Gondran: "Valoriser notre sport"

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Gondran: "Valoriser notre sport"
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Le Directeur Technique National, Lionel Gondran, fait le point sur cette discipline méconnue du grand public avant les Championnats du monde d'haltérophilie disputés à Disneyland Paris du 5 au 13 novembre. Objectif annoncé par le DTN pour cette compétition: décrocher les trois quotas qualificatifs pour les Jeux olympiques de Londres de 2012.

Le Directeur Technique National, Lionel Gondran, fait le point sur cette discipline méconnue du grand public avant les Championnats du monde d'haltérophilie disputés à Disneyland Paris du 5 au 13 novembre. Objectif annoncé par le DTN pour cette compétition: décrocher les trois quotas qualificatifs pour les Jeux olympiques de Londres de 2012. Lionel, pourquoi avez-vous choisi Disneyland Paris comme lieu des Championnats du monde 2011 d'haltérophilie ? Initialement, on voulait le faire au Palais des Sports, qui aurait été parfait pour l'haltérophilie en raison de sa forme en amphithéâtre romain, mais c'était impossible de l'avoir. On s'est alors rabattu sur le Stade Pierre de Coubertin. Mais on s'est vite heurté à des problématiques sur l'hôtellerie dans Paris. On devait séparer les athlètes sur sept ou huit hôtels. C'est impossible. Par le passé, j'avais déjà sollicité Disneyland pour un Championnat d'Europe cadets mais la Fédération s'est désistée car le club d'Amiens a repris les choses en main. Quand on a ce souci de logement, je pense tout de suite au parc d'attraction francilien. C'est original comme lieu de compétition. Il faut sortir du carcan du gymnase. Dans cette salle de spectacle, avec les jeux de lumière, on pourra ainsi valoriser notre sport. Le seul souci, c'est que les Fédérations n'ont pas l'habitude de traiter avec un établissement privé. C'est aussi l'occasion de faire parler de votre sport ? On a déjà réussi trois choses. La première concerne l'image. Quand on parle d'haltérophilie, on pense toujours à Alexeiev avec un ventre bedonnant. Ce n'est pas ça l'haltérophilie, les meilleurs athlètes mesurent deux mètres pour 140 kg où l'on voit les abdominaux bien dessinés. Sur ce point, on a réussi à changer l'image de ce sport. Ensuite la deuxième chose concerne nos relations avec le monde institutionnel. On n'était pas très connu. Maintenant, on la cote auprès du Comité national olympique et sportif français. Ce deuxième objectif de la valorisation auprès des institutions est également atteint. Enfin, le dernier point concerne la signature avec des partenaires. C'est un peu compliqué mais nous avons réussi à en faire signer quelques-uns sur ces Championnats du monde. Je pense que nous pourrons les fidéliser pour le développement de notre sport. C'est une première victoire pour l'haltérophilie ? On s'est fait connaître et reconnaître par les milieux sportifs institutionnels. On est seulement cinq pour gérer l'organisation des Mondiaux alors que pour le judo, ils étaient 67. On y arrive tout de même. On va réaliser le plus beau Championnat du monde. Il ne faut pas que je me fasse licencier le 15 novembre (rires). "La médaille, la cerise sur le gâteau" Comment s'est déroulée la préparation pour ces Mondiaux ? On coupe la préparation en trois phases. La première, elle est physique avec beaucoup de musculation. La deuxième, on adapte des réglages sur les mouvements techniques. Et la troisième, c'est la répétition de compétition pendant un mois. Dans quel état d'esprit vos athlètes abordent-ils ces Mondiaux ? Ils sont enthousiastes. Ils vont vouloir tout donner. Mais ils auront également la peur au ventre, car ils vont disputer un Championnat du monde d'haltérophilie à Paris devant leur public. Quels sont vos objectifs ? Il faut obtenir les trois quotas olympiques chez les hommes. Un objectif qui doit être partagé par l'équipe féminine. La médaille serait la cerise sur le gâteau. Mais s'il n'y a pas le gâteau, la cerise, elle tombe. "Se concentrer sur les Jeux Olympiques de Londres" Quel est le mode de qualification pour les Jeux Olympiques pour l'haltérophilie ? Dans un premier temps, il faut décrocher ces quotas olympiques. Ensuite, il y a une sélection individuelle. Quand on aura ces trois places, ce seront les trois meilleurs qui seront sélectionnés pour participer aux Jeux Olympiques de Londres. Pensez-vous déjà aux Jeux de Londres ? J'insiste vraiment mais si on n'a pas ces quotas, on ne verra pas Londres. Benjamin Hennequin veut faire l'impasse sur les Championnats d'Europe l'an prochain ou tirer dans la catégorie suivante pour se concentrer sur les Jeux Olympiques de Londres. C'est déjà dans sa tête mais il sait qu'il doit assurer aux Championnats du monde pour obtenir son billet pour Londres. Après on verra si on prend la première classe, la business ou la classe économique (rires)...