Gignac, quand ça ne veut pas...

  • A
  • A
Gignac, quand ça ne veut pas...
Partagez sur :

De retour vendredi dans le groupe marseillais après avoir été privé de Clasico pour un excès d'humeur, André-Pierre Gignac, entré en jeu lors de la victoire de l'OM à Caen (1-2), en est de nouveau écarté. Blessé aux adducteurs, l'ancien Toulousain devrait être éloigné des terrains entre six à huit semaines. Un coup dur pour l'intéressé et pour le club phocéen qui cherche à s'en débarrasser...

De retour vendredi dans le groupe marseillais après avoir été privé de Clasico pour un excès d'humeur, André-Pierre Gignac, entré en jeu lors de la victoire de l'OM à Caen (1-2), en est de nouveau écarté. Blessé aux adducteurs, l'ancien Toulousain devrait être éloigné des terrains entre six à huit semaines. Un coup dur pour l'intéressé et pour le club phocéen qui cherche à s'en débarrasser... "Dédé Gignac a eu très, très mal. Il a ressenti une très forte douleur au niveau des adducteurs. Il va falloir voir après les examens mais..." Didier Deschamps n'avait pas besoin d'en dire plus vendredi soir en conférence de presse à l'issue de la victoire de son équipe à Caen, une quatrième victoire en cinq matches de championnat qui relance l'Olympique de Marseille au classement. Les grimaces de l'intéressé à sa sortie du terrain, contraint de quitter ses partenaires dans le temps additionnel alors qu'il était entré en jeu dans le dernier quart d'heure, en disaient déjà très long. Les examens passés par le joueur ce samedi ont confirmé le diagnostic redouté par le staff phocéen : une lésion importante de l'adducteur gauche. Déjà opéré de l'adducteur droit en mai dernier, l'ancien buteur toulousain va devoir prendre son mal en patience, son indisponibilité étant estimée entre six et huit semaines, pour un retour espéré au mieux mi-janvier. Si une blessure ne tombe jamais bien, celle-ci fauche l'attaquant international (16 sélections, 4 buts entre avril 2009 et juin 2010) au pire moment. Déjà peu utilisé par Didier Deschamps cette saison, lequel lui préfère Loïc Rémy voire Jordan Ayew en pointe et André Ayew sur le côté gauche, Gignac venait de réintégrer le groupe olympien après une petite semaine de mise au ban pour un excès d'humeur peu apprécié de son entraîneur à la veille du match de Ligue des champions perdu contre l'Olympiakos. Pour ne pas s'être excusé à temps, le meilleur buteur de l'exercice 2008-2009 (24 buts) avait été privé de Clasico dimanche dernier contre le PSG (3-0). Pas rancunier, « DD » l'avait donc relancé vendredi à Michel-d'Ornano. Une occasion comme une autre pour l'intéressé de se montrer à son avantage en cette fin d'année 2011 alors que son avenir s'écrit depuis plusieurs semaines en pointillés sur la Canebière. Eloigné des terrains, Gignac n'aura donc pas le loisir de soigner sa cote de popularité auprès de ses dirigeants, lesquels ne comptent plus sur lui. Reste à savoir quel club pourrait désormais se montrer intéressé cet hiver par un joueur au salaire élevé (estimé à 300 000 euros mensuel), en mal de confiance (il n'a pas inscrit le moindre but cette saison en Ligue 1 où il n'a été titularisé qu'à une reprise), et aujourd'hui blessé. Une blessure qui tombe mal assurément, tant pour Gignac que pour l'OM...