Gobelet: "Ça va revenir"

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Gobelet: "Ça va revenir"
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Après neuf années à Biarritz, couronnées par deux titres de champion de France (2005 et 2006), Jean-Baptiste Gobelet a quitté le Pays Basque pour la capitale. L'ailier international de rugby à VII, une pratique qui lui a permis de progresser à XV, a signé un contrat de deux mois avec le Stade Français. Un laps de temps certes court mais qu'il veut mettre à profit pour montrer de quoi il est capable avec l'idée, pourquoi pas, de prolonger l'aventure.

Après neuf années à Biarritz, couronnées par deux titres de champion de France (2005 et 2006), Jean-Baptiste Gobelet a quitté le Pays Basque pour la capitale. L'ailier international de rugby à VII, une pratique qui lui a permis de progresser à XV, a signé un contrat de deux mois avec le Stade Français. Un laps de temps certes court mais qu'il veut mettre à profit pour montrer de quoi il est capable avec l'idée, pourquoi pas, de prolonger l'aventure. Vous n'avez signé que pour deux mois, le temps de la Coupe du monde. Comment définiriez-vous cette aventure ? C'est comme de signer un contrat normal avec un club. Quand on signe dans un nouveau club, il faut se montrer performant et enthousiaste d'entrée. C'est ce que j'ai envie de montrer à l'heure actuelle. Je n'ai peut-être que deux mois pour prouver mais je prends chaque match comme un défi. Je suis très content d'être là au Stade Français, pour montrer que je peux être performant à mon poste. Ça reste particulier de ne faire qu'une pige de deux mois... Oui c'est particulier mais il peut y avoir une suite, on ne sait jamais... L'objectif, ça reste de travailler dans la continuité avec le Stade Français, je ne viens pas juste pour porter le maillot rose et me satisfaire d'être à Paris. Le but, c'est de se lancer dans une nouvelle aventure et de construire quelque chose avec eux. Auriez-vous pu vous retrouver ailleurs ? Après Biarritz, c'était le Stade Français ou l'étranger. J'ai beaucoup hésité l'année dernière à partir à l'étranger. Il y avait aussi cette possibilité, après avoir participé au tournoi mondial, de s'engager à VII en vue des Jeux Olympiques en 2016 à Rio. C'est à la fois très loin mais déjà très prêt. Ça se prépare en amont. En mars, pour moi, c'était clair : si je n'avais pas de club de rugby à XV, je partais sur le rugby à VII. C'était mon idée à la base, c'est pour ça que je n'ai signé qu'un contrat de deux mois avec le Stade Français. La saison de rugby à VII commence en novembre. On verra comment ça se passe avec le Stade Français pour savoir quelle suite donner à ma carrière. Quelle est votre préférence ? Le rugby à XV m'intéresse énormément. Mon but est de construire quelque chose. A Biarritz, j'ai vécu dix belles années, avec des titres et un groupe formidable. Là, on rentre dans un nouveau cycle avec le Stade Français. Pourquoi ne pas écrire une nouvelle histoire avec eux... "Au VII, rien n'est laissé au hasard" Que vous apporte le rugby à VII pour progresser ? C'est un sport qui, contrairement aux apparences, demande un grand professionnalisme. Rien n'est laissé au hasard. C'est très intense, deux fois sept minutes, et très relevé, face aux meilleures nations du monde, les All Blacks, l'Australie... On est toujours sur la corde, chaque faute est payée cash. Ça te demande énormément de rigueur, ça t'apprend à ne jamais rien lâcher, même quand on souffre, ça t'apprend à garder la tête froide. Même dans les moments difficiles, même quand tu souffres physiquement, il faut rester lucide. C'est précieux en vue du rugby à XV. Même si ce n'est pas encore très reconnu en France, toutes les grandes nations du rugby à XV se servent du rugby à VII pour progresser. Un exemple, l'entraîneur de l'équipe néo-zélandaise de rugby à VII depuis quinze ans, qui a formé la plupart des joueurs de XV, a été appelé dans le staff des All Blacks pour la Coupe du monde pour apporter ses conseils. La Coupe du monde, vous allez suivre ? Oui, on suit ça du coin de l'oeil. Il y a beaucoup de Biarrots sélectionnés, j'ai aussi beaucoup d'amis concernés, je les suivrai avec plaisir. Mais je serai forcément focalisé sur le championnat. Il ne me reste plus que huit matches à jouer avec le Stade Français, en attendant un éventuel bonus... Vous avez justement ouvert la saison par une belle victoire contre l'Union Bordeaux-Bègles (41-20). Comment avez-vous enchaîné à l'entraînement ? La semaine a été axée sur un travail d'organisation, on sait qu'en ce début de championnat, on n'est pas encore rôdés même si le match contre Bordeaux s'est bien passé. Il ne faut pas s'enflammer. La saison est longue. On va commencer à rentrer dans le dur à Castres. On verra comment l'équipe va réagir même si, à ce stade de la saison, on ne peut pas parler de test. On sait que ce sera très dur à Castres, une équipe qui a perdu à Perpignan et qui aura donc à coeur de mettre en place son jeu. Mais, ça peut être l'occasion de voir ce que cette équipe a dans le ventre, si cette équipe est capable de terminer dans les six premiers du championnat. Dans ce championnat un peu particulier du fait de la Coupe du monde, aviez-vous misé sur ce bon départ ? La plupart des équipes sont encore en rodage. Les grosses écuries, comme Toulouse ou Clermont, le sont d'ailleurs généralement à ce stade de la saison jusqu'au début de la H-Cup avant de mettre en route la machine. Mais ces premiers mois sont importants. Pour nous, au Stade Français, c'est important d'être dans le haut du tableau pour travailler plus sereinement, avoir moins de pression, d'autant plus avec 20 nouveaux joueurs. Que retenez-vous d'un point de vue personnel de cette reprise ? Ça faisait longtemps que je n'avais pas joué un match de rugby à XV en entier. J'ai touché beaucoup de ballons mais il y a eu quelques déchets. J'ai encore beaucoup de travail à effectuer. Mais au bout de deux ou trois matches, je sais que ça va revenir.