Gomis, un réveil puissance quatre !

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Gomis, un réveil puissance quatre !
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Muet depuis mi-octobre après pourtant un début de saison en fanfare, Bafétimbi Gomis s'est réveillé au meilleur moment mercredi à l'occasion du déplacement de l'OL à Zagreb en Ligue des champions. En inscrivant quatre des sept buts lyonnais, l'attaquant international a en effet contribué à écrire l'une des plus belles pages de l'histoire européenne des clubs français.

Muet depuis mi-octobre après pourtant un début de saison en fanfare, Bafétimbi Gomis s'est réveillé au meilleur moment mercredi à l'occasion du déplacement de l'OL à Zagreb en Ligue des champions. En inscrivant quatre des sept buts lyonnais, l'attaquant international a en effet contribué à écrire l'une des plus belles pages de l'histoire européenne des clubs français. Nul doute que ce mercredi 7 décembre 2011 restera longtemps gravé dans la mémoire des supporters lyonnais. Obligé de gagner à Zagreb, de compter dans le même temps sur un succès du Real à Amsterdam, mais surtout de remonter en plus de cela un handicap au goal-average de sept buts par rapport à l'Ajax Amsterdam pour se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, l'OL aura réussi cet incroyable exploit au terme d'une soirée complètement folle. D'autant plus folle que rien ne laissait présager pareil scénario après 45 premières minutes insipides de la part des Rhodaniens et notamment... de Bafétimbi Gomis. Mais comme la veille pour Marseille à Dortmund, le but lyonnais inscrit juste avant le retour aux vestiaires va tout changer, remettant l'OL dans le sens de la marche et surtout son attaquant international, qui n'avait plus marqué depuis le 15 octobre et la venue de Nancy à Gerland (3-1). Ce premier but, que l'on peut presque considérer comme un «csc», puisque Gomis n'a fait que pousser le ballon sur la ligne alors qu'il s'apprêtait à entrer dans le but après un centre de Cissokho contré par le défenseur croate Vrsalijko, a eu le don d'agir comme un déclic pour l'ancien Stéphanois qui a tout d'un coup laissé de côté les doutes qui l'assaillaient depuis plusieurs semaines. Car après un début de saison tonitruant qui l'avait vu inscrire sept buts en dix journées de Ligue 1 et lui avait valu de connaître sa première sélection sous l'ère Laurent Blanc face à l'Albanie début octobre (avec à la clé une prestation décevante), Gomis avait par la suite disparu des écrans radar, à la fois émoussé par ce début de saison chargé et éclipsé par le retour dans l'effectif rhodanien de Lisandro Lopez, qui l'avait relégué sur le banc lors des deux derniers matches de Ligue 1 face à Auxerre et Toulouse. "J'ai eu la chance d'avoir des formidables centres en retrait" Pour cet ultime rendez-vous de poule face à Zagreb, la qualification étant plus que compromise au coup d'envoi, Rémi Garde avait décidé de laisser l'Argentin sur le banc et de titulariser Gomis en pointe, comme lors des cinq premières journées de C1. Bien lui en a pris, puisque, après des débuts timides, l'intéressé va passer dans une autre dimension après ce but inscrit en toute fin de première période (45e), il est vrai aidé par l'expulsion de l'ancien Monégasque Leko à la 28e minute: une reprise du droit sous la barre suite à un centre en retrait de Jimmy Briand (48e) pour le 3-1 (Gonalons avait marqué à la minute précédente), une reprise du droit à bout portant consécutive à un service d'Aly Cissokho et une grosse erreur d'appréciation du gardien Kelava (52e), et voilà déjà le triplé le plus rapide de l'histoire de la Ligue des champions, mieux que l'Anglais de Blackburn Newell, en 1995. L'OL mène alors 4-1, puis 5-1 grâce à un but du gauche de Lisandro, entré en jeu dix minutes plus tôt, mais n'est toujours pas qualifié... jusqu'au quatrième but personnel de Gomis qui, toujours du droit, exploite un centre en retrait de Cissokho d'une imparable reprise sous la barre. 6-1 et enfin 7-1 grâce à Briand, incroyable exploit de l'OL et d'un Gomis qu'on n'attendait pas à pareille fête. A l'issue de la rencontre, l'attaquant des Gones, qui avait marqué un des deux seuls buts lyonnais depuis le début de la phase de poules face à cette même équipe de Zagreb à l'aller (2-0), ne se départira pas de sa réserve habituelle, mettant cet exploit sur le compte du collectif et de ses partenaires: "C'est une belle prestation collective, on a été favorisés par le fait qu'on s'est vite retrouvés en supériorité numérique. Ça m'a laissé pas mal d'espaces et j'ai eu la chance d'avoir des formidables centres en retrait, il ne me restait plus qu'à m'appliquer pour la mettre au fond", confiera-t-il au micro de Canal+. Tout de même, un quadruplé, le septième de l'histoire de la Ligue des champions, c'est un exploit, non ? "C'est flatteur, poursuivra l'intéressé, maintenant je sais qu'il me reste du travail, des progrès à faire." Des progrès qu'il aura en tout cas l'occasion de confirmer en huitièmes de finale, stade de la compétition auquel l'OL sera présent pour la neuvième fois de suite, seuls Arsenal, Chelsea et le Real Madrid ont fait aussi bien...