Giroud fait son trou

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Giroud fait son trou
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Après avoir découvert la Ligue 1 l'été dernier, Olivier Giroud a trouvé petit à petit ses marques au sein d'une équipe de Montpellier deuxième du championnat avant de se déplacer à Marseille samedi soir lors de la 15e journée. Auteur de six buts, l'ancien Tourangeau se félicite de son intégration même s'il admet avoir encore "beaucoup à apprendre". A 24 ans, ce pur avant-centre n'a sans doute pas fini de faire parler de lui.

Après avoir découvert la Ligue 1 l'été dernier, Olivier Giroud a trouvé petit à petit ses marques au sein d'une équipe de Montpellier deuxième du championnat avant de se déplacer à Marseille samedi soir lors de la 15e journée. Auteur de six buts, l'ancien Tourangeau se félicite de son intégration même s'il admet avoir encore "beaucoup à apprendre". A 24 ans, ce pur avant-centre n'a sans doute pas fini de faire parler de lui. Le temps de l'adaptation semble bien révolu. Débarqué dans l'Hérault l'été dernier avec un statut de meilleur buteur de Ligue 2 à assumer, Olivier Giroud a mis quelque temps à s'acclimater au jeu de sa nouvelle équipe. Son prédécesseur, Victor Hugo Montaño, parti à Rennes à l'intersaison, n'ayant pas du tout les mêmes caractéristiques, c'est toute l'équipe qui a dû s'adapter aux qualités du nouvel arrivant, plus finisseur que le Colombien. Et depuis quelques matches, la greffe semble avoir définitivement pris. Unique buteur ces deux derniers week-ends lors des courts succès devant Toulouse (1-0) et à Nice (1-0), l'ancien Tourangeau a grandement contribué à placer Montpellier sur la deuxième marche de la Ligue 1, après être resté sur la plus haute le temps d'une petite journée dimanche dernier. En l'espace de quelques mois, ce grand gaillard (1m92, 88 kg) a en tout cas vite assimilé l'état d'esprit montpelliérain, au point d'afficher la même prudence que celle prônée par ses dirigeants. "Le plus important c'est d'abord d'obtenir le maintien, préconise-t-il lors d'un entretien accordé à Chronofoot. Ça reste l'objectif principal, après si on peut faire quelque chose, on ne va pas se gêner. Jouer à nouveau la Coupe d'Europe serait un honneur pour nous. Mais les gros vont revenir. Marseille, Lyon, Lille vont terminer devant. Même Paris est solide cette année, donc une place européenne, ça sera difficile. Terminer dans les 10 premiers, c'est pas mal.""J'ai encore beaucoup à apprendre" Les gros, les hommes de René Girard vont justement les côtoyer ces prochains jours puisque se profile samedi soir un déplacement à Marseille avant d'accueillir Lyon une semaine plus tard. L'occasion de se tester, mais aussi pour Giroud de découvrir le top niveau du football français. "L'OM, c'est le club qui me fait rêver, confie-t-il à nos confrères. En 1993, c'était magique avec la Coupe d'Europe. Mais depuis que je suis passé professionnel, j'ai mis ça de côté. Je fais abstraction de l'environnement. Nous allons là-bas en toute humilité avec l'ambition de faire un résultat. Nous sommes devant eux et nous souhaitons le rester. (...) Au Vélodrome, on a tout à gagner et rien à perdre." Battus 4-2 l'an passé là-bas après s'être montrés très (trop ?) joueurs, les Montpelliérains auront là une occasion de prouver qu'ils ont appris de leurs erreurs de jeunesse, eux qui proposent moins de jeu que la saison dernière mais affichent plus de solidité (17e attaque, 3e défense). Giroud, véritable pointe du 4-3-3 aligné systématiquement par René Girard, avait été quelque peu pris en grippe en début de saison par une frange du public de La Mosson, lequel lui reprochait une certaine lenteur. Evidemment moins vif que ne l'était Montaño, la recrue héraultaise propose tout autre chose, à commencer par son physique massif, un excellent jeu de tête et évidemment un sens du but affirmé. Titularisé 11 fois en Ligue 1 pour 13 rencontres disputées, il a déjà inscrit six buts, soit plus de la moitié de ce qu'il espérait avant de faire ses grands débuts dans l'élite. "Je suis très content d'avoir marqué autant, se réjouit-il. Je m'étais fixé l'objectif des 10 buts, ça va plus vite que prévu." Fasciné par la Premier League, le n°17 du MHSC possède le profil type des buteurs tant recherchés en France. De là à s'imaginer un jour revêtir le maillot des Bleus ? "J'ai encore beaucoup à apprendre, tempère-t-il. Quand j'aurai mis suffisamment de buts, je pourrai peut-être postuler."