Gignac, c'est pour quand ?

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Gignac, c'est pour quand ?
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Depuis qu'il a réintégré le groupe de l'OM fin août, André-Pierre Gignac enchaîne les bouts de matches sans convaincre. L'attaquant marseillais, devenu une simple doublure dans l'esprit de Didier Deschamps, n'a plus marqué depuis le 15 mai dernier. Mais son entraîneur, qui devrait l'utiliser mercredi contre l'Olympiakos en Ligue des champions, ne le lâche pas.

Depuis qu'il a réintégré le groupe de l'OM fin août, André-Pierre Gignac enchaîne les bouts de matches sans convaincre. L'attaquant marseillais, devenu une simple doublure dans l'esprit de Didier Deschamps, n'a plus marqué depuis le 15 mai dernier. Mais son entraîneur, qui devrait l'utiliser mercredi contre l'Olympiakos en Ligue des champions, ne le lâche pas. Reverra-t-on un jour André-Pierre Gignac à son meilleur niveau, celui qui lui avait permis de se faire un nom avec Toulouse ? Cette question, tout le monde se la pose, mais personne n'a vraiment la réponse. En début d'année, après plusieurs mois difficiles suite à la Coupe du monde en Afrique du Sud, certains ont cru à son retour au premier plan lorsqu'il s'est subitement remis à marquer. Cela n'a pas duré. Une fin de saison poussive et une cure à Merano plus tard, le constat est toujours le même: "Dédé" est perdu. A vrai dire, il n'a jamais justifié les 18 millions d'euros déboursés par l'OM en 2010 pour s'attacher ses services. En l'absence de recrutement d'un nouvel attaquant l'été dernier, cette saison aurait pu être la sienne. Mais l'ex-Toulousain n'est plus un premier choix pour Didier Deschamps, qui lui fait jouer des bouts de match en espérant qu'il retrouve son sens du but. En vain. "Il a des qualités spécifiques, estime dans La Provence l'entraîneur marseillais. Après, c'est une question de rythme et de confiance." Tant que ce n'est pas une question de talent, il y a de l'espoir. Difficile aujourd'hui d'imaginer André-Pierre Gignac sortir de sa torpeur, lui qui n'a plus marqué en Ligue 1 depuis le 15 mai dernier à Lorient. A chacune de ses entrées, il le sait, il doit faire ses preuves. Mais une dizaine de minutes par-ci, une quinzaine par-là, ne suffisent pas pour qu'un joueur dans le doute, comme lui, retrouve des couleurs. Si encore il était affûté physiquement, il aurait une chance de refaire surface. Ce n'est pas le cas. "Il faut qu'il parvienne à régler définitivement ses problèmes d'adducteurs et qu'il puisse retrouver un potentiel athlétique suffisant pour supporter des charges de travail régulières", ajoute Didier Deschamps. Deschamps: "Pour avoir du temps de jeu, il faut qu'il soit bon""Maintenant attention, enchaîne le technicien olympien. André-Pierre n'a pas eu une opération bénigne. Cette intervention fut lourde. Beaucoup de joueurs en ont déjà subi et ils ont également mis du temps à récupérer totalement. Dans ces conditions, le retour au premier plan de "Dédé" passe aussi par les matches." A l'OM, la concurrence de Loïc Rémy, André et Jordan Ayew l'empêche d'avoir un temps de jeu conséquent. Il lui faudrait donc un départ ou un déclic, pour se relancer. Peut-être mercredi soir face à l'Olympiakos, lors de la cinquième journée de la Ligue des champions, même s'il risque encore de débuter la rencontre sur le banc de touche. "Il sait pertinemment qu'il peut faire mieux, affirme Didier Deschamps. Il peut avoir davantage de temps de jeu aussi, mais pour en avoir, il faut qu'il soit bon également. Il y a de la concurrence. Des coéquipiers sont actuellement en grande forme à son poste." Des joueurs qui ont la confiance de leurs dirigeants, au contraire d'André-Pierre Gignac. Au mois d'août, dans les dernières heures du marché des transferts, le Martégal avait failli rejoindre Fulham, Marseille ayant finalement fait machine arrière en voyant que l'arrivée d'un autre avant-centre de renommée internationale s'avérait impossible. Cet épisode avait profondément marqué "Dédé". Pour renaître, pas le choix: il doit s'en relever.