j'ai des points de repères par rapport aux entraînements, par rapport aux chronos que l'on a faits. L'été s'est très bien passé. J'ai bien travaillé sur le matériel et techniquement. J'ai fait de bonnes choses en géant, maintenant j'espère que ça se mettra en place dès la première course. Ça se fera peut-être plus tard dans la saison mais, une chose est certaine, le ski est là. Un mois plus tard, à Levi, en Finlande, à l'occasion du premier slalom, vous retrouverez votre dossard rouge. Cela vous ferait-il mal au coeur de le perdre ?Non, je sais très bien que ça va finir par arriver. Si je le garde jusqu'à la fin de ma carrière, ça serait un exploit ! Je le perdrai peut-être à l'issue de la première course à Levi et je le récupérerai peut-être en fin de saison. C'est là où c'est le plus important de l'avoir sur les épaules. Je n'ai pas peur de le perdre. J'ai juste très envie de le garder. Vous défendrez également votre globe de cristal de la spécialité acquis à Are au terme d'une saison éprouvante. Ce trophée a-t-il constitué un soulagement ?Ça fait du bien parce que je restais sur un échec en 2008. A l'époque, ce n'était pas évident à gérer parce que j'avais fait ce qu'il fallait avant de tomber à quatre portes de l'arrivée (lors du dernier slalom à Bormio, théâtre des finales, ndlr). Quatre portes de plus et je l'avais... Ça a été dur à digérer et ce n'était pas évident de se retrouver dans la même situation la saison dernière. J'ai dépensé beaucoup d'énergie, notamment au mois de janvier, pour avoir le dossard rouge tout au long de la saison. J'ai eu des coups de moins bien donc ça a été très compliqué à gérer, j'ai laissé beaucoup d'énergie. D'autant qu'il y a eu les Mondiaux où on sait ce qu'il s'est passé, la faute à cette petite pression supplémentaire que je n'ai peut-être pas bien géré, ou que je n'ai pas su gérer tout simplement par manque d'expérience, alors que j'étais à chaque fois médaillable. J'ai abordé ces finales en me disant que j'avais le ski comme la saison précédente ou comme aux Mondiaux. Je me suis dit : « tu y vas et si ça doit le faire, ça le fera ». C'est une façon d'aborder les courses qui peut me servir à l'avenir et ce globe me permet, à 24 ans, d'aborder plus sereinement la suite. Quels seront vos concurrents cette saison en slalom ?On va retrouver un peu les mêmes : Julien, Herbst, Pranger, Kostelic, Moelgg... On est un bon paquet à pouvoir gagner. On a vu un paquet de doublés l'année dernière, une fois les Autrichiens, une fois les Italiens, une autre les Français. Ça prouve que ça tourne et que pas mal de monde peut jouer devant dans cette discipline. Et puis je ne serai pas étonné de voir des jeunes arriver, des skieurs qui ont déjà montré de belles choses comme Hirscher, Razzoli et pourquoi pas Hargin et quelques Suédois.