Gilbert: "Un rêve d'enfant"

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Gilbert: "Un rêve d'enfant"
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Imbattable depuis son triplé historique lors des classiques ardennaises en avril dernier (Amstel Gold Race, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège), Philippe Gilbert a de nouveau impressionné samedi en s'adjugeant la victoire lors de la première étape du Tour de France 2011 au sommet du Mont des Alouettes. S'il confie avoir réaliser un rêve d'enfant en portant le maillot jaune, le Belge ne veut pas s'arrêter en si bon chemin.

Imbattable depuis son triplé historique lors des classiques ardennaises en avril dernier (Amstel Gold Race, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège), Philippe Gilbert a de nouveau impressionné samedi en s'adjugeant la victoire lors de la première étape du Tour de France 2011 au sommet du Mont des Alouettes. S'il confie avoir réaliser un rêve d'enfant en portant le maillot jaune, le Belge ne veut pas s'arrêter en si bon chemin. Philippe, mesurez-vous ce que vous accomplissez depuis deux mois et demi ? C'est difficile de réaliser cela, mais c'est juste une saison inespérée. J'ai gagné énormément de belles courses, beaucoup d'affilée en plus. J'ai même gagné toutes les courses auxquelles j'ai participé depuis que j'ai pris le départ de la Flèche Brabançonne. C'est peut-être un record. A chaque fois, je tiens à remercier mon équipe, qui est d'un soutien incroyable, aussi bien mental, tactique que physique. C'est très important pour moi et d'arriver à finaliser cela, c'est génial. Ce fut une journée juste magnifique. Pouvez-vous hiérarchiser vos victoires de la saison ? Remporter Liège-Bastogne-Liège était un rêve d'enfant, mais aujourd'hui aussi. Gagner l'étape et surtout porter le maillot jaune. C'est le rêve de tout enfant qui veut faire du vélo. Je réaliserai sûrement encore plus lorsque je me déshabillerai pour aller me doucher et que je regarderai le maillot sur mon lit. C'est la course la plus médiatisée du monde, c'est forcément exceptionnel. En plus, porter tous les maillots, sauf le meilleur jeune car je suis un peu trop vieux pour cela (rires), est une réelle satisfaction. J'en profite un maximum. "Seul Sagan peut me battre" Pouvez-vous encore perdre sur une arrivée comme celle-ci ? J'ai vu un coureur qui pouvait me battre, il est encore très jeune. C'est Peter Sagan (qui n'est pas sur le Tour). C'est pour moi le seul coureur au monde capable de rivaliser avec moi. Je me réjouis à l'idée de faire un jour une arrivée avec lui, mais je n'en ai pas encore eu l'occasion. Allez-vous défendre votre maillot vert ? Je ne comprend pas trop le changement de règlement avec les sprints intermédiaires. C'est assez confus. Ça va être difficile de rivaliser avec les meilleurs sprinteurs. Cette règle peut bloquer le Tour. Il faudra voir comment les équipes réagissent. Tyler Farrar a apparemment tout misé là-dessus. Pour moi, ça n'est pas vraiment encore important. Ça le deviendra peut-être au fil des étapes. Mais je ne me mets pas la pression. Avez-vous été surpris par l'écart que vous avez creusé ? Quand je suis parti à 500 m, je me suis dit que ça allait être un mini-contre-la-montre. Je savais que je pouvais faire un écart, mais quand j'ai vu qu'à 400 mètres j'avais course gagnée, je me suis dit que je devais désormais prendre un maximum de temps. Trois secondes sur Cadel Evans, six sur les autres, c'est pas mal. Quels sont vos objectifs désormais ? Demain (dimanche), c'est quasiment certain que nous allons perdre le maillot jaune, car l'équipe (Omega Pharma-Lotto) n'est pas assez compétitive pour le contre-la-montre par équipes. Mais j'espère bien le reprendre dès mardi en remportant l'étape du Mûr-de-Bretagne.